CHAPITRE PREMIER
Premiers essais de télégraphie. — Amontons. — Guillaume Marcel. — Télégraphe acoustique de dom Gaulhey.
ÎLcs premiers essais de télégraphie ne remontent qu’à la fin du XVIIe siècle. Chez tous les peuples et dans tous les temps, on a employé, il est vrai, divers systèmes de signaux destinés à transmettre rapidement des avis d’un point à un autre; mais ces moyens imparfaits ou grossiers n’offraient aucune combinaison qui put suffire à exprimer plus de trois ou quatre pensées bien déterminées d’avance. L’art des signaux, que l’on rencontre à divers degrés de perfectionnement chez toutes les nations civilisées, ne pouvait se développer et s’étendre que par les progrès de l’optique. Pour écrire de loin, il faut voir de loin : la décou- \ertc des lunettes d’approche et des télescopes pouvait donc seule permettre de créer la télégraphie.
C’est à un physicien français, Guillaume Amontons, que revient l’honneur d’avoir appliqué le premier les instruments d’optique à l’observation des signaux aériens. Dans YEloye (T Amontons, Ponton elle a décrit son invention avec assez d’exactitude.
« Peut-être, dit Fonlenelle, ne prendra-t-on que pour un jeu d’esprit, mais du moins très ingénieux, un moyen qu’il inventa de faire savoir tout ce qu’on voudrait à une très grande distance, par exemple de Paris à Rome, en très peu de temps, comme en trois on quatre heures, et même sans que la nouvelle fût sue dans tout l’espace d’entre-deux Cette proposition, si paradoxe et p si chimérique en apparence, fut exécutée dans une petite étendue de pays, une fois en présence de Monseigneur, et une autre en
du
présence de Madame. Le secret consistait à disposer dans plusieurs postes consécutifs des gens qui, par des lunettes de longue vue, ayant aperçu certains signaux du poste précédent, les transmissent au suivant, et toujours ainsi de suite, et ces différents signaux étaient autant de lettres d’un alphabet dont on n’avait le chiffre qu’à Paris et à Rome. La plus grande portée des lunettes faisait la distance des postes, dont le nombre devait être le moindre qu’il fût possible ; et comme le second poste faisait des signaux au troisième à mesure qu’il les voyait faire au premier, la nouvelle se trouvait portée à Rome presque en aussi peu de temps qu’il en fallait pour faire les signaux à Paris. »
Amontons était un des physiciens les plus habiles du XVIIe siècle. Ses travaux sur le thermomètre à air, sur le baromètre et sur l’hygrométrie, ont exercé sur les progrès de la physique une influence puissante. Il était né inventeur. Mais s’il avait le génie qui dicte les découvertes, il était loin de réunir les qualités d’esprit qui font le succès et la fortune des inventions. Hors de ses livres et de ses machines, c’était l’homme le plus gauche et le plus ennuyeux du monde. Ajoutez qu’il était sourd. Il ne voulut jamais essayer de guérir sa surdité : « Il se trouvait bien, dit Fontenelle, de ce redoublement d’attention et de recueillement qu’elle lui procurait, semblable en quelque chose à cet ancien qui se creva les yeux pour n’ètre pas distrait dans ses méditations philosophiques. » Ceci était admirable pour faire des découvertes, mais peu avantageux pour les propager au dehors. Aussi est-il probable que la machine à signaux qu’il imagina vers 1690 serait restée à jamais inconnue, si le hasard ne s’en était mêlé.
Mademoiselle Chouin, maîtresse du premier dauphin, lils de Louis XIV, entendit parler à- Versailles de la découverte d’Àmontons. En sa qualité de favorite, mademoiselle Chouin avait ses caprices; elle eut la fantaisie de voir fonctionner la machine du savant. Mais mademoiselle Chouin avait d’autres qualités : elle avait du cœur, elle s’intéressa à la fortune du
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pauvre inventeur ignoré; elle ne manquait pas d’ailleurs d’un I certain esprit d’intrigue, ce qui lit qu’en dépit de l’indolence et de l’apathie du dauphin, elle obtint de lui la promesse d’une expérience publique. L’expérience eut lieu dans le jardin du Luxembourg, mais elle tourna fort mal. La présence du dauphin, les brillants costumes des seigneurs qui l’entouraient, | tout cet étalage solennel et inusité, troublèrent le savant. Sa K surdité augmentait sa confusion. Il manœuvra tout de travers et ne put transmettre aucun signal. Le prince se mit à bâiller, tous les courtisans l’imitèrent, et la séance se termina sur cette triste impression.
