‹ Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 645 sur 772 · Le protestantisme possède- 1- il la catholicitéf · texte numérisé non relu

Le protestantisme possède- 1- il la catholicitéf

Non, parce que le protestantisme, depuis son apparition au xvp siècle, n'a jamais été une religion une et invariable, répandue partout. Chaque secte principale est à peu près circonscrite dans un lieu déterminé : les luthériens en Allemagne, les calvinistes à Genève et en France, les anglicans en Angleterre, les presbytériens en Ecosse, les Mormons^en Amérique, etc. Le protestantisme est radicalement impuissant à former une société universelle, dont tous les membres soient liés entre eux.

» Ije protestantisme tire son nom de la protestation des princes luthériens contre un décret de la diète de Spire (1529), lequel ordonnait que le culte catholique serait libre dans les pays où dominait la réforme.

»» Le libre examen est la liberté , laissée à chacun , de se faire une croyance par la lecture de la Bible.

c « Le diable est parmi nous, disait Luther; il y a presque autant de croyances que de tètes. »

«* « Jamais le inonde, dit l'historien protestant Cobbelt, ne vit dans un même siècle une collection de misérables tels que Luther, Calvin, Zwingle, etc. Le seul point de doctrine sur lequel ils étaient d'accord était Tinutilité des bonnes œuvres, et leur vie sort à prouver combien ils étaient sincères dans ce principe. •

ABSENCE DE CES CARACTÈRES DANS LES ÉGLISES DISSIDENTES 367 107. Le protestantisme possède - 1 - il Vapostolicité?

Non, car : 1<> il a abandonné dès le principe une grande partie de la doctrine des Apôtres ; 2«> il a une origine purement humaine, et non apostolique : ses ministres n'ont aucune mission légitime et ne peuvent point se dire envoyés par les Apôtres et leurs successeurs, pour enseigner et baptiser les nations.

L'Église grecque.

i08. L'Église grecque » possède- 1- elle Vunilé?

Non, car elle ne forme pas en réalité une seule Église. Le schisme grec est partagé en douze Églises indépendantes**, sans lien entre elles, sans autorité suprême pour juger en dernier ressort sur les matières de doctrine ou de discipline.

En Russie, tout repose sur la volonté du czar; dans les États musulmans, les affaires difficiles à résoudre sont déférées au gouvernement turc''.

Page 1