Qu'entend -on par suffrages communs
On entend par suffrages communs, ou suffrages des saints, des antiennes suivies de versets et d'oraisons, qui se récitent aux offices moins solennels après les coramémor^isons particulières. Ils sont au nombre de six, et ont pour objet : la Croix, la très sainte Vierge, saint Joseph, les apôtres saint Pierre et saint Paul, le titulaire ou le patron, la paix.
3i. Qu'entend -on par les antiennes finales de la très sainte Vierge?
On entend les antiennes qui se disent â la fin de Laudes et de Complies, ou à la fin du chant des Vêpres, quand les Corn plies sont omises. On les omet aux trois derniers jours de la semaine sainte et aux offices des morts.
32. Quelles sont les antiennes finales de la très sainte Vierge?
Ce sont : 1» VAlma Redemptoris Mater ■, qu'on récite (Jepuis les Vêpres du samedi avant le premier dimanche de TA vent jusqu'aux Complies de la Purification inclusivement. Dans cette antienne , nous saluons en Marie la Mère immaculée du Rédempteur, la porte du ciel, l'étoile de la mer, et nous lui demandons d'avoir pitié des pécheurs.
Comme le temps liturgique de l'A vent et celui de Noël diffèrent entre eux , le verset et l'oraison de cette antienne changent à partir des premières Vêpres de la Nativité.
2° VAve, Regina cœloy^m^, qu'on récite depuis les Compiles du 2 février exclusivement jusqu'au jeudi saint exclusivement. C'est une invocation à Marie, reine des cieux, souveraine des anges, porte par où est venue sur le monde la lumière incréée, afin qu'elle intercède pour nous auprès de son Fils.
3" Le Regina cœli^, qu'on récite depuis les Complies du samedi
• Aima Redeniptoriê Mater. Cette antienne, d'après dom Guéranger, est de Hermann Contractus, bénédictin de Reichenau, en Souabe, vers le onzième siècle.
*» i4re, Regina cœlorum. On ignore l'auteur de cette antienne, tirée des aspirations filiales de saint Athanase, de saint PCphrem et de saint lldephonse. Son introduction dans Vorfice divin remonte à Clément VI , au quatorzième siècle.
e Bfigina coili. Sous le pontificat de saint Grégoire le Grand, la peste désolait la ville de Rome: le saint pontife ordonna des prières publiques, des processions, pour apaiser la colère divine. Lui-même prit, dans l'église de VAra-Cali, l'image de la Vierge, peinte, dit- on, par saint Luc, et la porta solennellement jusqu'à Saint-Pierre. Arrivé au pont Cœlius,en face du môle d'Adrien, on entendit des voix célestes chanter : Regina cœli, lœtare, alléluia; Quia quem meruisti portare, aUeluia; Resurrexit sicut dixit, alléluia; à quoi le souverain pontife
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saint inclusivement jusqu'à None inclusivement aussi du samedi après la Pentecôte. C'est un chant d'allégresse à Marie , heureuse de la résurrection de son Fils, et un appel à ses prières auprès de Dieu en notre faveur.
4» Le Salve Regina «, qu'on récite depuis les premières Vêpres de la Trinité inclusivement jusqu'aux Vêpres du premier samedi de l'A vent exclusivement. Nous y saluons Marie, comme notre reine, comme la mère de la miséricorde, comme notre vie, notre douceur et notre espérance; nous la supplions, elle qui est notre avocate, de tourner vers nous ses regards miséricordieux, et de nous montrer après cet exil Jésus, le fruit béni de son sein.