PARIS
tCTOR MASSON
L'ÉCOLE -DK- M ÏDBCINE, 17
LANGLOIS et LECLERCQ
RUI DES MATMJRINS SAINT-JACQUM, iO
M DOtiG LVIH I>roilt da traduction réserves.
muées se soûl érojilée», et quatre; cdi|ipi\s de cet ou-
t eu le temps dptxz succéder avaut que l'auteur ait pu
iu public le volume dssfiïaé à clorefc publicatiou qu'il a
se sous ce titre : Exposition <el hutoire des pritici-
^couvertes scientifique» fq&ferrws. L'histoire de l'élec-
n'a encore été en France l'objet d'aucune publication
. Le peu de documents précis que nous possédons sur
atière, le nombre immense des faits qu'il importait de
en remontant aux sources originales, la longueur de la
i historique embrassée par ces récits et qui s'étend à plus
ècle, toutes ces difficultés réunies ont longtemps arrêté
r. Il espère que le public voudra bien excuser un retard
ra eu pour résultat de lui présenter une qeuvre plus étu-
plus mûrement réfléchie. L'histoire de la vapeur et celle
ctricité sont les deux plus grands sujets qui puissent occu-
per l'historien des découvertes scientifiques modernes; bien convaincu de cette vérité, je n'ai reculé devant ancun obstacle pour vérifier d'une manière minutieuse et attentive les faits historiques consignés daus les quatre Notices qui composent ce volume, pour ajouter, par le soin et la clarté de l'exposition, à l'intérêt qu'ils peuvent inspirer.
En ce qui concerne l'histoire de l'électricité, les livres classiques et autres qui sont entre les mains de la jeunesse ont répaudu un grand uombre d'erreurs, qui toucheut quelquefois aux événements les plus considérables de la science. Il suffira de citer, comme exemple, les travaux de Galvani, fixés par Arago, dans son Eloge de Volta, à une époque de dix ans postérieure à leur date réelle; la première expérience du cerfvolant électrique de Romas, citée par M. Becquerel avec une chronologie presque aussi inexacte ; M. Biot supprimant d'un trait de plume tous les travaux des physicieus français sur l'électricité météorique, etc. De telles erreurs font suffisamment sentir ali)ihpo(Uiite#jl'ii^«wra9e spécial sur l'histoire de
l'électricité •• -: ••• ." vY .;: V :
La lecture des'dtfcumeîtt* originaux m'a conduit plus d'une fois à rejeter ôtf «• rawmer des opinions universellement admises et coftût}£ç$3># «Çteaccvrd unanime.
C'est, par exemple, Vmê opitrioft professée aujourd'hui sans h moindre contradiction, que les phénomènes électriques auraient déjà été étudiés par les anciens. Je crois avoir établi dans cet ouvrage que l'antiquité ne nous a rien laissé de précis en te qui touche la connaissance et l'observation de ces phénomènes, et que la science de l'électricité n'a pris naissance que dans tefe dernières années dû XVIe siècle, par les travaux de Gilbert
On s'accorde trop souvent à faire honneur au seul Franklin Àè toutes lès découvertes relatives à l'électricité atmosphérique faites dans le xvui* siècle. Outre l'inveiltkm du paratonnerre,
vu mt à juste titre, on lui attribue toutes les ohscrs'y rapportent, et qui ont mis en évidence la préélectricité au sein de l'atmosphère, .l'ai soumis à son approfondie ce point important de l'histoire des odernes. J'ai montré qu'il faut apporter les plus notions au préjugé qui accorde au physicien de e la gloire d'avoir lout découvert dans le champ nènes de l'électricité météorique , et je rends aux français, à des hommes tels que Buflbn, Dalibarri, , Romas, etc. , une justice qui, je l'espère, ne semtrop tardive. Ce n'est, en effet, qu'en dépouillant de notre patrie, que les écrivains anglais, reproduits avec trop de confiance par tous nos auteurs, ont gloire de Franklin.
de Romas, de Nérac, a été à peine prononcé jusqu'ici raités de physique ou d'électricité. M'appuyant sur ents authentiques, je consacre un long chapitre à droits incontestables de ce physicien dans la célèbre du cerf-volant électrique.
cagéré les observations des anciens, en ce qui touche nènes de l'électricité atmosphérique ; je m'efforce ces faits à leur légitime valeur.
3re essayé d'établir que la doctrine de l'identité de et de l'électricité n'a pas été émise pour la première me manière exclusive, par Franklin, par l'abbé Nol- : divers expérimentateurs anglais que Ton a coutume i ce propos ; mais que cette vue générale était le fruit tséquence nécessaire de l'ensemble des observations les physiciens des deux mondes, op perdu de vue de nos jours les admirables travaUx H, on a trop rabaissé le génie de l'anatomiste de levant la renommée de Volta. Je me suis efforcé de ians son jour cette grande figure trop effacée.
Les circonstances qui ont présidé à la découverte de la pile par Volta ne me semblent pas avoir été soumises jusqu'ici à un examen assez sérieux ; quand on les étudie de près, on reconnaît que le physicien de Padoue a peut-être déployé moins de génie qu'on ne l'admet généralement dans la construction et surtout dans l'étude de cet instrument En discutant, l'histoire à la main, les travaux de l'immortel créateur de la pile, je crois n'avoir commis aucune offense envers son génie, ni mérité que l'on m'accuse d'être le détracteur de Volta. Je soumets avec confiance mon appréciation critique à l'examen réfléchi des savants.
Qu'il me soit permis de dire enfin que je me suis efforcé de jeter quelques lumières sur un sujet de la plus haute importance, et jusqu'à présent mal éclairci : je veux parler de la théorie de la pile. On verra peut-être, par ce cas particulier, une preuve de l'utilité de la méthode historique pour débrouiller des faits ycienlifiques compliqués et obscurs.
Paris, 4" août 4857.