‹ Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques modernes (volume 3)Chapitre 32 sur 42 · QUATRIÈME OPÉRATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME OPÉRATION

Mise à l'acide gallique.

Il faut préparer pendant quelque temps d’avance, et à une température de 18 à 20 degrés, une dissolution d’acide gallique saturée.

On verse celte dissolution dans une cuvette, de manière à former une couche de 2 à 3 millimètres d’épaisseur, et de la même surface que la feuille.

On enlève alors l’épreuve du châssis, et on la place, le côté qui a reçu l’image en premier, sur la couche d’acide gallique. Au bout d’un instant, on retourne l’épreuve, pour qu’elle en soit bien imprégnée des deux côtés. Quelques minutes après, l’image commence à paraître, et elle se complète successivement dans toutes ses parties. Si elle a été exposée le temps nécessaire, elle doit être terminée dans une demi-heure à peu près.

Alors, si l’épreuve est faible, on peut ajouter dans le bain quelques gouttes d’acétonitrate d’argent, en remuant bien, pour que l’épreuve en soit couverte partout; on renforce ainsi beaucoup les noirs. On peut encore, dans le même bain, ajouter à l’acide gallique une parcelle d’acide pyrogallique et d’acétate d’ammoniaque. Mais on doit user de ces moyens avec réserve, parce qu’on perd très souvent l’épreuve en les employant : le contraste entre les blancs et les noirs devenant presque toujours trop fort, l’épreuve positive est d’un aspect dur et sans harmonie.

Une bonne épreuve négative doil pouvoir se terminer dans l’acide gallique seul.

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