Loco cit
nature dépend, en lui, de la restauration de la grâce. Or, aucune force créée ne suffit à une si grande œuvre. C'est pourquoi l'acte réparateur par lequel commence la conversion de l'homme pécheur doit avoir pour principe une force et des motifs supérieurs à la nature; en un mot, la contrition doit être surnaturelle.
C'est à l'Esprit-Saint, dit l'Église, qu'il appartient d'inspirer et de promouvoir l'acte décisif dont dépend notre justification; c'est donc lui que le pécheur doit appeler à son aide parla ferveur de ses supplications : ((Seigneur, je veux me convertir, mais convertissezmoi d'abord, vous seul le pouvez : Couverte me, Domine, etconvertar1. — Convertissez-moi, vous êtes mon salut : Couverte uos, Deus, salutaris uoster*. — Vous qui troublez les abîmes de la mer, vous qui commandez à sa puissance et calmez la fureur des flots5, regardez-moi, j'ai besoin d'une divine tempête qui tourmente