Dévotion envers Marie
100. Que devons -nous conclure des titres de Marie envers nous?
Que nous devons avoir envers celte tendre Mère une filiale dévotion.
ICI. Quels sont les fondements de notre dévotion envers Marie?
Ses titres de Mère de Dieu et de Mère des hommes. Comme Mère de Dieu, elle est toute -puissante sur le cœur de son divin Fils; comme notre Mère, elle est toute bonne et toute dévouée à nos intérêts.
i02. Quels sont les avantages de la dévotion envers Marie?
1* Marie comble ses serviteurs de faveurs signalées.
« Marie est pleine de sollicitude pour tout le jg^enre humain; elle désire pour nous des biens plus grands que ceux que nous pouvons désirer nousmêmes. iD (S. Bernard.)
^ Elle les fortifie dans les tentations :
Elle est terrible comme une armée rangée en bataille^, — « Dieu a rendu Marie si puissante sur tous les démons, que, chaque fois qu'un de ses serviteurs est assailli par eux et réclame son secours , au moindre signe de cette auguste reine, ils s'éloignent aussitôt, saisis d'épouvante.» (S*« Brigittk.)
' m Roia, n, 20. — • Jean, xdc, 27. — • Gant, vi, 18.
3^ Elle leur obtient la grâce de la persévérance :
ff Nous ne pouvons espérer et obtenir autrement que par Tentremise de Marie, la grâce de la persévérance. » (S. Liguori.)
4» Elle les assiste à l'heure dernière :
< Lorsque les serviteurs de Marie sont sur le point de mourir, elle envoie à leur secours saint Michel et tous les anges dont il est le chef; elle leur ordonne d'aller les défendre contre les tentations des démons et de recevoir leurs âmes. » (S. Bonaventuiœ.)
5« Elle les introduit au ciel :
« La porte du ciel s'ouvrira devant tous ceux qui se confient en la protection de Marie. » (S. Bonaventure.) — Si nous sommes de vrais serviteurs de Marie, et que nous obtenions sa protection, nous serons certainement du nombre des élus. » (S. Liguori.)
103. Quels sont les principales pratiques de dévotion envers Marie?
V Recourir à elle en toutes circonstances, et imiter ses vertus;
2® Réciter pieusement les prières consacrées à cette divine Mère y surtout l'Office et le Rosaire;
3<> Porter ses livrées, c'est-à-dire le scapulaire du Carmel et celui de l'Immaculée- Conception ;
4° Visiter dévotement ses sanctuaires ;
5° Se faire agrég^er dans une congrégation établie en son honneur;
6° Inspirer autour de soi une tendre dévotion envers eHe.
traits historiques
Sarai. (Gen., xvii.) — Débora. (Juges, iv.) — La mère de Salomon. (IHRois, II.) — Ësther devant Âssuérus. (Ësther, xv.) — Judith, (xi-xui.)
RÉSUMÉ
Via de la très sainte Vierge. — De toute éternité la très sainte Vierge a été prédestinée à la dignité de Mère de Dieu. Moïse, Isaîe, David et Salomon ont parlé d'elle dans leurs prophéties. Eve, Sara, Débora, Judith, Ësther, Tont figurée dans FÂncien Testament.
Ses parents, Joachim et Anne étaient originaires de Bethléem, descendants de David,, et halntaient Nazareth.
Au témoignage des saints Pères, la très sainte Vierge fut miraculeusement accordée aux prières de ses parents. — Toute jeune encore , elle fut présentée au temple par sa pieuse mère et s*y consacra au service du Seigneur par un vœu de virginité perpétuelle. — Le moment étant venu de quitter le temple, saint Joseph fut providentiellement désigné comme son époux, pour être le gardien de sa vertu et le pi*otecteur de TEnfant divin dont elle devait être la mère.
