COMMUNICATION DES BIENS SWRITUELS
290. Comment les fidèles de la terre sont- ils en communication entre eux?
Us intercèdent les uns pour les autres , demandent à Dieu la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, l'exaltation de la sainte Église, la cessation des fléaux qui affligent l'humanité. En outre, les grâces que chacun reçoit et les bonnes œuvres qu'il opère profitent k tous.
291. Savons -nous dans quelle mesure les membres de fÉglise participent à soB trésor spirituel ?
Nous rignorons. Dieu ne nous a point révélé les secrets de la sagesse avec laquelle il applique à ceux qui en ont besoin les mérites communicables de ce trésor.
On ne peut douter toutefois que la mesure de cette application ne dépende beaucoup des dispositions de chaK^n. Dans une société industrielle ou commerciale, la participation aux bénéfices est en raison de la mise de fonds et du travail des associés : il en doit être de même dans la communion des saints. Plus on donne, plus on reçoit Plus on acquiert de mérites par soi-même, plus on participe aux mérites des autres. Les âmes du purgatoire qui ont vécu plus saintement ont une part plus grande aux suffrages de l'Église militante. Sur la terre, les chrétiens diligents et fervents reçoivent plus que les négligents,
292. Les pécheurs ont-ils part aux biens spirituels de TÉglise?
Oui, excepté aux biens qui exigent l'état de gràoe et sont réservés aux justes.^ Bien qu'ils soient des membres desséchés, ne produisant aucun fruit, ni pour eux-mêmes ni pour les autres, les pécheurs n'en sont pas moins membres de l'Église. A ce titre, ils ont part à la communion des saints et peuvent, par les mérites de leurs frères, recevoir des grâces de conversion.
!293. Qui sont ceux qui n'ont aucune part à la communion des saints?
Ce sont les infidèles, les hérétiques, les schismatiques , les apostats et les excommuniés. Comme ils n'appartiennent point à l'Église, ils n'ont aucune part à ses biens spirituels.
TRAITS HISTORIQUES
Judith intercède pour son peuple. (Judith, ix.) — Esther fait pénitence et prie. (Eether, xiv.) Judas Macbabée fait offrir un sacrifice pour les morts. (II Mach., xn, 43-46.)