VI. . . g
Ces durées, à l'exception de la seconde et de la quatrième, ont été conclues des plus grandes élongations observées, et de la loi suivant laquelle les carrés des temps des révolutions des satellites , sont comme les cubes de leurs moyennes distances au centre de la planète, loi que les observations confirment à l'égard du second et du quatrième satellite, les seuls qui soient bien connus; en sorte cju'elle doit être regardée comme une loi générale du mouvement d'un système de corps qui cii'culent autour d'un foyer commun.
Maintenant, quelles sont les forces principales cjui retiennent les planètes, les satellites et les comètes, dans leurs orbes respectifs? quelles forces particulières troublent leurs mouvemens elliptiques? quelle cause fait rétrograder les équinoxes, et mouvoir les axes de rotation de la terre et de la lune? par quelles forces enfin, les eaux de la mer sont-elles soulevées deux fois par jour? la supposition d'un seul principe dont toutes ces lois dépendent, est digne de la simplicité et de la majesté de la nature. La généralité des lois que présentent les mouvemens célestes , semble en indiquer l'existence ; déjà même, on entrevoit ce principe, dans les rapports de ces phénomènes avec la position respective des corps du système solaire. Mais pour l'en faire sortir avec évidence, d faut connaître les lois du mouvement de la matière.