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Quelles sont les principales cérémonies du samedi saint

Ce sont : 1° La bénédiction du feu nouveau. Ce feu, que Ton tire d'un caillou, représente Jésus- Christ, lumière du monde, pierre angulaire de l'Biglise, qui va bientôt sortir du sépulcre, à travers la pierre qui en ferme l'entrée, pour éclairer le monde et l'embraser du feu de son amour.

2° La bénédiction des ci'nq grains d'encens, qui figurent les cinq plaies du Sauveur et les aromates dont son corps fut embaumé.

3® Ldi procession, dans laquelle le diacre ou le célébrant porte un roseau au sommet duquel est fixé un cierge à trois branches. Ce roseau rappelle celui de la passion, et les trois branches du cierge sont l'emblème de la sainte Trinité. Le célébrant allume successivement ces trois branches en avançant dans l'église, et dit chaque fois : Lumen Christi, voici la lumière du Christ. On répond : Deo gratias,

4» La bénédiction du cierge pascaL Ce cierge, qu'on bénit au chant de VExultet et dans lequel on insère cinq grains d'encens en forme de croix, représente Jésus-Christ ressuscité demeurant quarante jours encore sur la terre. On l'allume à tous les offices liturgiques, et on ne l'éteint que le jour de l'Ascension après l'Évangile.

5" La lecture de douze prophéties extraites de divers livres de l'Ancien Testament, et qui, avec les traits et les oraisons qui suivent, se rapportent au mystère de la régénération par le baptême, qu'autrefois on administrait solennellement en ce jour.

6^ La bénédiction des fonts baptismaux, que l'on fait aussi la veille delà Pentecôte. Entre autres cérémonies, le célébrant plonge le cierge pascal, figure du Christ sanctificateur, dans l'eau baptismale, où il mêle quelques gouttes de l'huile des catéchumènes et du saint chrême.

7<» Les litanies des saints, que Ton chante en revenant de la bénédiction des fonts baptismaux.

8^ La messe solennelle. Elle n'a point d*introït, parce que le peuple est déjà assemblé. Lorsque le célébrant entonne le Gloria in eoccelsis, on sonne les cloches, silencieuses depuis le jeudi saint. L'épître est tirée de la première de saint Paul aux Corinthiens, où ce grand apôtre avertit les nouveaux baptisés qu'après leur résurrection en Jésus-Christ, ils ne doivent plus se proposer d'autre fin que les choses du ciel. Après l'épître, le célébrant entonne V Alléluia, acclamation de triomphe et de joie qui avait cessé depuis la Septuagésime. Au chant de VAlleluia succède le trait, expression de la tristesse, parce que Jésus- Christ ne s'est pas encore montré vivant. L'Évangile est pris de saint Matthieu , le premier des évangélistes qui raconte l'histoire de la résurrection. On ne porte pas les cierges pour le chant de cet évangile, parce que le Sauveur n'a point encore paru et que la foi était encore environnée d'obscurité.

9^ Les Vêpres, qui se disent à la place de l'antienne de la communion. Elles se composent de l'antienne Alléluia, du psaume Laudate Dominum, omnes génies, du cantique Magnificat y suivi de l'antienne Vespere autem sahbati] et de l'oraison. Deux aileluia sont ajoutés à Vite missa est,

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