‹ Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 280 sur 772 · Quelle guerre Antiochus Épiphane ût-il à la religion · texte numérisé non relu

Quelle guerre Antiochus Épiphane ût-il à la religion

Antiochus se prêta d'abord à la simonie', en vendant au plus offrant la grande sacriQcature ; puis il entra dans la voie de la persécution. Après avoir ravagé Jérusalem et fait massacrer des milliers d'habitants, il pilla le temple, fit cesser les sacrifices, jeta au feu les livres de la loi, plaça la statue de Jupiter Olympien sur l'autel des holocaustes, et prononça la peine de mort contre quiconque refuserait d'adorer cette idole, célébrerait le sabbat et suivrait les prescriptions du rite judaïque.

262. Quelle fut la conduite des Juife durant cette persécution ?

Quelques-uns obéirent, mais la plupart préférèrent la mort à la violation de la loi de Dieu.

263. Quelles furent les plus illustres victimes de cette persécution ?

1*» Le saint vieillard Éléazar, qui aima mieux marcher au supplice que de manger des viandes défendues. Gomme ses amis, pour le sauver, avaient substitué secrètement des viandes permises aux viandes impures , et l'engageaient à en manger pour feindre d'obéir aux ordres du roi , il leur répondit noblement :

Il n'est pas digne de notre âge d'user de cette fiction, qui sei^ait cause que plusieurs Jeunes hommes, s'imaginant qu* Éléazar, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, aurait passé de la vie des Juifs à celle des païens, seraient eux-mêmes trompés par cette feinte... Quand même, dans le temps présent, Je me délivrerais des supplices des hommes. Je ne fuirais pas néanmoins la main du Tout- Puissant... Cest pourquoi,

*■ Simonie. Convention sacrilège par laquelle on trafique des choses spiri* tueUes.

i54 IV^ PÉRIODE DE hk PRÉPARATION DU MESSIE

mourant courageusement, je paraîtrai digne de ma vieiUesse, et je laisserai aux jeunes gens un exemple de courage, si d'un esprit résolu.., je souffre une moH honorable pour nos très saintes lois ^.

2» Les sept frères Machahées et leur mère, qui firent paraître une constance admirable au milieu des supplices les plus affreux.

Vous nous faîtes perdre la vie présente, ô très méchant prince! disait Tun d*eux à Antiochus, mats le Roi du monde nous ressuscitera un jour pour la vie éternelle, après que nous serons morts pour la défense de ses lois^, — Comme Ânliochus essayait de gagner le plus jeune : Reçois la mort, lui dit sa mère, afin que, dans cette miséricorde que nous attendons, je te reçoive avec tes frères^. Et l'enfant répondait: Quant à moi, comme mes frères, je livre volontiers mon corps et mon âme pour les lois de la patrie, conjurant Dieu de se rendre bientôt propice à*notre nation*,

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