Cependant mademoiselle Chouin ne se découragea pas : (“lie obtint une seconde; épreuve qui se lit en présence de la dauphine. Celte fois les choses marchèrent mieux, mais tout le I crédit de la favorite ne put aller plus loin. Que pouvait-elle obtenir de plus de la nullité d’un prince qui, au rapport de Saint-Simon, depuis qu’il était sorti des mains de ses précepteurs, « n’avait de sa vie lu que l’article Paris dans la Gazette de France , pour y voir les mariages et les morts? » A montons, découragé, abandonna sa découverte. Il se consola de cet échec, en prenant place, quelques années plus tard, sur les bancs de l’Académie des sciences.
On a beaucoup vanté les encouragements et les honneurs qui furent accordés sous Louis XIV aux lettres et aux beaux-arts. Il faudrait ajouter, pour tout dire, (pie les sciences participaient rarement de ces hautes faveurs. Quand Louis XIV eut fondé I’ Wadémie, lorsqu’il l’eut installée au Louvre, et qu’il eut ainsi fait aux académiciens la politesse royale (h; les recevoir chez lui, il se crut suffisamment acquitté envers la science. Cinq ou six pensions accordées à quelques savants bien en cour, adulateurs émérites de la trempe de Fontenelle ou de Lagon, en de rares occasions quelques visites solennelles aux académiciens assemblé',. \oilà à peu près à quoi se réduisit la protection du grand
roi. On cesse d’être surpris de la lenteur qu’a présentée, au xvir siècle, le développement des sciences, quand on songe qu’elles avaient Fontenelle pour interprète et Louis XIV pour protecteur. On vient de voir comment fut accueillie l’idée d’Amontons, qui renfermait le germe de la télégraphie moderne; quelques années après, un autre inventeur se présenta avec une découverte semblable, et il ne fut pas mieux traité.
Cet autre inventeur s’appelait Guillaume Marcel; il occupait à Arles la place de commissaire de marine. Après plusieurs années de recherches, il était parvenu à construire une machine qui transmettait des avis dans le seul intervalle de temps qu’il aurait fallu pour les écrire. Les expériences faites à Arles, et dont le procès-verbal existe encore, ne laissent aucun doute à cet égard. Les mouvements de la machine s’exécutaient, dit-on, avec une rapidité égale à la pensée. En outre, l’appareil fonctionnait de nuit aussi bien que de jour; il représentait donc le phénix tant cherché de la télégraphie nocturne.
L’inventeur se refusa à publier sa découverte; il voulut d’abord la mettre sous l’invocation et la protection de LouisXIV. Marcel avait déjà servi le grand roi. Avocat au conseil, il avait suivi M. Girardin à l’ambassade de Constantinople; nommé ensuite commissaire près du dey d’Alger, il y conclut le traité de 1677, qui rétablit nos relations commerciales dans le Levant. C’est en récompense de ces services qu’il avait obtenu la place de commissaire de la marine à Arles. Il voulut donc présenter au roi l’hommage et les prémices de son invention : il lui adressa un mémoire descriptif avec les dessins de son appareil ; il ne demandait rien d’ailleurs, et sollicitait seulement le transport de sa machine à Paris. Ce mémoire resta sans réponse; le roi était vieux, il commençait à négliger, pour les choses du ciel, son royaume terrestre. Marcel écrivit lettres sur lettres aux ministres; mais Colbert n’était plus là, il n’y avait plus que Chamillard, et le pauvre homme avait assez à faire avec la coali-
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tion européenne h combattre et madame de Main tenon à ménager. Marcel attendit longtemps. Un jour, fatigué d’attendre et dans un moment de désespoir, il brisa sa machine et jeta au feu ses dessins. A quelques années de là, il mourut, emportant son K secret. Il ne laissa ni plan, ni description de ses instruments, et l’on ne trouva dans ses papiers que son Livre des signaux \ ( Citatœ per aéra decursiones) , dont sa femme et un de ses amis avaient seuls la clef.
Le nom de Guillaume Marcel est à peu près oublié aujourd’hui, ou du moins il n’est resté attaché qu’à quelques ouvrages qu’il a laissés concernant l’histoire sacrée ou profane, et la chronologie. C’était le premier chronologiste de son siècle. Il réunissait toutes les qualités de l’état, car sa mémoire tenait du prodige. L ajournai des savants de 1678 (où il est désigné, par erreur typographique, sous le nom de Marcet) nous apprend qu’il « faisait faire l’exercice à un bataillon, nommant tous les soldats par le nom qu’ils avaient pris en défilant une fois devant lui, » et qu’il exécutait de mémoire une opération d’arithmétique, fût-elle de trente chiffres. On ajoute qu’il dictait à la fois à plusieurs personnes en six ou sept langues différentes.
L’histoire des premiers essais de la télégraphie nous amène à dire quelques mots des expériences de télégraphie acoustique faites en France vers la fin du siècle dernier.
