‹ Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 6 sur 6 · DA EE · texte numérisé non relu

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catholique a 8 évêques et plus de 700 prètres; Les autres cultes comptent 4 évèques et environ 4,200 ministres des diverses croyances.

Ces trop courtes remarques sur l’état passé et présent du Canada doivent exciter en France d’autant plus d'intérêt, que des souvenirs et des liens d'affection l’unissent au beau pays d'Amérique qui portait autrefois son nom, et dont la découverte, comme celle de toute l’Amérique du nord, est due aux nobles travaux des Cartier, des Cavalier de la Salle, des Laverandrie, des Joliet et de beaucoup d’autres hardis enfants de notre patrie. Arrivons maintenant à l'exposition canadienne,

Le Canada qui, par le nombre de ses exposants, se trouvait en septième ligne parmi tous les pays qui ont envoyé leurs produits à Paris, a exposé dans vingt-six classes sur les trente du Système de classification de la Commission impériale. Les articles de la provenance du Canada étaient réunis dans un local unique, à l'extrémité Est de l'Annexe du bord de l’eau, à l'exception des machines en mouvement qui, au nombre d’une douzaine, occupaient un compartiment de la section anglaise à l’autre bout du même édifice.

Au milieu de la section canadienne s'élevait un superbe trophée, un des plus beaux de toute l'Exposition, composé des articles de la seconde classe, savoir : les produits des forêts et des arts forestiers. Ce trophée, dont nous donnons le dessin ci-derrière, était composé de trois étages, surmontés chacun de galeries d’où le visiteur embrassait d’un coup d'œil tout le panorama de l’Annexe, et où l’on arrivait par un escalier intérieur en spirale, L'édifice était recouvert d’un pignon couronné d’un castor, emblème de l’industrie et du travail, et que les Canadiens ont adopté dans leur écusson. Les bois étaient polis et vernis d’un côté, à l’extérieur, et simplement sciés de l’autre, de façon à faire juger parfaitement de leur qualité.

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Examinons rapidement les produits canadiens dans l'ordre de la classification officielle, et d’après l’idée générale adoptée par M. Taché dans le catalogue raisonné qu’il a donné de l'exposition de son pays.

Ce catalogue, parfaitement méthodique, est une nouvelle preuve que M. Taché n’a rien negligé pour mettre en relief et populariser en France les produits du Canada. C'était une œuvre indispensable, et elle a été exécutée avec cette rare intelligence qui caractérise tous les travaux de M. Taché.

La première classe, destinée à l’art des mines et à la métallurgie, a fourni au Canada l’occasion de révéler à l'Europe les richesses étonnantes de son sol dans une superbe collection organisée d’après une méthode admirable. L'arrangement scientifique des minéraux du Canada est dû à M. Logan, collègue de M. Taché et géologue en chef de la province du Canada. M. Logan a ajouté à cette belle collection une carte géologique, résumant d’une manière savante toutes les connaissances acquises par le département géologique du Canada. M. Sierry Hunt, chimiste de la Commission géologique du Canada et membre du Jury de la première classe à l'Exposition, a publié un intéressant Mémoire rédigé par lui et dont les matières avaient été préparées en commun avec M. Logan, Mémoire qui complète et explique les indications disposées sur la carte dont nous avons parlé, Voici maintenant la nomenclature des produits de la première classe fournis par le Canada,

« Carte topographique et carte géologique avec Mémoires.

«Métaux el leurs minerais : Une masse de fer météorique, fer oxydulé, fer oligiste, fer limoneux, fer titané, ilménite, blende, galène, minerai de cuivre natif, pyrite auro-argentifère et argentifère, nickel, argent natif, or natif, platine, iridium , pyrites aurifères, pyrite arsénicale.

«Minéraux exigeant des opérations chimiques pour ètre

mn 40 employés dans les arts : Ocre d'uranium, fer chromé, cobalt, manganèse, molybdénite, dolomie, magnésite.

«Peintures minérales : Ocre de fer, barytine, phosphate de fer.

