La douceur conquiert, l'humanité
a) Les individus d'abord. Les victoires de la force sont éphémères. On ne prend pas les Ames avec des soldats -et des canons. Jésus-Christ saisit ceux qu'il rencontre par sa douceur. Douceur apostolique de saint François de Sales, de saint Dominique 32-33
b) Les peuples s'inclinent devant la mansuétude. On ne les maîtrise pas en les terrorisant, on les exaspère... Pour s'attacher une province, il faut ménager ses susceptibilités, ses traditions, etc. Le missionnaire, type du conquérant pacifique. Application de cette doctrine aux temps présents. . . 3.^-34
c) L'homme se maîtrise lui-même par la douceur. Nécessité, dans nos luttes intérieures, de nous traiter avec mansuétude. Paroles de saint François de Sales 34-35
Il faut demander à Dieu de rétablir le règne de la douceur. Le monde aspire à la tranquillité. Part de la justice dans la
ll'H) TABLR DES .MATIKRES
n'-coiicilialioii universelle Part de la maiisuélude. La douceur raaiidiendraluiiinn sacn'-e. >'éeessiléde reiiodcer à nos querelles pour vivre dans la eoncorde qui saffernait au soleil de la mansuétude ft do la charilé 3"-:i6
DEUXIEME CONFERENCE LliU.MlLlTl':
L'humilité, -leur de la mansuétude. >éoessité de riiumililé. fondement de la vie .spirituelle. L'humilité se rapproche de la modération pmpre à la tempérance. Elle nous empêche de céder à l'orgueil qui nous inspire Tamonr déréglé des grandeurs. Attitude que rhumilité nous dicte à l'égard des hommes. t^-V6
1. La principale fonction de rhumilité- est d- nous dicter à l'égard de Dieu une attitude d'entière soumission.
a) Etrange prétention qu'ont les créatures de vouloir se co,nparer au Ciéafeur. L'orgueil de l'ange peint par Isaïe. La chute de la femme qui croit pouvoir s'affranchir du Très-Haut. — 11 ne nous est pas défendu d'imiter Dieu dans sa perfection, dans sa sainteté, mais il est une manière perverse de l'imiter. Cette manière consiste à réclamer pour lious l'indépendance qui n'appartient qu'à Dieu 'k'.\-'t~
h) L humilité nous habitue à d'autres mœurs. Ce que nous sommes, si nous nous comparons à Dieu. L'être, la vie, la souveraineté, la science, la volonté, la bonté, la sainteté, la gloire de Dieu. (îrandeur de Dieu, misère de l'homme. . . . 47-'t9
2. ?sous sommes indépendants de nos semhlahles, nous dépendons en tout de Dieu.
a) Par nous-mêmes nous ne sommes que )iéant. Nous tenons de Dieu l'être, la fortune, la puissance, la science, la sainteté, le bonheur. 4'.l-50
b) Tout ce qui nous est utile ou nous rend heureux, grâce, foi, espérance, charité, vient de Dieu. Nous coopérons à l'ceuvre ile notre sanctification, mais cette coopération même est reff<'t
TABI.F. DKS JIATIKKHS ;:i.'U
de la poi'[)('lu('lle inlervouliou de Dieu. >'olre action de cause seconde est complètemenl subordonnée à laclion de la Cause
première Îi0-5l
3. Nous (levons réiiler noire conduile d'api'ès celle conslalatiou.
a) Nous dcAons adorer la redoulahle el solilaire majesté de Dieu, trembler en sa présence comme Abrabani, comme le Publicain.
L'humilité nous l'ordonne et elle nous défend de nous arroger les attributs incommunicables de Dieu, de nous attribuer des avantages que nous n'avons pas, de nous glorifier de biens qui viennent de Dieu, non de nous, de croire que nos mérites nous ont obtenu des faveurs qu'une boidé supérieure nous a prodiguées.
L'humilité est d'accord avec la sagesse. Impossibilité oii nous sommes de nous affranchir de Dieu. ., . . . . . "))-.53
b) L'humilité rend cette soumission volontaire dans l'ordre intellectuel. En quoi consiste cette soumission. Soumission dans l'ordre moral, obéissance aux commandements et à la volonté dt^ Dieu. Les lunnbles s'abandonnent jusqu'à la Tunrt à la Aolonté de Dieu l'i-îj")
Attitude que nous impose l'humilité vis-à-vis de nos semblables.