Exposition universelle & internationale de Liège 1905
RS df* lour première réunion à la Bourse du Commerce sous la présidence de M. Pinard, le distingué président de la Seclion française à rEx[)osition de Liège, les membres du Comité de la Classe S6, après rinslallation de leur bureau, désignaient comme rapporteur M. Mermilliod, qui déjà avait été choisi pour remplir les mêmes fonctions à l’Exposition de Saint-Louis pour le Groupe 61.
Notre collègue qui, à cette époque, revenait des Etats-Unis où il était allé représenter nos industries à l’ouverture de l’Exposition et en môme temps prendre des notes pour établir le travail dont il avait été chargé, n’accepta que sous réserve la nouvelle fonction que ses collègues voulaient bien lui confier.
Délégué ensuite par le Ministre du Commerce pour faire partie du Jury international à l’Exposition de Liège, M. Mermilliod remit sa démission de rapjiorteur entre les mains du président de la (dasse (SG, M. Dehesdin.
C’est alors que pour pourvoir au remplacement de notre collègue, les membres du Jury français de la Classe 86, réunis le 24 juillet, sous la présidence de M. Donckèle, voulurent bien me désigner comme rapporteur et M. le Commissaire général du Gouvernement de la République me tlt l’honneur de ratifier ce choix en me nommant rapporteur du Jury.
Je tiens à remercier ici M. le Commissaire général et les membres du Jury et à les assurer que tous mes efforts tendront à me montrer digne de la confiance dont ils ont bien voulu m’honorer.
EXPOSITION DE LIÈGE
Mais au momont d’ontropriMulro la iAclio qui m’a pIp coiifiéo, jo me demande comment il me sera possible, a[)rès les remanpiables ouvrages relatant d’une façon si complète et si détaillée les imu’veilles des Expositions précédentes : Paris. ISStlet P.)l)l), (diicago 1893, Bruxelles 1897, Glasgow 1901, Saint-Louis 1901, d’éviter les redites fatigantes, d’émettre di's opinions originales, de présimter des aperçus nouveaux sur des sujets jiréalahleinent étudiés avec autant de soin <[ue de compétence, par des personnalités faisant autorité dans le monde commercial et industriel.
Je vais essayer cependant de trouver dans l’examen des diverses manifestations des industries des accessoires du vêtement, di's éléments dignes de retenir l’attention de tous ceux qui suivent avec intérêt les progrès,, les innovations constantes de ces industries qui, participant d’une façon régulière et toujours remanpiable à toutes les Expositions, font apprécier cliaipie fois davantage ces qualités essentiellement françaises ; l’ingéniosité et le bon go lit.
Je tAcherai de mettre en lumière les points intéressants des Classes 81) des Sections étrangères, et il m'est jiermis d’espérer que, de cette comparaison, il sera possible de tirer ipielques enseignements pratiques au double point de vue économique et technique.
La Belgique, qui possède un sol d’une richesse merveilleuse est avant tout un pays de grosse industrie. Par suite de la proximité des mines, d’innombrables établissements métallurgiques id d’importantes usines de construction mécaniifue se sont fondés ipii ont donné à toute la région une grande prospérité et ont assuré le salaire à de nombreux ouvriers.
Par contre, si on considère que la Belgique a, par rapport à son étendue, la population la plus dense du monde entier, 240 babi tants par kilomètre carré, on constate que la fabriiuition de tous les articles de première nécessité, compris sous la dénoiniuation d’accessoires du vêtement n’est pas aussi développée qu’elle pourrait l’être ; aussi ce pays offre-t-il pour tous les articles confc'ction nés en général, mais plus particulièrement pour les nombreux jiroduits des industries qui nous occupent, un débouché considérable. Le chitïreglobal de nos exportations en Belgique a atteint, en 19IM, 773.387.000 fr. , chiffre qui est le second en importance de notre tableau d’exj)ortation.
Sur l’initialive de deux notables Liégeois, M. Victor Dumoulin, fabricant de chaussures, qui fut vice-président du Jury international de la Classe des accessoires du vêtement, et M. Florent Photien, négociant en objets d’art et poteries, Liège, troisième ville de la Belgique, centre industriel très important, organisa pour la première fois, dans un cadre merveilleux, une Exposition Universelle et Internationale.
L’appui du Gouvernement belge et la participation officielle de la France et des principales nations en assurèrent le succès.
Les fabricants français se souvenant des précédentes Expositions en Belgique : Anvers 1894, Bruxelles 1897, répondirent avec empressement à l’appel du Comité.
Les relations amicales que nous entretenons avec le peuple belge que facilite l’usage d’une même langue et qu’explique une similitude de mœurs et de tempérament; les sympathies que professent pour notre pays les citoyens de la ville de Liège dont le caractère fier et courageux, épris de justice et de liberté a tant d’affinité avec le nôtre, décidèrent nos industriels à donner à leur participation à l’Exposition de Liège un éclat tout particulier ; ils contribuèrent ainsi au succès de la Section française, dont la Classe 86 futun des attraits aussi bien par le nombre des exposants que par la variété et l’intérêt des produits exposés.
Je veux essayer de démontrer dans une analyse succincte de leurs nombreux travaux, combien grande fut la contribution des Comités d’admission et d’installation de la Classe 86 à ce résultat, et quelle part active ils prirent dans la préparation et l’organisation de cette splendide manifestation des industries des accessoires du vêtement que fut la Classe 86.
PREMIÈHE PARTIE