« Matières minérales employées dans les beaux-arts : Pierre lthographique.

«Matières minérales employées dans la joaillerie : Agates, labradorites, jaspe, quartz, agate rubanée, perthite, rubis.

« Matières réfractaires : Pierre ollaire, mica , plombagine, grès blanc, amiante, |

« Engrais et amendements minéraux : Phosphate de chaux, gypse, marne coquillière.

« Matériaux à aiguiser et à polir : Pierres à aiguiser, tripoli.

«Matériaux pour bâtir : Ardoïises, granit blanc, gneis, grès, grès calcaire, calcaire, trap, marbres, calcaire hydraulique, briques à bâtir.

« Matières combustibles : Tourbe, asphalte. »

Passant aux produits forestiers de la seconde classe, nous arrivons à l’une des parties les plus intéressantes de l'exposition canadienne. Sous le point de vue du commerce possible des bois entre la France et le Canada, la belle collection des productions sylvestres, que ce pays a si habilement étalé à nos yeux, est du plus haut intérêt, et nous savons que cette question , grosse d’avenir pour les deux contrées, occupe l'attention d'hommes spéciaux et sérieux. La seconde classe se compose donc, pour le Canada, des articies suivants, savoir :

«Bois au nombre de soixante-quatre variétés : bois blanc, tilleul, sumac, érable commun, érable rouge, érable ondé, piqué, pleine, prunier sauvage, cerisier rouge, cerisier d’automne, cerisier à grappes, pommetier blanc, ponmetier jaune, néflier, senelier, cormier, poirier sauvage, cornouiller, frêne blanc, frêne noir, frêne dur, frêne commun, carthame.

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orme rouge, orme gris, orme dur, noyer tendre, noyer noir, noyer brun, noyer blanc, noyer doux, noyer gras, noyer dur, chêne blanc, chêne de savane, chêne rouge, chêne noir, chàtaignier, hêtre, charme, platane du nord, pin résineux, pin rouge, pin jaune, pin blanc, sapin, pruche, épinette blanche, épinette noire, épinette rouge, cèdre blanc et cèdre rouge, bois de fer, bouleau, bouleau blanc, bouleau rouge, merisier blanc, merisier rouge, aune, saule noir, tremble, tremblepeuplier, peuplier, liard.

« Rames pour chaloupes, boissilerie, pelles de bois, charbon de bois, douves, cerceaux, manches de haches, manches d'outils, sucre d'érable, animaux et oiseaux empaillés, conserves de viandes, castoréum, plan de pêcherie, lignes de pêche, mouches artificielles pour la pêche, plantes médicinales.

« Gommes de pin, de sapin et d’épinette.

« Huiles de baleine, de marsouin, de loup marin, de pourcie,

de requin et de capelan.

« Peaux naturelles d'ours, de loup, de loup-cervier, de renard, d’orignal, de caribou, de chevreuil, de castor, de loup marin, de loutre, de vison et de martre. »

Avant de quitter la seconde classe, nous croyons devoir faire quelques citations du catalogue raisonné dont nous avons parlé relativement à la spécialité d’une des essences des bois du Canada; citons:

« Voici un état de la quantité des principaux bois d’écarrissage, pris dans le port de Québec seulement, pour l’année 1853 :

« Il ne faut pas oublier que ces quantités n’ont trait qu'aux grands bois écarris pour la construction.

« Pin blanc et jaune. .... 17,422,724 pieds cubes. « Pin rouge. ........... 1,851,435 ) « Chêne............... 460,614 »

d'OMUE users ee 7 695,284 pieds cubes.

