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Comment devons -nous célébrer la fête du saint Rosaire

Nous devons ce jour-là : i° saluer en Marie la glorieuse exterminatrice de toutes les hérésies, dans le monde entier; 2« la remercier des victoires que son intercession a fait remporter au peuple

Oin FftTKS PK LA TRÈS SAINTE VIERGE

cliiiHien sur ses eniioniis terrestres; 3° prendre la résolution de réciter fréquemment le rosaire, afin d'obtenir de Dieu, par le secours de Marie, au milieu de tant de maux qui accablent l'Église, que la tête du serpent infernal soit de nouveau écrasée, et que tant d'hommes égarés reviennent à la foi et aux bonnes mœurs.

Autres fêtes de la très sainte Vierge.

M, Quelles sont les autres fêtes * de la très sainte Vierge?

Il y en a plusieurs, parmi lesquelles on distingue :

1« L'attente de l'enfantement du divin Rédempteur, le 18 décembre.

2« Les noces.de Marie et de Joseph ^, le 23 janvier.

3*» Notre-Dame Auxiliatrice ou du Bon -Secours, le 24 mai, fête établie par le pape Pie VII , en reconnaissance de son retour à Rome après sa captivité de Fontainebleau.

A^ Les prodiges de la bienheureuse Vierge Marie, le 9 juillet.

5" Notre-Dame du Mont-Garmel, le 16 juillet, fête établie pour honorer l'apparition de la très sainte Vierge à saint Simon Stock, général de l'ordre des Carmes, le 16 juillet 1251 , et sanctionner la dévotion du Scapulaire,

6® Notre-Dame des Neiges, le 5 août, fête établie en souvenir de la dédicace de la basilique de Sainte-Marie-Majeure.

7" Le Cœur immaculé de Marie, le dimanche après l'octave de l'Assomption.

8® Le saint Nom de Marie, le dimanche après le 8 septembre.

9« Notre-Dame de la Merci, le 24 septembre, fête instituée pour honorer l'apparition de la bienheureuse Vierge à saint Pierre Nolasque, à saint Raymond de Pegnafort et à Jacques l«r, roi d'Aragon, pour les avertir qu'il serait agréable à son divin Fils et à elle-même que l'on instituât un ordre religieux, dévoué principalement au rachat des captifs chrétiens qui gémissaient sous l'esclavage des Turcs.

lO» La Maternité de Marie, le deuxième dimanche d'octobre.

11° La Pureté de Marie, le troisième dimanche d'octobre.

» Parmi les fêtes, il n'y a que celles de Notre-Dame du Carmel, de Notre- Dame des Neiges, indiquées ici, du saint Nom de Marie et de Notre-Dame de la Merci, qui soient communes à toute l'Église. Les autres sont concédées aux diocèses qui en font la demande.

b ]jà langue liturgique emploie le mot : despansatio , qui signifie ici noces, mariage, et non fiançailles, comme le prouve le pape Benoit XIV dans son Histoire des mystères et des fêtes de Notre -Seigneur et de sa sainte Mère,

42» Le Patronage de Marie, le quatrième dimanche d'octobre. 43® La Translation de la sainte maison de Lorette, le 40 décembre.

45. Quelles fôtes TÊglisc célèbre -t- elle en l'honneur des saints Anges?

Elle célèbre : 4® La fête de saint Michel archange et de tous les esprits bienheureux, le 29 septembre; 2® la fête des saints Anges gardiens, le 2 octobre; 3» la fête de T Apparition de saint Michel, sur le mont Gargan, le 8 mai; ¥ la fête de Tarchange Gabriel, le 48 mars; 5» la fête de l'archange Raphaël, le 24 octobre.

• 4C. Que nous rappellent ces fêtes V

Les fêtes de saint Michel nous rappellent que le vainqueur de Lucifer et des anges rebelles est aussi le puissant protecteur de l'Église.

La fête des Anges gardiens nous rappelle que nous avons chacun un ange que Dieu a chargé de nous garder en toutes nos voies % qui offre à Dieu nos prières et nos bonnes œuvres *, qui nous protège dans les dangers de l'âme et du corps ^, et nous assiste à l'heure dernière.

