Exi, spirilus iinmunde, ab homine. (Marc, v
3. Jésus ait illi : Vade, fides tua te salvum fecit. Et confestim vidit. (Marc, cap. i, 52.)
reille du sourd et à la bouche du muet : € Ouvre-loi * » ; au lépreux : « Je le veux, sois guéri ^; » au paralytique : « Prends ton lit et marche ^; » au mort qu'il rencontre : « Jeune homme, je te l'ordonne, debout *; » àla fille de Jaïre, étendue sur un lit funèbre : « Enfant, lève-toi ^ ; » k son ami, depuis quatre jours au tombeau : « Lazare, viens dehors ®. » On devine, à l'entendre, un maître de la nature et de la vie. Sa parole agit à distance aussi bien que de près. « Va, dit-il au prince dont
i. Ingerauit et ait iUi (surdo et muto) : Ephpheta, quod est aciaperire. Et statim apertae sunt aures ejus, et solutum est vinculum linguae ejus, et loquebaturrecle. (Marc , cap. VII, 34, 35.)
2. Tetigit eum (leprosum) dicens : Volo mundare. Et confestim. niundala est lepra ejus. (Malth., cap. viii, 3, Luc, cap. V, 13.)
3. Surge, toile lectum tuum et vade in domum tuam. {Matth., cap. ix, 6.) Toile grabatum tuum et arnbula. (Marc, cap. ii,9.)
i. Et accessit et tetigit loculum. Et ait : Adolescens, tibi dico, surge. Et resedit qui erat mortuus, et caepit loqui. (Luc, cap. VH, 14, 15.)
5. Et tenens maiium puellae, ait illi : Talilha cumi, quod est interpretatum : Puella (tibi dico) surge. Et confestim surrexit puella et ambulabat. (Marc, cap. l, 41, 4:2.)
6. Voce magna clamavit : Lazare, veni foras. El statua prodiitqui fuerat mortuus. (Joan., cap. xi, 43, 44.)
IS.S VIE DR iLoLS.
le fils se meurt et qui l'invite à venir chez lui pour le guérir, va, ton fils est vivant * )> ; et [i l'humble cenlurion qui ne se croit pas digne de le recevoir dans sa maison, mais qui se confie à Tefficacité de sa parole : <r Retourne chez toi, et qu'il soit ùûl comme tu as cru ^ » ; et à la Chananôenne anéantie, qui l'implore pour sa fille unique et qui consent à ramasser, comme les petits chiens, les miettes du festin des merveilles : a: 0 femme, ta foi est grande, que ta volonté soit faite : ftaù ^ > Il n'a même pas besoin de parler : un regard, un signe, un attouchement lui suffisent. Toute sa personne est imprégnée de la vertu des miracles : (n Cette vertu sort de lui comme une mystérieuse transpiration et guérit tous les maux : » Virtus de tllo mihat et sanabat omnes. Elle jaillit avec tant ïe force, qu'elle se communique même à son
\. Dicit ad eum regulus : Domine, descende prias quam morialur filius meus. Dicit ei Jésus : Vade, filius tuus Tivit. (Joan., iv, 49, 50.)
2. Dixit Jésus centurioni : Vade, et sicut credidisti, fi;' tibi. Et sanatus est puer in illa hora. (Matlh., cap. viir, 43.)
3. Respondens Jésus ait illi : Mulier, magna est fid«~ tua : liât tibi sicut vis. Et sanata est filia ejus in illa horo.. (Ibid., cap. XV, 28.)
LE THAUMATURGE ET LE Pr.Ol'IlÈTE. 18*J
vêtement. Les malades qui le suivent se disent: « Si je pouvais seulement toucher le bord de sa robe, je serais sauvé K y> Évidemment nous ne sommes plus en présence de ces instruments animés qui ne reçoivent que les effluves intermittentes d'un pouvoir supérieur. Il y a, dans ce thaumaturge d'un nouveau genre, une habitude, plus que cela, une source. Du reste, il en est si parfaitement convaincu, qu'il promet aux croyants de leur faire opérer, en son nom, des œuvres semblables aux siennes et de plus grandes encore, et qu'il communique à ses disciples assemblés la prodigieuse vertu dont il est rempli. Et convocatis duodecim disci puits sids^ dédit illis potestatem spirituum immundomm, ut ejicerent eos, et curarent onmem languorem et omnem infirmitatem ^
Voilà donc. Messieurs, un premier caractère des miracles de Jésus-Christ nettement et fortement accusé : la toute-puissance spontanée. Quelle impression produit cette toute-puissance? Un attrait immense; les religieuses ter-
1. Dicebat enim (mulier) inlra se : Si teigero tantum festimentum ejus, salva ero. (MalUi., cap. ix, i.)