‹ Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 47 sur 772 · Qu'est-ce que la preuve physique · texte numérisé non relu

Qu'est-ce que la preuve physique

La preuve physique ou des causes finales ^ est celle qui se tire

« Anathôme, du grec ana, marquant séparation; tUhêmi, placer. Personne séparée de la société des fidèles; personne excommuniée. ^ Cause, principe d*une nouvelle existence ; ce qui fait qu'une chose est ou s'opère. Il y a quatre espèces de causes : \^ la cause efficiente, ce qui par une action

* Jean, xvii, 8. — * P«. cxuv, 18. — ' I Jean, m, 2. — * Oonc. du VaUcan, Goast. Dei FUiué, ch. i, can. 1. — ^^ Idem, ch. ii, can. 1.

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des rappocts de moyens et de fins que l'on constate dans le monde

H» Formulet briéreneiit cette preuve?

t Noos voyons, dît saint Thomas, les êtres dépourvus d^intellîgence, les corps physiques, tendre à une fin; car ils se meuvent tonjoors, du moins le plus souvent, de la même manière pour obtenir le meilleur effet. Ce n'est donc pas par hasard, mais întentiomienement, qu'ils parviennent à leur fin.

« Or les choses privées d'intelligence ne parviennent à leur fin que sous la direction d'un être intelh'gent, ainsi que la flèche lancée par le chasseur.

c II y a donc un être intelligent qui mène les choses à leur fin, et cet être est celui que tous les hommes appellent Dieu. >

Interroge les bêtes, et elles te V enseigneront ; et les volatiles du ciel, et ih te Vindiquet^ont. Parle à la terre, et elle te répondra; et les poissons de la mer te le raconteront. Qui ignore que la main du Seigneur a fait toutes ces choses ^^ — Vous avez disposé toutes choses avec fnesMTe, et nombre, et poidsK

Preuves métaphysiqueA.

i2, Qn*appeUe-t-on preuves métaphysiques?

On appelle preuves métaphysiques celles qui se tirent de la considération de la nature des choses.

13. Qn*y a-t-il à considérer dans les choses de ce monde pour s*élever à Dieu V

Il y a à considérer la contingence des êtres, la subordination des causes efficientes et le mouvement.

Ik Gomment la contingence des êtres prouve -t- elle Texistence de Dieu?

Les êtres de ce monde sont contingents ', c'est-à-dire qu'ils pourraient ne pas exister; Texistence ne leur convient pas nécessairement. Ils n'existent donc pas par eux-mêmes.

Or tout ce qui n'existe pas par soi-même existe par autre chose ^pie soi. Le& êtres de ce monde existent donc par la vertu d'un

physique donne à l'eflet d'exister; 29 la cause niatéi*ielle ou matière, ce dont une chose est faite; 3° la cause formelle ou forme, ce qui constitue un être dans sen espace; 4* la cause finale ou fin, ce pour quoi la cause efficiente agit. — Ainsi la cause efficiente d'une statue est le sculpteur; la cause matérielle, le bois, le marbre ou le bronze; la cause formelle, la reproduction de la figure que Fartisfe vcmlait ftire; enfin la cause finale, la gloire, le gain.

* CftBtingent, du latin eontingere, atteindre, arriver : ce qui peut être ou n'être pas. Hors de Dieu , tout est contingent. — La œnlingence est la possibiité qu*une chose arrive ou n'arrive pas.

• Job, nr, 7-», — * Bêg.t xi, îl.

24 PREUVES DE l'existence DE DIEU

autre être, qui est Tôtre nécessaire. Si cet être, en effet, par qui existent les êtres contingents, était contingent lui-même, il aurait sa raison d'exister dans un autre, celui-ci dans un autre, et ainsi à Finâni. 11 faut donc s'arrêter & un être qui a dans son essence la raison de son existence. Cet être nécessaire est Dieu.

15. Comment la subordination des causes efficientes prou ve-t- elle Texistenoe de Dieu?

Nul être ne peut se produire lui-même; l'être qui se produirait lui-même existerait avant d*exister, ce qui est impossible.

Par consjèquent, tout ce qui est produit est produit par un autre qui est sa cause efficiente., Si cet autre est produit lui-même, il a besoin d'une cause efficiente, et ainsi de suite, comme cela se voit dans une série d'êtres vivants, plantes ou animaux, qui naissent les uns des autres. Mais , comme on ne peut procéder à l'infini , il est nécessaire de s'arrêter à une première cause efficiente, qui ait produit le premier terme de la série sans être produite elle-même; autrement il n'y aurait pas de cause efficiente secondaire, et rien ne se produirait. La première cause efficiente est Dieu.

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