Le 1er juin 1782, l’Académie des sciences tenait sa séance au Louvre, lorsque l’on vit entrer, conduit par Condorcet, un moine revêtu de la robe des Bénédictins : c’était dom Gauthey, i religieux de l’abbaye de Cîteaux. Dans les loisirs du cloître, il avait imaginé un moyen de correspondance entre les lieux éloignés, et il venait en faire l’exposition devant l’Académie. Dom Gauthey avait vingt-cinq ans à peine : il était d’une taille élevée, et son visage était empreint d’une douceur et d’un charme ■ inexprimables. Quand il prit la parole pour faire connaître les principes de son invention, son élocution contenue et grave
\\k DÉCOUVERTES SCIENTIFIQUES.
produisit sur la docte assemblée l’effet le plus heureux. Son succès fut complet; il dépassa bientôt les limites de l’enceinte académique. Pendant quelques jours , le jeune bénédictin fut le héros de la cour et de la ville. Condorcet écrivit à ce sujet un rapport plein d’éloges, et Louis XVI s’empressa d’ordonner l’essai public du système de dom Gauthey. Ce système consistait à établir, entre des postes successifs, des tubes métalliques d’une très grande longueur, à travers lesquels la voix se propageait sans perdre sensiblement de son intensité. Dom Gauthey affirmait pouvoir transmettre ainsi, dans une heure, un avis «à deux cents lieues de distance.
Les expériences ordonnées par Louis \VI eurent lieu, sur une longueur de huit cents mètres, dans un des tuyaux qui conduisaient l’eau à la pompe de Chaillot. Elles ne laissèrent aucun doute sur la vérité des assertions de dom Gauthey. A la suite de ce premier essai, l’inventeur demanda l’épreuve de son système acoustique sur une échelle plus étendue. Il proposait de poser des tubes enchâssés les uns dans les autres de manière à former un tuyau non interrompu, et prétendait , avec trois cents tuyaux de mille toises chacun, faire passer, en moins d’une heure, des dépêches à cent cinquante lieues. Cependant cette expérience fut jugée ruineuse, et la munificence royale recula devant les dépenses qu’elle devait entraîner.
Dom Gauthey se tourna alors d’un autre côté; il ouvrit une souscription, mais elle fut insuffisante pour couvrir les frais probables de l’entreprise. Pendant cet intervalle, l’engouement du public avait disparu. Dans cette société frivole, les impressions se formaient et s’effacaient avec la même promptitude ; le caprice d’un jour avait élevé la fortune du jeune bénédictin, elle s’envola au premier souffle contraire. Au bout de six mois, dom Gauthey était si parfaitement oublié , qu’il ne put trouver en France un imprimeur qui consentît h publier, même à prix d’argent, l’exposé de son système.
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K» désespoir de cause , le pauvre inventeur s’embarqua l’année suivante pour l’Amérique; il y lit connaître sa découverte et demanda des souscriptions. Mais il ne put trouver qu’un imprimeur qui voulût bien publier son Prospectus , qui parut à Philadelphie en 1783.
Les idées de dom Gauthey étaient cependant beaucoup plus rationnelles qu’on 11e le penserait peut-être au premier aperçu. Rien n’indique dans la théorie mathématique du mouvement de l’air, que 'le son doive s’affaiblir en parcourant de longs tuyaux, aussi est-il probable (pie les expériences de dom Gauthey, reprises sérieusement, amèneraient d’utiles résultats. Le son parcourt trois cent quarante mètres par seconde, ou trois iront six lieues par heure; on conçoit donc que s’il peut se transmettre sans s’altérer dans des tuyaux cylindriques, on pourrait obtenir, en disposant un certain nombre de postes aux (distances convenables, un moyen de correspondance qui 11e serait pas sans valeur.
Non-seulement, en effet, les tubes propagent très bien le son, mais ils en accroissent singulièrement la puissance. I n coup de pistolet tiré à l’une des extrémités d’un tube fait entendre à l’autre extrémité le bruit du canon. M. Jobard a rc- ) connu que le mouvement d’une montre, qui n’est pas sensible à la distance de seize centimètres, s’entend très bien au bout d’un tuyau métallique de seize mètres, sans que la montre touche le métal et même lorsqu’elle en est éloignée de plusieurs pieds. Dom Gauthey avait déjà reconnu le même fait avec un tuyau de cent dix pieds. MM. lîiot et Hassenfratz ont fait des expériences plus décisives encore et qui confirment parfaitement les faits avancés par le moine de Liteaux. Ils ont. reconnu qu’à travers les tubes souterrains, la voix se propage sans rien perdre de son intensité à un kilomètre de distance (1).
