DES ONCTIONS SACRAMENTELLES
1. Elles ont lieu dans le baptême, par trois fois. Le baptisé est oint, deux fois, de l'huile des catéchumènes avant le baptême; il est oint, une fois, du saint chrême, après le baptême, comme le prescrit le Rituel Romain. On trouvera, dans le canon Ciini venisset, paragraphe quia vero, la raison symbolique de chacune de ces onctions.
2. Dans la confirmation, une onction est faite, avec le saint chrême, sur le front de celui qui est confirmé.
La matière éloignée de ce sacrement est le saint chrême, qui est un mélange d'huile d'olive et de baume, bénit par l'Évoque.
La matière prochaine , c'est l'onction même du saint chrême faite sur le front de celui qui est confirmé.
La forme de la confirmation sont les paroles suivantes : « Signo te signo crucis, et coiifirmo te chrismate salutis, in nomine Patins, et Filii, et Spiritus Sancti. »
Le ministre ordinaire de ce sacrement, c'est l'Évoque seul.
Le ministre extraordinaire, c'est le simple prêtre, moyennant une délégation toute spéciale du Pontife Romain.
La confirmation n'est pas nécessaire de nécessité de moyen. Elle est nécessaire de nécessité de précepte, 1° à ceux qui doiAT.nt recevoir la tonsure et les ordres ; 2° à tous les fidèles, lorsqu'ils sont arrivés à l'âge de discrétion.
Le lecteur trouvera dans les ouvrages de théologie morale d'amples notions sur le sacrement de confirmation.
3. L'onction sacerdotale. Elle est triple selon les trois degrés du sacerdoce.
Le Pape, qui représente la personne de Jésus-Christ, le chef souverain ou la tête de l'Église, reçoit l'onction du saint chrême sur la tête.
L'Évêque reçoit la môme onction sur la tête et sur les mains.
Le simple prêtre reçoit sur les deux mains jointes l'onction de l'huile des catéchumènes.
Les canonistes se demandent si ces trois onctions appartiennent à la substance de la consécration Sacerdotale, Épiscopale et Pontificale.
11 est certain qne l'onction faite sur la têle du Souverain Pontife n'est pas essentielle à sa consécration. Pourquoi?
« Quia in hac non confertiir aliquis ordo, dit Schmalzgrue- « ber, et Pontifcx jam ante consccrationcm suam est Ghristi « in terris Vicarius. » — T. I, p. 169, n. 0.
Il est plus vraisemblable que l'onction faite à TEvêque n'est pas non plus essentielle à sa consécration, dont la matière essentielle est la seule imposition des mains Épiscopales. « Sed dicendum, dit le même canonisle, verisimilius « Episcopalis consecrationis materiam esse solam impositio-
« nem manuum Episcopalium consequenter unctionem
a christmaticam ad substantiam ejusdem non pertinere. » — Ibid.
Il est assez certain que l'onction, qui est faite sur les deux mains du prêtre, n'appartient pas à la substance de son ordination, bien qu'elle soit fort ancienne dans l'Église. En voici la raison : « Quia hujus materia quoad potcstalem in corpus « Ghristi verum est traditio calicis cum vino, et patenœ cum « bostia ; quoad potestatem in corpus ejusdem mysticum, « impositio manuum Episcopi. » — Ibid.
4. L'extrême-onction. Elle se donne aux mourants. C'est un sacrement de la nouvelle loi, institué pour le soulagement spirituel et corporel de ceux qui sont en danger de mort.
La matière éloignée de ce sacrement est l'huile d'olive bénite par l'Evêquc.
La matière prochaine est l'onction faite avec cette huile sur les yeux, les oreilles, les narines, les lèvres, les mains, les pieds et les reins du malade. « Sed renum unctio, dit le « Rituel Romain, in mulieribus, honcstalis gratia, semper « omittitur; atque etiam in viris quando infirmus commode « moveri non potest. »
La forme de l'extrême-onction sont les paroles suivantes : « Per istam sanctam unctionem, et suam piissimam miscri- « cordiam indulgeat tibi Dominus quidquid per visum, vel « auditum, etc. deliquisti. »
Le ministre, c'est le prêtre.
DES ONCTIONS EXTRASACRAMENTELLES