‹ Exposition de la théorie des chances et des probabilitésChapitre 56 sur 75 · HAUTEUR · texte numérisé non relu

HAUTEUR

des observât.

barométrique.

mm

Par l'interpolation on trouve qu'à Viviers la hauteur barométrique atteint son minimum (754"" 178) 9ji8* avant le passage de la lune au méridien , et son maximum (756""-,a6) 6*" 12"' après le passage de cet astre.

(■) Bibliothèque universelle, décembre 1827» p. 264/ et [avril 1829, p. 265.

1>ES NiiSSÀRGES DES PEUX SEXES. 295

APPLICATION A DES QUESTIONS CONCERNANT LES lÉlilIENTS DE IiA POPULATION ET LA DURÉE DE LA VIE. j

164. L'analyse des travaux des statisticiens sur les éléments de la population et sur la mortalité de l'espèce humaine , serait à elle seule l'objet d'un ouvrage étendu : le plan de notre livre , où il s'agit surtout de poser des principes , ne nous permet pas d'entrer dans ces détails; nous nous bornerons à indiquer sommairement quelques résultats, parce que l'intérêt qui s'attache à ces questions a été l'une des causes .principales des progrès de la théorie (').

Des naissances des deux sexes.

165. Dans l'ignorance où nous sommes des conditions physiologiques qui déterminent la procréation

(') Consultez notamment le livre de M. Quetelet, intitulé Sur Vhomme et le développement de ses facultés, ou Essai de physique socialey Paris, i835, 2 vol. in -8°; et l'ouvrage publié récemment par M. Christophe Bemoulli , professeur à Bâle, sous le titre de Handbuch der Populatiomstik, "Uhaa^ 1840-41.

d9j& cKAPiniB XIII.

d'un sexe ou d'un autre , un des problèmes les plus curieux de la zoologie consisterait à assigner par l'observation^ pour chaque espèce animale, la chance d'une naissance masculine , et celle d'une naissance féminine. Il est à priori infUiiment peu probabte que ces chances soient rigoureusement égales ^ car la rigueur mathématique ne se trouve jamais dans les produits complexes des forces naturelles ; et , d'un autre côté , l'admirable harmonie qui règne dans les œuvres de la nature , nous donne tout lieu de croire qu'on trouverait des rapports entre les mœurs de chaque espèce, le rôle qui lui est (l^ps^rti, al lea Takurs aaaigné^i par l'observation aux chances de procréatioD des deux sexes. Ce sujet de recherches , sur lequel on n'a encore que des essais trèsimpar&its, semble n'offrir que peu de difficultés pour les espèces domestiques ; il faudrait y renoncer pour les autres espèces , a'il était absolument nécessaire d'opérer sur de très-graqds nombres; mais des nombres même médiocres, feraient vraisemblablement ressortir des résultats intéressants et suffisamment probables, vu la moindre complication des causes qui régissent dans ce cas le phénomène fortuit dont il s'agit d'assigner la chance. Dès le commencement du xviii® siècle , lorsqu'on a comnieaçé à compulse-r , dans un but de curiosité scîenlifîque, les registres publics destinés à constater l'état civil des personnes ^ on a fait la remarque que le nombre des naissances masculines l'emporte sur celui des naissances féminines. Il n'y a pas aujourd'hui de fait mieux constaté par l'ensemble des documents statistiques. Avec les relevés officiels du mouvement de la populatiou en France, publiés dans V Annuaire du bureau des longitudes , on coojstruit; le tabbau suivaat v

NAISSAITCES

BBS Dira SEXÏS. 297

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298 CHAPITRE xni.

La valeur moyenne i ,063 1 résulte de plus de a3 millions de naissances : elle diffère d'à peu près 0,009 ^^ la valeur maximum^ correspondant à 181 7, et de 0,0075 de la valeur mirdmwn^ correspondant à i83o.

Afin d'établir que ce rapport subit, par le laps du temps , des variations sensibles et progressives , M. Charles Dupin en a calculé les valeurs par périodes quinquennales, dé 1801 à 1840 inclusivement, pour la France et pour l'Angleterre, et il a formé le tableau suivant (') :

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