« PTONRS dede rens 158,990 »

« Épinette rouge. ....... 707,155 »

« Érable et merisier... .., 71,007 )

« Mâtures.............. 4,067 morceaux.

u BSD. er ocre ns 849. »

« L’épinette rouge est peut-être le bois le plus précieux que possède le Canada ; pour les constructions navales surtout, il jouit ensemble des qualités toujours séparées dans les autres espèces, de iégèreté comparative, de force absolue et de durabilité égale à celle du meilleur cèdre. On l’emploie à beaucoup d’usages dans les différentes constructions, et depuis qu'on à reconnu en Europe l'excellence de ce bois, l'exportation en augmente beaucoup. Le chêne le meilleur ne lui est supérieur que placé dans les parties extérieures d’un navire, et pouvant être soumis à des frottements fréquents ou à des chocs violents et répétés. Dans l'architecture navale, par exemple, il n’est rien de comparable, sous aucun rapport, à une courbe d’épinette rouge employée, soit dans la courbure, les guirlandes et les découpures d’un navire. »

La troisième classe comprend les produits agricoles proprement dits, lesquels ont laissé à ceux qui ont visité l'Exposition une haute idée de la belle position qu’occupait le Ganada comme exposant de céréales et autres produits du genre qu’il a envoyés à Paris avec une profusion, indice de sa richesse. Voici la nomenclature des objets de cette collection :

« Plan d’une ferme canadienne, dessins et aquarelles des fruits et légumes du Canada, râteaux, charrues, moulins à battre le grain, coupe-racines, moulin à farine portatif, machine à racler, cribles et autres machines à nettoyer les grains, blé, avoine, orge, pois, graine de lin, sarrasin, graines de fourrages et légumes, houblon, tabac, fèves, fruits séchés, chicorée, sucre d'érable, haricots, noix, laine brute, fromages, »

‘Tous les grains, dont les noms sont inscrits plus haut, ont été exposés à plusieurs échantillons et de plusieurs variétés. Qui n’a pas admiré ces beaux produits artistement arrangés dans de coquets barils recouverts de verres?

Cette classe termine le premier groupe composé des produits naturels et matières premières : or, dans ce groupe, pris comme ensemble, si le Canada a trouvé des rivaux à l'Exposition, il n’a certainement rencontré aucune supériorité. A quel avenir n’est pas appelé un pays qui possède une telle variété de richesses? Nous avons cru devoir entrer dans tous les détails qui précèdent sur ces trois classes pour deux raisons, d’abord parce qu’elles forment, sous le rapport de l’importance, la portion la plus notable de l’exposition du Canada, puis, parce que, relativement à la France, il y a là matière à nouer de vastes relations commerciales, auxquelles la position relative des deux pays, comme producteurs, offre des conditions assurées de succès.

Nous ne continuerons pas à désigner spécialement chaque classe ; mais voici la suite de l’énumération des produits canadiens exposés dans l’ordre du catalogue :

« Balances, poulies, tuyaux en cuir pour l’eau, pompes à incendie, soufflets, harnais, attelles de collier, malles de voyage, selles, fouets, jougs pour bœufs, voitures de luxe, clous pour chemins de fer, lanterne de locomotive, forge portative, machine à percer, bras de vergues, machine à mortaiser, machines à raboter et à tourner, machine à faire la brique, machines à clous, charrue mue à la vapeur, machine à coudre, rouets, niveau d'ingénieur, réfrigérateur, poêles.

« Potasse, colle forte, sels alcalins, produits chimiques, vernis pour cuir, huile de cameline, de pieds de bœuf, de pourcie, de baleine , de loup marin, de marsouin , de capelan, de requin, de lard, de cèdre, de pin, d’épinette ; savons ; lapis peints à l'huile : souliers et bottes en caoutchouc ; cuirs :

TT ee cuirs de marsouin; papier d’immortelles; fourrures teintes ; plantes tinctoriales; peintures minérales; tabac.

« Farines de blé, d'orge, d'avoine, de maïs, de pois; fécules ; biscuits de mer; sucre d'érable; marinades ; jambons divers ; viandes conservées; eaux minérales; plantes médicinales; préparations oflicinales; castoréum ; animaux empaillés; cordages ; modèles de vaisseaux et de radeaux de sauvetage ; rames ; matériaux divers à bâtir ; ciments ; modèles de travaux publics; outils tranchants ; objets en fonte ; toiles métalliques pour nettoyer les grains; clous ; orfévrerie; vitraux coloriés ; crin ; draps, laines et étofles diverses ; passementerie et habillements; meubles divers; curiosités et fantaisies sauvages ; dessins d'architecture et modèles d’édifices ; lithographies et photographies ; ouvrages en cire; gravure en creux; reliures diverses et en peau de marsouin ; piano; peintures à l’huile et aquarelles.

