CONCLUSION
Il résulte des faits contenus dans ce travail , que l'on ne saurait révoquer désormais en doute l'existence de Y hermaphrodisme vrai, mais incomplet et tel que nous l'avons compris plus haut.
Le fait qui nous est propre, prouve en particulier qu'il peut naître des individus de l'espèce humaine qui participent à la fois , sous le rapport des organes génitaux, et du type masculin et du type féminin , et qui, sous le point de vue des autres organes en général , communs à l'un et à l'autre sexes , offrent une sorte
de mezzo termine entre l'homme et la femme, variété d'hermaphrodisme, qui ne me paraît pas avoir encore suffisamment fixé l'attention des tératologistes , et que l'on pourrait désigner en attendant mieux, sons le nom tinter-hermaphrodisme. Peut-être, devrait-on , pour ne rien préjuger sur l'essence mêifee de cette monstruosité, la distinguer par le nom du sujet qui nous l'a présentée , et créer alors l'expression d'hermaphrodisme Valmontien, é
Ceux qui nient avec opiniâtreté l'existence de tout autre hermaphrodisme que celui auquel ils ont donné le nom de pseudo-hermaphrodisme, nous accuseront, sans doute, d'une crédulité presque superstitieuse , pour avoir admis, chez Yalmont, une espèce particulière de vrai hermaphrodisme. Un tel reproche nous touchera peu. Il faut croire à ce qui est , fût-ce un miracle : de toutes les superstitions, si l'on peut se servir de celte
expression en matière de sciences naturelles, la pire ne consiste point à croire à ce qui n'est pas, mais bien à ne pas croire à ce qui est*
Enfin , répétant la saine maxime qui nous a servi d'épigraphe , nous dirons en terminant : « Dans les faits » qui , comme celui-ci , s'éloignent des opinions reçues, » la sagesse consiste également à n'admettre que ce qui » est rigoureusement prouvé, et à ne pas assigner des » bornes trop étroites à la puissance de la nature. »