Quand Fange Gabriel lui annonça les desseins de Dieu, la sainte Vierge crut y voir un obstacle à sa virginité. Uange du Seigneur la rassura en lui révélant que rincamation devait s'opérer par Taction toute -puissante de T Esprit-Sain t. Alors, soumise à la volonté de Dieu, Marie devint la mère du Verbe fait chair. Par sa foi à la parole angéliquo , la très sainte Vierge répara la faute d'Eve , qui avait ajouté foi aux promesses du serpent infernal. — Sou zèle et sa charité lui firent rendre aussitôt visite à sa cousine Elisabeth, qui portait dans son sein le précurseur du Messie. La présence de Jésus dans le sein de Marie sanctifia cet enfant de bénédiction. Après un séjour de trois mois dans la maison d'Elisabeth , Marie revint à Nazareth, où elle vécut dans la plus profonde retraite. Mais son état mit bientôt saint Joseph dans de profondes perplexités ; un ange les dissipa en lui révélant le mystère de l'Incarnation.
Les jours où Marie devait enfanter étant accomplis, un édit de Tempcreur Auguste obligea la très sainte Vierge ainsi que saint Joseph à se rendre à Bethléem; c'est là, dans une des grottes qui avoisinent la ville, que naquit le Messie. — Quarante joui^ après , Marie vint au temple de Jérusalem , pour obéir humblement à la loi de la purification, et y consacrer son divin Fils au Seigneur. Bientôt après, Hérode voulant faire périr Tenfant Jésus, Marie et Joseph durent s'exiler en Egypte, d'où ils ne revinrent qu'à la mort de ce prince, pour se fixer à Nazareth.
Durant la vie publique du Sauveur, Marie ne cessa point ses rapports avec son divin Fils; mais l'Évangile ne signale sa présence qu'en trois circonstances: aux noces de Cana, après la guérison d'un possédé aveugle et muet, et enfin sur le Calvaire.
Après Tasccnsion de son divin Fils au ciel , Marie se retira au cénacle avec les apôtres. Elle y reçut de nouveau la plénitude des grâces , ainsi que la confirmation du don qui lui avait été fait au Calvaire, d'être la mère de toute TÉglise. Jusqu'à sa mort elle ne cessa de soutenir les disciples du Sauveur par ses prières et par ses exemples. A la dispersion des apôtres, elle suivit saint Jean â Éphèse, où elle fut la consolation et la joie de l'Église naissante. La sainte Vierge mourut à Jérusalem ou à Éphèse.
Prérogatives de la très sainte Vierge. «— Son immaculée conception, sa sainteté parfaite, sa maternité divine, sa virginité perpétuelle, son assomption, sont les principales prérogatives de la très sainte Vierge. — Uimmaculée Conception consiste dans la préservation de la souillure originelle dès le premier instant de son existence. Ce privilège est un dogme de foi divine, parce qu'il est contenu dans la sainte Écriture et dans la Tradition, et un dogme de foi catholique, puisqu'il a été défini par l'Église. — La sainteté parfaite de la sainte Vierge découle de son immaculée conception, qui fut pour elle la source de toutes les grâces et de tous les dons. Il est de foi que, par un privilège spécial di Dieu, qui la confirma en grâce, la Vierge Marie ne commit jamais aucun péché et s'éleva au plus haut degré de sainteté. — La maternité divine est la raison des antres privilèges de Marie. Elle lui a conféré une grandeur sans égale, qui, selon saint Thomas, la fait toucher aux limites de l'infini. — La glorieuse virginité de Marie a été perpétuelle. Marie est toujours restée vierge, avant, pendant et après l'enfantement, ainsi que l'ont défini le cinquième concile général et celui de Latran. — VAssoniption de la bienheureuse Vierge Marie est d'enseignement traditionnel : la célébration de cette fétc remonte à une haute antiquité.
La très sainte Vierge peut être appelée notre corédemptrice , parce qu'elle a coopéré à notre salut; elle est notre médiatrice, parce que c'est par elle que Dieu nous a donné Jésus , et par elle aussi qu'il nous communique ses grâces ;