Nous ne pouvons nous dispenser de faire suivre cette longue liste Ces produits canadiens de quelques remarques qui nous ont été suggérées par un examen sérieux de l'Exposition et par les nombreux et intéressants documents que MM. les commissaires du Canada ont distribués, ou fait insérer dans les journaux.

Le Canada a soutenu sa vieille réputation de Londres en nous montrant deux belles pompes à incendie, remarquables comme pièces de mécanisme et pour le luxe de leur ornementation, luxe très-répandu chez les sapeurs-pompiers du Canada et des États-Unis.

Deux charmantes voitures, qui ont fait sensation parmi les nombreux visiteurs de l'Annexe, sont venues rivaliser avec les meilleurs produits de l'Europe. Le fini du travail, la beauté des formes, le goût de l’ornementation, sont traités avec un art consommé par les fabricants de ces deux belles pièces.

Les articles de sellerie sont aussi d’un travail qui dénote que

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née [T5 > le goût du beau et du luxe de bon ton sont fort à la mode au Canada , et que, pour être homme d’affaires, le Canadien n’en prend pas moins ses aises d’une façon très-comfortable,

Les machines à travailler le bois, que la vapeur mettait en mouvement dans l’Annexe, ont joui d’une faveur toute spéciale ; les tours, machines à mortaiser, à raboter et autres, ont attiré à ceux qui les ont exposés des éloges souvent répétés.

L'industrie doit à un Canadien d’avoir livré à ses besoins un produit tout nouveau dans son application ; nous voulons parler du cuir de marsouin, cétacé que l’on trouve en grand nombre dans le fleuve et dans le golfe Saint-Laurent. Ce cuir, outre sa beauté, sa souplesse et ses qualités de durée exceptionnelle, jouit encore de la propriété de polir les métaux en dernière opération, mieux qu'aucune autre substance employée jusqu'ici au même usage.

Cette mention du cuir de marsouin nous amène à faire une réflexion sur les richesses du golfe et du fleuve Saint-Laurent comme endroit de pêches, et à noter les belles huiles de poisson et de cétacés exposées, dont une, l'huile du petit dauphin, jouit de la propriété de résister à la congélation : toutes les huiles exposées sont d’une beauté et d’une pureté remarquables, Nous avons examiné en même temps des térébenthines du Canada. Ces huiles végétales sont des substances précieuses pour la confection des vernis.

À propos de la troisième classe, nous avons parlé de la beauté des produits agricoles canadiens, et dans nos remarques préliminaires de l’importance de la production sous le rapport de la quantité, Disons maintenant un mot des produits agricoles transformés par les opérations qu’on leur fait subir avant de les livrer au commerce. Les belles farines du Canada, ses belles fécules, ses conserves diverses de viandes et autres substances alimentaires, le sucre d'érable, produit à peu près inconnu parmi nous, ont enlevé d’assaut l'admiration publique qui a

— {6 — vu là, dans un avenir prochain, une ressource pour les jours de besoin de l'Europe et matière pour les producteurs canadiens à un commerce considérable.

Nous avons relaté l'importance du Canada au point de vue de la construction des navires, importance réelle puisque la ville de Québec seule élève chaque année à une moyenne de h0,000 tonneaux le port collectif des bâtiments qui s'y construisent. Là encore la qualité se joint à la quantité, car les fins voiliers de Québec ont acquis par leurs succès une réputation universelle. On a pu examiner des modèles de ces constructions pour vaisseaux à vapeur et à voiles et pour vapeurs de rivières, dans le genre de ces immenses palais flottants en usage dans les grandes rivières de l'Amérique. Un des modèles exposés est celui d’un fin voilier de Québec appelé l'Étoile filante, qui est maintenant employé comme transport pour le service des puissances alliées en Crimée.

