‹ Exposition de la morale catholique (volume 4)Chapitre 4 sur 41 · TA VERTU DE FOI · texte numérisé non relu

TA VERTU DE FOI

SOMMAIRE

Le mot de foi désigne un objet, un acte, une vertu. Comment Dieu nous donne l'être, l'action et le principe de l'action. Comment la vie chrétienne consiste en un surcroît d'être et en des qualités actives que nous appelons vertus. La première de ces vertus est la foi. Noblesse de la foi considérée comme vertu, cause de son éclosion en nous : tel est le sujet de cette conférence, p. 13-14.

Hommage à S. Em. Mgr. Ameite à l'occasion de son cardinalat, p. 15.

1. Avant tout, la foi est la puissance intellectuelle parvenue en cette vie à sa plénitude. L'intelligence arrive, en effet, à sapins haute expression quand elle peut s'attacher à l'Jnfini. Sans la foi, l'homme reste enfermé dans la nature, p. 16-17.

a) Avec la foi, il peut croire, c'est-à-dire se lier à la vérité première et aborder le mystère éternel ; il le peut facilement, car la foi communique à l'esprit une énergie qui l'adapte aux réalités surnaturelles; il le peut maigri', tes obstacles, car en toute vertu il y a une force de résistance qui triomphe des difficultés, p. 18-19.

h) Par la foi. l'esprit est déterminé dans le sens des choses divines, car la foi mel tiii à l'indifférence. Il est polisse vers Dieu, car la foi est une puissance motrice qui ])rocède même avec une certaine violence, comme il convient à l'habitude. Force de la foi considérée cemme habitude. Comment elle résiste aux attentats qui essaient de la détruire et d'arrêter son élan. Exemple, p. 19-22.

c) La foi est une puissance qui unit l'esprit à Dieu, car elle nous fait adhériT. Qu'est-ce que l'adhérence de deux éléments? L'union de l'esprit à Dieu dans la foi est continuelle, solide, intime, et elle ne se brise pas sans déchirer l'âme. Exemple de JoulTroy, p 22-24.

d) La foi est nn<' puissance de vmon, car, renforcée par «'Ile, riniclligence entend inieuxles arguments qui prouvent l'origine

divine de notre doctrine, aperçoit mieux, à mesure qu'elle vit en contact avec la Révélation. Taccord et l'harmonie des dogmes, l'infirmité des systèmes qui tentent de supplanter notre croyance; elle est consolée des obscurités qui subsistent parles clartés qui l'inondent, p. ^u-26.

2. La foi est une force affective qui enehaîne au moins imparfaitement le cœur à Dieu, car l'esprit croit sous l'impulsion du cœur et de la volonté

a) Preuves de cette affirmation par les témoignages de Saint-Thomas, de Saint-Augustin, de Pascal, p. 26-27.

6) Explication de cette affiraiation : les mystères de la foi sont trop impénétrables pour convaincre l'esprit, si la volonté ne pèse pas sur celui-ci. Belles paroles de Pascal, p. 28.

c) Pourquoi le cœur est-il tcuché par les choses divines et ontraîne-t-il l'asentiment intellectuel? Parce qu'il trouve dans l'objet de la foi son bien, p. 28-29.

d) Pour que la volonté soit émue parle bien surnaturel, il faut qu'elle soit dans une disposition affectueuse. La vertu de foi est cette disposition affectueuse et habituelle dans le cœur, qu'elle élève jusqu'au bien divin en le rendant capable du sentiment parfait qui s'appelle la charité, ou au moins d'un amour initial qui suffît à commander l'adhésion intellectuelle, p. 29.

e) Les faits montrent que ce sentiment existe en tout croyant. Tous les fidèles, même ceux qui ne conforment pas leur vie à leur foi, aiment les choses auxquelles ils croient, p. 30.

La foi est un don de Dieu. Ce n'est pas une vertu acquise. Erreurs des Pélagiens, d'Hermès, des modernistes en cette matière, p. 30-31.

Page 1