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représente dans son enlitr le télégraphe éleclro-m.Tgnéli que américain. A est un cylindre de bois mobile aulonr de um centre. Sur ce cyliudi'e se trouve enroulée toute une prori»OQ de papier D, coupée en ruban mince et continu cl dont l'extrémité vient passer sur la poulie G. T.e poids B ■ met cootiniicllenient en action lc5 rouages d'horlogerie C,C ^Ê yitoot tourner la poulie G et ont pou r clTel d'atlirei; et. d« ■
6 0 DéCOUVERTES 8CI£NTIFI0U£S.
dérouler peu à peu le papier disposé autour du cylindre de bois A, de manière à faire marcher constammeDt ce papier autour de la poulie et au-devant du crayon.
On comprend maintenant comment le crayon du télégraphe peut imprimer une série de marques sur le papier quand le courant est successivement établi ou interrompo. Il reste à indiquer comment on peut à volonté provoquer ces alternatives du courant voltaîque, et produire ainsi les mouvements du crayon. Voici la disposition qui fut d'abord employée par M. Morse pour obtenir ce résultai.
La pile était placée à la station du départ, le télégraphe h la station opposée, le Gl conducteur réunissait les deux stations. A la station du départ, le fil électrique était interrompu sur un point de son trajet à une petite distance de la pile, cl ses deux extrémités disjointes venaient plonger dans une coupe pleine de mercure. Pour établir le courant voltaïque, il suffisait de plonger les deux extrémités di^ jointes du conducteur dans la coupe remplie de mercure, ce qui donnait une communication instantanée; pour interrompre le courant on retirait de la coupe les deux extrémités du fil.
Il est facile de comprendre que le courant voltaïque, établi ou interrompu par ce moyen, permet de tracer à distance des signes sur le papier mobile placé à la station extrême. En efl'et, quand on établit le courant, en plongeant dans la coupe de mercure les deux extrémités du fil conducteur, la pièce de fer, dans Tappareil télégraphique représenté page 57, est aussitôt aimantée; elle attire le levier GDE, et, par ce mouvement, le crayon, en s'élevant, vient porter sur le papier tournant; quand le circuit est interrompu, le magnétisme disparaît et le crayon s'éloigne du papier. Lorsque le circuit est ouvert et îevmé rapidement, il se produit sur le papier de simple points; si, au contraire, il reste fermé pendant un certain temps,
TiLÉGBAPHIE ÉLECTRIOUE. Cl
la plume trace une ligne d'autant plus longue, que la durée du circuit a été plus prolongée ; enfin rien n'est tracé sur le papier tant que le courant est interrompu. Ces points, ces lignes et ces espaces blancs conduisent à une grande variété de combinaisons.
Les caractères télégraphiques adoptés par M. Morse, pour représenter les lettres de l'alphabet, sont les suivants :
A6CDEFG HIJ
• • •m^am •m