Les outils tranchants, exposés par le Canada, constituent, à notre avis, un des plus beaux succès pour ce pays, à l'Exposition universelle; ces outils paraissent traités avec un art admirable qui n’exclut pas le bon marché.

Les produits des manufactures de choses usuelles, consistant en draps faits à la main, étoffes diverses, tricots, etc., etc., et surtout des chapeaux de paille et de foin sont dignes, à des titres divers, d’être mentionnés.

Parmi les articles de chaussure, nous avons remarqué de très-belies bottes d’écuyer et des bottes de chasse en peau de caribou; on assure que nul autre cuir ne possède à un degré égal les qualités de légèreté et d’imperméabilité,

Tout le monde a admiré ces belles fantaisies sauvages, dont les dessins sont brodés avec les poils d'orignal et de porcépic, sur différents tissus. Ces objets, d’un luxe tout nouveau, sont dignes des beaux étalages de la fantaisie parisienne,

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ur's I serait presque superflu de mentionner les riches fourna- rures du Canada, martres, visons, castors, loutres, renards, etc., etc. ; dire qu’elles sont sans rivales c’est nous vue dispenser d’en faire un plus long éloge.

Ja Mentionnons spécialement les objets manufacturés en bois, de tels que portes, fenêtres et persiennes, dans lesquels le bon on- marché va de pair avec des dispositions commodes et une exéles cution soignée. Nous prenons encore de là occasion de par Du ler des bois du Canada : le pin jaune, le plus beau bois que n- puisse employer la menuiserie, l’érable piqué et rubané, 1rs et le noyer noir, matériaux précieux pour l’ébénisterie et la en marqueterie. Il est difficile d'imaginer rien de plus gracieux è- et de plus chatoyant que la surface polie et dure comme le le É marbre de cette chaise de boudoir, en érable rubané, qui se le É voyait à l’exposition canadienne.

4 L'Europe n’a pas vu sans étonnement les modèles exposés t, des vastes canaux du Canada et du colossal pont tubulaire de je Victoria. Ces travaux gigantesques, dont on s’étonnerait parrt tout chez les nations civilisées d’ancienne date, émerveillent E bien davantage de la part d’une population encore faible et s- habitant un pays tout nouveau.

F7 | Nous avons examiné avec une attention spéciale le modèle S d’un appareil de sauvetage qui, nous le croyons, n’a pas été È suffisamment apprécié par les visiteurs. Ge système, inventé e . au Canada, consiste à transformer les plats-côtés des tame bours des roues d’un steamer, ou toute autre portion approé priée d’un navire soit à voile, soit à vapeur, en un radeau 1 permanent de sauvetage qu’il suffit de laisser aller à la mer t en cas de sinistre. Nous ne pouvons qu’indiquer ici cette inven-

tion ; elle nous paraît destinée à rendre impossibles les noyades en masse, surtout en rivière.

Nous terminerons cet article en mentionnant une autre invention qui porte le nom de cultivateur à vapeur du Canada.

Nous n’avons pas vu cette machine, qu'on dit merveilleuse et d’un avenir incalculable, mais nous citerons textuellement les paroles prononcées par M. Coré, dans son discours, au banquet spécial des exposants agricoles : « J’uprouve, messieurs, un bonheur que vous partagerez tous, en vous apprenant que le problème de l'application de la vapeur à la charrue est complétement résolu par un mécanicien du Canada qui s’honore de son origine française. J’ai vu ces jours derniers fonctionner cette importante machine, cette charrue mue par la vapeur, et l’expérience laisse peu de chose à désirer, »

Ici doit se borner notre compte rendu de l'exposition canadienne. Le génie agricole et industriel de ce beau pays a droit, à tous égards, à l'attention de l’Europe et surtout aux sympathies de la France, qui peut se montrer fière du Canada dont elle fut jadis la mère-patrie, et dont nous venons d’enregistrer les brillants travaux.

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