‹ Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 3 sur 6 · D DE A · texte numérisé non relu

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RS es aime la France comme ses compatriotes; cela se sent à chaque ligne de son remarquable opuscule, et c’est sans amertume qu’il nous rappelle que 800,000 habitants, d’origine française, se souviennent toujours au Canada que leur mère-patrie c’est la France.

Au point de vue commercial, M. Taché a fait très-habilement ressortir les avantages que les deux pays peuvent tirer de transactions suivies, et cette propagande portera des fruits; la beauté des produits du Canada nous en est un sûr garant.

Il serait à désirer que MM. les commissaires étrangers eussent tous compris, comme l’a fait M. Taché, les devoirs qui leur étaient imposés par leurs fonctions ; le but de l'Exposition universelle eût été ainsi pleinement atteint,

Le Canada, découvert par le célèbre navigateur français Jacques Cartier, demeura colonie française depuis 1534, époque de la découverte, jusqu’en 1761, année de sa cession à l'Angleterre. La colonie portait le nom de Nouvelle-France, désignation dont se sont bien montrés dignes les descendants de nos premiers colons qui conservent encore nos croyances, notre langue et nos usages, ct l'affection la plus vive pour la patrie de leurs aïeux. |

Dans le temps de la domination française sur les bords canadiens, la Nouvelle-France comprenait une étendue de pays dont les limites, vaguement désignées, renfermaient une superficie plus grande encore que celle que l’on assigne maintepant au Canada. On y faisait surtout le commerce des fourrures, qui formaient le principal article des exportations, et auquel s’ajoutaient le chanvre dont la culture, malgré ses succès, a été depuis abandonnée, le tabac et une plante exclusive à l'Asie ‘méridionale et au Canada, le ginseng, qui se vendait alors un prix extravagant en raison de la faveur dont celte plante jouissait comme médicament à cette époque.

Lors de la cession de la Nouvelle-France à l'Angleterre ,

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