Comment rétablit- on par les prières de l'Église
C'est la croyance de l'Église que, sans Dieu, nous ne pouvons rien, et que c'est de Dieu seul que nous devons tout attendre.
« Sans vous, sans votre divin secours, il n'y a rien dans l'homme, rien qui soit pur**. » — « 0 Dieu, qui nous voyez dénués de toute force, gardez-nous au dedans et au dehors*'''. »
Aussi l'Église demande-t-elle tout à Dieu :
1"* La lumière pour l'intelligence.
c Guidez-nous, Seigneur, en tout temps et en tout lieu, par votre céleste lumière *^. »
2° Les saintes pensées.
« 0 Dieu, de qui procède tout ce qui est bon , nous vous supplions de Qoos inspirer de saintes pensées , et de nous les faire exécuter par le secours de votre grâce *'. »
* Lac, Ti, 12. — ' Luc, vl, 12, 13. — ' Luc, Mt, 28. — * Jean, xt, 4l, 42. --
* Matth., Mvi, 86-44. — ® Luc, xxiii, 46, — "^ Hébr., vu, 26. - * Marc, i, 35. —
• Loc, Ti, 12. - '» Luc, xvm, 1. — ** Matth., xxri, 41. — " Matth., vu, 7. — '» Matth., ▼I, 6-13. — ** Prose Veni tancte SpiHtuH. — " Collecte du !!• Dim. du Carême. — ^* P<»8toommonton de rOctave de rBpiphanie. — ^^ Collecte du y« Dim. après PAquee.
3<> La bonne volonté.
d Faites que notre volonté soit toujours soumise à la vôtre ^ » 4« L*accroissernent de la vie surnaturelle.
d Dieu tout - puissant et éternel, augmentez en nous la foi, l'espérance ot la charité'. »
5» Les secours extérieurs de la Providence.
« 0 Dieu, dont la Providence ne se trompe jamais dans ses desseins, nous vous supplions d'écarter de nous tout ce qui peut nous nuire, et de nous accorder tout ce qui peut contribuer à notre bien ^^ »
G<* Les grâces prévenantes et coopérantes pour chaque action. ^ Que votre grûce, Seigneur, nous prévienne et nous accompagne toujoura*. »
7" La persévérance dans le bien.
« Faites fructifier le bien que nous avons reçu de vous, et conservez -le en nous inspirant un goût persévérant pour la piété ^. »
17. CoiumeiU rétablit- on par renseignement des Pères et des docteurs?
Les Pôres et les docteurs sont unanimes à proclamer la nécessité de la prière.
VI Dieu accorde les premières grâces sans aucune coopération de notre part , comme la vocation à la foi ou à la pénitence ; mais il n'accorde les auti>ïs grâces qu*à ceux qui prient. « - S. Augustin.»
* Comme la pluie est nécessaire aux plantes pour les conserver dans un état de vie et de fniicheur, ainsi la prière est nécessaire à Tàme pour lui ciuisorver la vie. » i S. Ghrysostome.'
« Âpivs le baptême* nous avons besoin pour entrer au ciel d'une prière continuelle. * v^- Thomas. \
« Nous ne pouvons nous sauver sans la grâce ; or Dieu n'accorde ordinairement sa gnice qu'à ceux qui prient. * S. Alphonse de Liouori.i
1^ Ojomiuent notre impuis&.iuce à tout bien surnaturel nous impose- t-elle l*obli^;iUon de la prière.
L'homme divhu ^khiI oporor quelque bien de Tordre naturel, mais il ne ixnit oiH.nvr ^xir lui-même aucun bien de Tordre sumaturei, CVst i^v>urquoi, axant besoin du s<vour^ de Dieu, et Dieu seul ^xnn anl lui venir en aide> il est dans Tabsolue nécessité de pner.
^.TH* iH^H. î\>)*.< tu- touîvr ncH f.i*nr\
Xiv^xs ne ivHi\v>as neu : m \xniîv^;r le bien, ni r,ïcoi>::irlj*, car, dit saint PaïuK c"et5t l^iru x|.:; oj-.rv en noas ie \c;ilv.r et le :.x.re. sfï.-n qu'il lui jU.î*. n.'usno }vu\on< n: :Vr::.cr Je nous-u.:*ir.c^ Aucune roano i^nsèe*;
%ev\V^. * ^v. nvr* *t; v;:» I^ ;. w*^.* :« rV':..<WHif. — * Cv >« w àt XV:« DùiL »!««•
ni sayoir ce que nous devons demander à Pieu ' ; ni même confesser que Jésus est le Seigneur'.
Mais, dit le concile de Trente, < Dieu ne demande pas l'impossible et, en nous intimant ses ordres, il nous avertit de faire ce que nous pouvons, de demander ensuite ce que nous ne pouvons pas , et il nous aide pour nous en rendre capables ^. 9
19. Comment l'ordre que suit la Providence prouve- 1- il la nécessité de la prière?
Dieu féconde le sillon , mais il veut que rhomme le creuse à la sueur de son front; il orne de science Tintelligence, mais il exige que l'homme s'applique à Tétude. Ainsi en est-il dans Tordre surnaturel : Dieu veut notre salut, mais à condition que nous le voulions nous-mêmes et que nous y prenions un concours actif, que nous soyons par la prière ses coopérateurs *.
« Dieu voulant notre coopération à Tœuvre de notre salut et de notre sanctification, il était conforme à notre condition elle-même qu'il nous demandât d*y concourir au moins par nos prières. 9 (Suarez.) — « Toutes les grâces que, de toute éternité, Dieu a déterminé de nous donner, il ne veut les donner que par le moyen de la prière. » (S. Grégoire.) — « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés; nul ne peut se sauver sans combattre et vaincre ; nul ne peut vaincre sans l'assistance de Dieu , sans la grâce; or ce secours ne s'accorde qu'à la prière; donc, sans la prière, il n'y a pas de salut. 9 (S. Thomas.)