fl) Ces curieuses expériences ont été faites à l’aide des tubes cv lin-
Le son peut d’ailleurs se transporter à des distances consi- j dérables sans l’intermédiaire d’aucun conducteur. Le docteur Àrnoldt raconte que pendant son retour d’Amérique en Europe , à bord du paquebot, tout à coup un matelot s’écria j
cli'iques qui servent à l’écoulement souterrain des eaux de Paris. Au moyen de ces tubes, M. Biot put soutenir une conversation à voix basse j 1 avec une personne placée à près d’un kilomètre de distance; ni lui ni son interlocuteur n’eurent besoin de poser l’oreille sur le tuyau, tant la perception était aisée; les sons leur parvenaient dans toute leur pureté, on les entendait même deux t'ois très distinctement : une fois dans le tube, une autre fois à travers l’air extérieur. « Les mots, dits aussi bas que lorsqu’on parle en secret à l’oreille, étaient reçus et appréciés. Des coups de pistolet, tirés à l’une des extrémités, occasionnaient à l’autre une explosion considérable ; l’air était chassé du tuyau avec assez de force pour jeter à plus d’un demi-mètre des corps légers, et pour éteindre des lumières . Enfin, ajoutent les auteurs de cette expé¬
rience, le seul moyen de ne pas être entendu à cette distance eût été de ne pas parler du tout. » (Mémoires de la Société d’Arcueil, t. II.)
M- Jobard a répété et a beaucoup étendu ces expériences. Il fit placer 601 pieds de tubes de zinc de 3 pouces de diamètre dans un vaste atelier. Ces tubes, dont les diverses portions étaient mal jointes, formaient entre eux onze coudes à angle droit : ils montaient et descendaient d’étage en étage; une parlie était suspendue aux murs, une autre couchée sur le plancher. Plusieurs centaines de personnes ont constaté qu’on s’entendait ainsi parfaitement, même en causant à voix basse. Ce dernier fait a mis hors de doute un point que MM. Biot et Hassenfratz n’avaient pas résolu : c’est que le bruit extérieur n’entrave pas les communications acoustiques ; en effet, pendant celle expérience, des machines à vapeur marchaient, des tours, des limes et des marteaux ébranlaient tous les étages de l’atelier, sans nuire aucunement à la perception des sons.
Des ingénieurs distingués ont étudié, en Belgique, la question de 1 établissement des tubes acoustiques. On a reconnu que les conditions de succès résident dans la nature des tubes qui doivent être composés de métaux sonores et dans leur isolement le plus complet possible par rapport au sol. Le gouvernement belge a depuis longtemps accordé l’autoiisation d établir le long des routes des tubes de ce genre. Il n’est pas douteux qu on ne pût parvenir à correspondre ainsi entre des villes fort éloignées I une de l’autre. Le savant Babbage se fait fort de causer de Lombes avec une personne résidant à Liverpool, qui en est éloignée de 70 lieues. Rumford était plus hardi, il pensait que la voix humaine peut franchir ainsi des centaines de lieues.
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qu’il entendait le son des cloches. Ceci fit beaucoup rire l’équipage : on était à cent lieues de la côte. Cependant le docteur prit la chose plus au sérieux. Il remarqua qu’il régnait une brise de terre assez forte , et que dans ce moment la voile du vaisseau était concave. Il se plaça au foyer de la voile et entendit parfaitement la volée des cloches. Il tint note du jour et de l’heure. Six mois après, de retour en Amérique, il apprit qu’au jour et à l’heure qu’il avait notés, il y avait eu à Rio-Janeiro un branle-bas des cloches à l’occasion de la fête de la ville. Un autre jour, le docteur Arnoldt , se trouvant sur le bord d’un lac de sept lieues de large, entendit, d’une rive à l’autre, le cri des marchands d’huîtres et le bruit des rames. Au rapport de Franklin, les globes de feu formés par des météores à plus d’une lieue d’élévation dans les airs, produisent , en éclatant à cette hauteur, un bruit que l’on entend sur terre à vingt-cinq lieues à la ronde (1). Le traducteur de Franklin ajoute qu’il a entendu à Paris des coups de canon tirés à Lille.
C’est d’après ces faits que quelques personnes ont proposé d’établir des télégraphes au moyen du langage parlé. Il serait facile , selon le docteur Arnoldt, de créer un service télégraphique fondé sur ce principe. Tout l’appareil consisterait en une sorte de miroir métallique concave placé sur une éminence à l’une des extrémités de la ligne ; à quelques lieues de là, à l’autre extrémité de la ligne, un porte-voix parabolique serait dirigé vers celte surface. On recueillerait les sons envoyés par le porte-voix en se plaçant au foyer du miroir. Ce serait là évidemment un moyen de correspondance fort peu dispendieux. Malheureusement la démonstration pratique a manqué jusqu’ici au système proposé par le docteur Arnoldt.
Le désir de justifier les idées de dom Gauthey , à peu près oubliées aujourd’hui, nous a entraîné à une digression un peu longue. Revenons à la série des essais télégraphiques.
(1) Lettre de Franklin, 20 juillet 1702.