TOTAL
2ix:6
io:ii
On voit clairement que les comètes pour lesquelles l'angle t est négatif et plus petit que 4o°, où, en d'autres termes, dont le périhélie a une latitude héliocentrique australe^ plus grande que So**, ne peuvent être aperçues de l'observateur européen que dans des circonstances très-rai'es. Il ne s'en est présenté qu'une parmi les 60 comètes (la plupart peu ou point visibles à l'œil xiu) observées depuis 1780.
Cette circonstance ne saurait manquer d'influer sur
les inclinaisons à l'écliptique, par la relation qui subsiste
entre les angles 6 et t. Si nous comparons les moyennes
des éléments pour les comètes à périhélie boréal et pour
celles à périhélie austral , tant dans la série totale que
dans chacune des séries d'hiver et d'été, nous obtenons
^^ résultats consignés dans le tableau qui suit : -
eSA^ITllE Xkt.
'" .---.ÏT-»»
SÉRIK TOTALK :
Périhélie boréal. ....
Périhélie austraL, . . .
57 OQ
SERis d'hiveb. :
Périhélie boréal.. ...
Périhélie anstral.. .. .
SÉRIE D'É-ri :
Périhélie- boréal
Périhélie ancrai
Les différences ont lieu dans le même sens pour chacune des séries semestrielles , excepté en ce qui concerne l'angle t dont les écarts peuvent être très-vraisemblablement attribués à des causes anomales.
1 59. Ainsi , des deux influences optiques qui tienneoL évidemment à la situation locale de l'observateur euro-» péen 9 l'une agit dans un sens, l'autre en sens contraire ; et le résultat apparent de cette discussion , c'est que celle même qui tend à diminuer la moyenne des inclinaisons, ne suffit pas pour rendre raison , quant à présent , de la différence qu'on observe entre cette moyenne et la moyenne absolue dans l'hypothèse de l'uniforme distribution. Mais la question principale reste entière, et l'on est toujours fondé à demander si des causes purement optiques , tenant à la position cle Torbite de la terre dans les espaces célestes , n*oc* casioiment pa^ bi différence observée. La chose ne
Àl^PLIGA^TtONS A L^AMtlONOMrfe. âft9
semblait pas probable à Lambert (^) ; mais il ne donne aucune raison à Tappui de son opinion, qui serait singulièrement corroborée par la remarque du n^ i56. D'un côté, il paraît difficile de tenir un compte exact , à priori^ des chances de visibilité; de l'autre, il faut reconnaître que le nombre des observations (suffisant pour constater les lois apparentes de répartition dans la série générale) ne suffit plus pour donner une solution définitive de cet intéressant problème.
160. On a remarqué depuis longtemps que le nombre des comètes directes (+Ô) et celui des comètes rétrogrades ( — 6) étaient sensiblement égaux , à quelque époque que Ton terminât la série. Sur 1^5 comètes, nous en comptons 65 directes et 6o rétrogrades. Il y a donc lieu de croire que les chances de visibilité ne sont pas moindres pour les comètes directes que pour les comètes rétrogrades. D'un autre côté , nous trouvons 69 comètes dont le sens de mouvement rend positif l'angle 6' [j 5o] , et 56 pour lesquelles ce même angle est négatif. On est autorisé, en conséquence, à supposer que les chances de visibilité sont plus grandes pour les comètes de la série +(ô') que pour celles de la série ( — 6'), ou au moins égales. Or, admettons que l'infériorité de la moyenne des inclinaisons provienne de ce qu'un cer* tain nombre de comètes , parmi celles dont les orbites sont le plus inclinées à l'écliptique , échappent aux conditions de visibilité; on devrait s'attendre à ce que la moyenne de 6 ne fût pas moindre pour les comètes directes que pour les comètes rétrogrades , et à ce qu'elle fut plus grande pour la série (4"^') que pour la série
(<) Lettres cosmoh^'ques, p. aa8 de l'édition citée.
OHAKTRE XII.
( — 6'). Mais c'est précisément le contraire que Ton observe : les moyennes de 6 pour les séi^ies (+6) et (+6') sont notablement inférieures à celles qui se réfèrenè aux séries ( — 9), ( — 0'), et les écarts sont assez grands, assez soutenus pour rendre probables des inégalités entre les lois de répartition, suivant que l'on considère l'une de ces séries partielles ou la série de signe contraire, ainsi qu'on peut ej> juger d'après k^tableau qui suit :