La fête de saint Gabriel nous rappelle le grand mystère de l'Incarnation. C'est cet ange qui annonça à Daniel l'époque précise de la venue du Messie; à Zacharie, la naissance et la mission du divin Précurseur; à Marie, sa maternité divine.

La fête de saint Raphaël nous rappelle, par l'histoire du jeune Tobie, la bonté paternelle de Dieu à l'égard de ceux qui vivent dans sa crainte et dans son amour.

47. Comment devons -nous célébrer les fêtes des saints Anges?

Nous devons : 4® imiter sur la terre leur pureté, leur amour de Dieu et leur fidélité, afin de partager dans le ciel leur gloire et leur bonheur; 2« témoigner spécialement à notre ange gardien nos sentiments de vénération, de gratitude et de confiance.

Les fôtes des Saints en général.

4S. Que faut-il ponrqu*im serviteur de Dieu soit dans l'I-^glise l'objet d'une fêle?

Il faut que son nom soit inscrit, sous le titre de bienheureux ou de saint, dans le Martyrologe, ou calendrier catholique.

* P». xc, n. — * Toble. xn, 12.— ^ Toble, xii, 14.

6Ï8 FÊTES DÈS 9AtNT9

, 49. Que fait TËglise avant de décrôter qa*un serviteur de Diea doit être tenu pour bienheureux, ou être mis définitivement au rang des saints?

Elle instruit son procès de béatification ou de canonisation.

50 Quel est Tobjet de ce procès ?

C'est d'examiner si le serviteur de Dieu a pratiqué véritablement les vertus héroïques et opéré les miracles qu'on lui attribue. 51. Pourquoi appelle-t-on procès cet examen?

Parce qu'il se fait avec la rigueur d'une affaire judiciaire.

S(2. A qui appartient- il dans TÉglise d'instruire les procès de béatification et de canonisation ?

Dans les premiers siècles, chaque évèque avait le droit d'approuver, pour son diocèse, les actes d'un martyr ou d'un confes^ seur, et de mettre ce martyr ou ce confesseur, du consentement du métropolitain, au nombre des saints, mais sans que leur culte pût dépasser les limites du diocèse. L'approbation de ces actes ne se donnait qu'après un examen sévère.

Les canonisations générales, qui étendaient le culte des saints à toutes les Églises de l'univers catholique, commencèrent à être en usage au dixième siècle; elles étaient réservées au souverain Pontife.

Enfin, depuis le pape Urbain VIII (1634), le Pape seul a le droit d'instruire et de faire instruire les procès de béatification et de canonisation.

Kî. Combien faut -il de miracles pour la béatification?

Il faut au moins deux miracles, accomplis, non durant la vie, mais après la mort du serviteur de Dieu et par son intercession.

5i. Et pour la canonisation?

Il faut au moins deux nouveaux miracles, accomplis depuis la béatification et dus à l'intercession du bienheureux.

55. Quelles sont les conditions requises pour qu'une guérison, obtenue par l'intercession d'un serviteur de Dieu, soit considérée comme miraculeuse?

Sept conditions sont requises par la Congrégation des rites : l** que la maladie ou l'infirmité soit considérable, qu'elle résiste à l'efficacité des remèdes connus, ou du moins qu'elle soit longue ou difficile à guérir; 2<> que la maladie ne soit pas arrivée à un point où l'on puisse raisonnablement attendre le déclin ; 3® qu'on ne puisse pas attribuer à la vertu des remèdes employés le bienêtre du malade; ¥ que le mal cesse subitement; 5» que la guérison soit entière et parfaite ; 6** qu'il ne soit pas survenu une crise naturelle capable d'opérer seule ; 7® que la santé soit constante, et s'il y a rechute, qu'elle ne suive pas à peu d'intervalle.

LES SAINtS fi« l'ancien TESTAMENT 619

56. Quelle différence y a-t-i1 entre le culte d'un bienheureux et celui d'un saint canonisé?

La principale différence consiste en ce que le premier est restreint à un diocèse, à un ordre religieux, à une province, tandis que le second n'est point limité et se célèbre avec certains privilèges déterminés par le droit canon et qui n'appartiennent point au premier.

57. Quel jour célèbre -t -on ordinairement la fête des saints?

C'est ordinairement le jour de leur mort, appelé par l'Église jour de leur naissance, parce que c'est ce jour-là qu'ils sont nés à la vie de la gloire.

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