Si l'oi^ décompose la série générale en deux au
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tfes , Tune formée des comètes dont la distance périhélhe est moindre que o^^5 (le demi-grand axe de l'orbè teirrestre étant pris pour unité) , l'autre formée dés bôimètes dont la distance périhélie est plus grande ^ les déttt ^àètits partielles comprendront des noiiibries de colnètes ft peu prè^ égaux , savoir 65 et 60. Mais ^ afin de se coti* Vaincre que Ce résultat nW que provisoire^ il suflBl de i*emarquer que , pôof les 60 premières apparitibnë qtii s'arrêtêht à l'atlnée 1772 , le rapport est celui de 4o 2 20, tatidis que, pour les 65 apparitions subséquentes, il de- Vieîlt 15 t 4o. Évidemment, une étude plus bofgnéuse du ciel, et l'emploi d'instruments plus puissants, oM fait découvrir, à partir de cette époque, un bien plus grand nombre de comètes , parmi celles qui échappaient auparavant aux conditions de visibilité > à càUsè dé la grandeur de leurs distance^ périhélies. Si l'on pt^nd les lUoyennes pour les deux séries partielles àitlèi fonnéed, oâ obtiendra les résultats que toici i
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Et il en faudra conclure, au moins provisoiretnetit,. que les lois de répartition ne paraissent pas être sensi^ blement modifiées selon les distances périhélies : contraitement à l'opinion que Lambert avait étnise.
162. Nous nous sommes beaucoup étendu sur le problème dé la distribution dèS orbites cométaires, parce qu'il nous a semblé offrir Un type remarquable d'analyse
et de discussion en £aût de statistique^ et parce qu'il montre bien (contrairement à un préjugé accrédité) qu'il n'est pas toujours nécessaire, dans ces sortes de discussions, de disposer d'un très-grand nombre d'observations : la grandeur des nombres n'étant réellement exigée , pour la fixité des moyennes , que quand les liens de solidarité entre les observations individuelles changent irrégulièrement d'une époque à l'autre et d'un lieu à l'autre. Nous n'ajouterons plus que quelques mots sur les applications du calcul des chances aux phénomènes que produisent les divers agents physiques à la surface de notre globe, et dans les fluides qui le recouvrent.
Prenons pour exemple les variations, de pression atmosphérique accusées par le baromètre. Une foule de causes accidentelles, irrégulières, font varier sans cesse, dans nos climats surtout , les hauteurs de la colonne barométrique : de sorte que , si l'on se contentait d'observer ces hauteurs à certaines heures du jour , pendant un petit nombre de semaines ou même de mois , on pourrait n'arriver qu'à des résultats discordants, et qui ne feraient point ressortir ]es lois des variations diurnes du baromètre, ou l'influence petite, mais constante, de l'heure du jour sur la hauteur barométrique.
Si au contraire on a embrassé un grand nombre d'observations , et qu'on prenne les moyennes des hauteurs observées à deux heures différentes du jour, par exemple à 9 heures du matin et à 3 heures du soir, le choix des jours où l'on a observé le soir étant d'ailleurs fortuit et indépendant du choix des jours où l'on a observé le matin , la différence de ces moyennes accusera l'existence de causes constantes, en vertu desquelles la pression atmosphérique dépend dç l'heure du jour; les