SIXIÈME OPÉRATION
Moyen de cirer l’épreuve négative.
On a conseillé de ne pas cirer l’épreuve quand elle est faible ou d’une couleur claire.
Nous pensons, au contraire, que cette opération est toujours nécessaire, même avec du papier mince ; une épreuve qui ne pourrait pas la supporter doit être regardée comme une épreuve médiocre, et ne donnera pas de bonnes positives. La cire n’augmente pas seulement la transparence, elle bouche aussi tous les petits interstices du papier, et rend la surface plus unie ; elle conserve mieux l’épreuve en la préservant de l’humidité.
On place quelques feuilles de papier buvard sur une planche ou sur une table, et l’on pose l’épreuve dessus, bien à plat, pour éviter des plis qu’on ne pourrait pas effacer.
On étend une couche de cire blanche sur un fer modérément chaud, et l’on repasse l’épreuve en appuyant doucement, afin que la cire pénètre bien dans l’épreuve et qu’il y en ait également partout.
Ou bien encore on a préparé d’avance un papier buvard complètement pénétré de cire ; on le place sur l’épreuve, et l’on repasse sur le papier buvard pour faire passer la cire dans l’épreuve. Dans les deux moyens, si celle-ci contient alors un excès de cire, on la met elle-même entre deux feuilles de papier buvard non cirées, en appuyant avec le fer chaud, et tout l’excédant passe dans les papiers buvards.