‹ Exposition universelle de 1867 Rapports du jury internationalChapitre 32 sur 75 · FABRICATION ÉTRANGÈRE · texte numérisé non relu

FABRICATION ÉTRANGÈRE

La fabrication du papier peint à l'étranger n'offre rien de particulier; les procédés de fabrication sont absolument les moines que ceux employés actuellement en France, et ne varient que dans quelques détails insignifiants, pour ce qui concerne le travail d'impression par la machine.

Il faut cependant signaler, en Allemagne, le bon goût dans le choix des dessins de la fabrication de MM. Sporlin et Zimmerman, à Vienne, en Autriche; et surtout insister sur les efforts et la persévérance déployés par M. Ballesteros de Santiago (Espagne). Cet industriel a su créer une fabrication d'une certaine importance, alors qu'il avait à lutter contre beaucoup de difficultés inhérentes au pays dans lequel il fabrique, et où il a dû faire préalablement l'éducation industrielle de ses ouvriers.

L'industrie des papiers peints aux États-Unis d'Amérique comprend dix fabriques d'une certaine importance, et sept autres dont le chiffre d'affaires est relativement minime. Les quatre maisons les plus considérables figurent à l'Exposition universelle de 1867; ce sont : MM. Howell et Brothers, de Philadelphie, qui font un chiffre d'affaires d'environ 6 millions: Cristy, Constant et C'1', de New-York, pour 4 millions; J. K. Bigelow et O, de Boston, pour 2 millions et demi ; Robert Graves et O, de New-York , pour 2 millions.

Le capital de ces maisons est de près de 10 millions de francs, et le chiffre des produits fabriqués par tous les industriels réunis égale celui de la fabrication française.

Les papiers qu'ils ont exposés n'ont rien présenté de satisfaisant. Presque tous sont imprimes à la mécanique , et entièrement distancés par ceux des autres nations; il est

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juste de faire remarquer qu'où les a signalés comme étant avariés et mal choisis; mais nous n'avons pu juger que sur ce qui nous a été soumis.

On nous a indiqué également une machine inventée tout récemment par la maison Graves, pour la dorure à la poudre. Cette machine, qui a été expérimentée devant des industriels français, donne, parait-il, de très-heaux résultats, et peut dorer facilement 800 rouleaux par jour, alors qu'on n'en peut faire que 75 à 100 par les procédés ordinaires.

L'impression à la machine doit à l'Amérique les machines à foncer, qui sont maintenant employées à Paris dans presque tous les ateliers imprimant à la mécanique, et celles à accrocher ou à suspendre les rouleaux , dont une application est faite dans les ateliers de MM. Gillou et Thorailler à Paris.

L'exposition du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande comprend, après la France, le plus grand nombre «l'exposants de papiers peints, et présente une réunion complète de tous les genres de fabrication. Comme travail à la planche, la fabrication anglaise est loin d'égaler les produits français,

Jusqu'en 1846 , les papiers de tenture étrangers étaient frappés d'un droit tellement élevé, qu'ils se trouvaient entièrement exclus du marché britannique, et qu'il n'y avait aucune concurrence possible entre les fabricants anglais et ceux des autres pays; il en est résulté pour l'Angleterre une stagnation complète du progrès de cette industrie. Mais depuis que les articles étrangère ont été admis dans le Royaume-Uni au môme titre que ceux qui y sont fabriqués, on a pu remarquer une amélioration sensible dans le style et le choix des dessins.

Presque tout le papier de luxe employé en Angleterre étant de provenance étrangère, et principalement d'importation française, les efforts des industriels anglais se sont reportés sur le travail d'impression par les machines, et ils sont arrivés à de très-grands résultats de fabrication, surtout au point de vue de l'importance et du bon marché de la production.

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La maison la plus importante pour les impressions à la machine est celle de C. et J.-G Potter. Elle occupe près <le 600 ouvriers , et fait un chiffre d'affaires d'environ o millions. Les papiers sont fabriqués à raison de 2,500 mètres par heure, par des machines imprimant jusqu'à trente couleurs à la fois. C'est la maison Potter qui, la première, a employé les machines à vapeur pour l'impression des

Lors du traité de commerce, la fabrication française s'était émue de la concurrence dangereuse que lui ferait la fabrication mécanique anglaise; mais cette crainte a aujourd'hui disparu, grâce au\ efforts des industriels français, notamment de MM. Leroy, et Gillou et Thorailler. Les papiers anglais importés en France étaient collés à la gomme, afin d'obtenir un séchage plus actif, et de faciliter la superposition des couleurs qui doit se faire avec tant de rapidité; il en résulte que les colleurs qui, pour gagner du temps, ont l'habitude d'enduire de colle une certaine quantité de lés à l'avance, voyaient les impressions s'effacer et les couleurs s'étendre les unes sur les autres. Les dessins employés par l'industrie du papier peint dans le royaume-uni de la Grande-Bretagne sont généralement demandés à des artistes français ou imités de ceux-ci. Voici le nombre des ouvriers employés à la fabrication du papier peint, suivant le recensement de 186I :

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