‹ Exposition du dogme catholique (volume 4)Chapitre 36 sur 40 · Cf. Concil. Trident. Sess. xiv, cap. i · texte numérisé non relu

Cf. Concil. Trident. Sess. xiv, cap. i

3. Origène, dans sa seconde homélie sur le Lèvitique, entre les diverses manières dont les péchés sont remis, signale la Pénitence et l'Extrême-Onction. « Est adhuc et septima licet dura et laboriosa per pœnitentiam remissio peccatorum, eum lavât peccator in lacrymis stratum suum, et fiunt ei lacrymse suse panes die ac nocte, et eum non erubescit sacerdoti Domini indicare peccatum suum et quserere medicinam, secundum eum qui ait . « Dixi pronunciabo adversum me injustitiam meam Domino et tu remisisti impietatem cordis mei. » In quo impletur et illud quod Jacobus apostolus dicit : « Si quis autem infirmatur, etc..» (Origen, Homil. 2, in Levitic.) Migne, Patrol. grseca xxn. n° 4, col.: 418.

Saint Jean Chrysostôme, parlant de la puissance des

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Depuis quinze siècles, les chrétiens, per-

prêtres, indique l'Extrême-Onction comme un des moyens dont ils se servent pour remettre les péchés :

« Neque enim tantum cum nos régénérant, sed etiam post regenerationem admissa peccata condonare possunt: Nam infirmatur, inquit, quis in vobis, etc.... Ou yàp ot' àv r)[j.aç àvaysvvwdt [/ôvov, àXXà xal toc (jletJc Taiira Tuy^psTv Ï'/ougiv iÇouatav à[xapT7)[i.aTa. 'AaOsvsî yap Ttç, cpYjaiv, iv ufxîv ; x. t. X.... (Lib. 111,1)6 Sacerdotio.)

Le Pape Innocent I (Epist. ad Descentium), après avoir cité les paroles de saint Jacques, ajoute : « Quodnonest dubium, de fidelibus segrotantibus accipi vel intelligi debere, qui sancto oleo chrismatis perungi possunt, quo ab Episcopo confecto, non solum sacerdotibus, sed omnibus uti christianis'licet in sua aut suorum necessitate inungendo. »

Dans le sermon 215 des œuvres de saint Augustin, attribué à saint Césaire, on lit: « Quoties aliqua infîrmitas supervenerit, corpus et sanguinem Christi ille qui segrotat, accipiat; et inde corpusculum suum ungat, ut illud quod ^scriptum est impleatur in eo : Infirmatur aliquis, etc.. »

Saint Grégoire le Grand décrit la manière de consacrer l'huile sainte et de l'administrer aux infirmes. (In lib* Sacrament.) La foi de l'Eglise d'Orient et de l'Église d'Occident sur ce sacrement est constante. Les Grecs appellent TExtrême-Onction : huile sainte, ày.ov sXatoy, huile priante, su^sXatov. Les Latins l'ont appelée : oleum infirmorum, sacramentum exeuntium. Ce n'est qu'au XIIe siècle que le nom d'Extrême-Onction a prévalu.

C. f. Perpétuité de la foi, tom. V, lib. IV, chap. i et suiv.— Marten., De antiquis Ecoles, ritibus. — Chardon, Hist. de VExtrême-Onction.

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suadés que la miséricorde de Dieu leur avait préparé un secours pour le redoutable passage du temps à l'éternité, livraient avec confiance leur corps endolori aux onctions de l'huile sainte, lorsque le protestantisme crut qu'il était à propos de supprimer la ridicule coutume de graisser les cadavres, (c'est ainsi qu'il s'exprime en son noble langage) et de donner à la mort du chrétien un caractère plus digne. Il écarta donc le prêtre, et fit venir à sa place un simple monsieur chargé de lire froidement quelques versets choisis de la Bible.

Certes, Messieurs, je ne nie pas la religieuse efficacité des paroles de l'Écriture pour consoler et fortifier l'âme chrétienne. Les saints, sur leur lit de mort, aimaient à les entendre, et souvent leur cœur angoissé se soulageait par des cris de confiance et d'amour empruntés aux Saintes Lettres. Mais je ne vois pas la nécessité d'introduire, auprès d'un malade, un étranger qui n'a pas d'autre chose à faire qu'une lecture ; une bouche amie saura bien mieux remplir cet office, et ses accents paraîtront plus doux aux oreilles fatiguées qui l'écouteront. Ce que le chrétien attend d'un

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ministre de la religion lorsqu'il le voit près du lit où la mort lui dispute ses dernières heures, c'est plus qu'une parole, si onctueuse et si éloquente qu'elle soit; c'est la certitude que la grâce le visite une dernière fois, pour consommer, dans sa vie pécheresse, les miséricordes de son Dieu; c'est un signe sensible et palpable des intimes et suprêmes opérations de la toute-puissante vertu dont il a tant de fois éprouvé l'efficacité, depuis l'heure bénie de sa naissance spirituelle. L'Église, croyez-le bien, a l'intuition de ce désir, si conforme aux desseins miséricordieux dont le Christ, son maître, lui a fait la confidence. Sachant mieux que qui que ce soit ce que Dieu veut et ce dont l'homme a besoin, elle a écarté du lit de ses enfants le profane qui ne s'en approchait que sous le couvert d'une raillerie, et maintenu son prêtre sous la protection des anathèmes qui vengent, avec son pouvoir, la vérité, l'efficacité et la sainteté du sacrement, des mépris et des injures de l'hérésie f.

1. Conc. Trid., De sacramentoExtremœ-Unctionis. Can I. Si quis dixerit extremam unctionem non esse vere et proprie sacramentum a Christo Domino nostro

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