Marie, bien qu'impeccable, acquit -elle des mérites
Oui , elle acquit des mérites sans nombre et d'un prix que Dieu seul connaît; cartons ses actes furent accomplis librement, sous l'impulsion de la grâce actuelle, avec une charité parfaite.
Je suis la mh^e du pur ainour, de la crainte, de la science, et de la S4nnte espérance^.
* Balle iMffcMliâ, — ^ prov., iv, 18. — * Gant., iv, 7. — * Seee., VI, can. xxiii. — ^ Eecli., XXIV, S4.
Si. L'Évangile noas a-t-il conservé quelques paroles de Marie?
II nous en a conservé sept, qui toutes expriment sa sainteté, sa tendresse maternelle ; deux sont adressées à Tange Gabriel , deux aux hommes, trois à Dieu.
A range. 1** Parole de chasteté : Comment cela se fera-t-il, car je ne connais point d'homme*? — 2® Parole d'humble soumission à Dieu : Qu'il me soit fait selon votre parole*.
Aux hommes, i* Marie salue Elisabeth. £n quels termes? L'Évangile ne le mentionne pas; mais on peut conjecturer que ce fat une parole d'affectueuse prévenance, selon ce mot de sainte Elisabeth : « Au moment que j'ai entendu votre voix, lorsque vous m'avez saluée, l'enfant a tressailli de joie dans mon sein^. » — 2<» Parole de zèle charitable et discret aux serviteurs des noces de Cana : Faites tout ce qu'il vous di7*a *.
A Dieu. 1® Parole de vive et humble reconnaissance : Mon âme glorifie le Seigi^eur^. — 2° Parole d'un cœur maternel affligé, mais soumis: Mon fils, pourquoi enavez-vous usé ainsi avec nous? Voilà que votre père et moi, fort affligés, nous vous cherchions^, — 3*^ Parole de compassion et d'intercession aux noces de Cana : Es 77ia7iquent de vin''.
Sa matamité ëiviae.