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CHAUSSURES

Les progrès réalisés par cette industrie, dans ces dernières années, sont absolument remarquables. Les perfectionnements apportés dans l'outillage, qui, en grande partie, est importé des États-Unis, ont permis, à la fabrication mécanique, d’établir à des prix avantageux des articles de bonne qualité et même de luxe. Aussi la consommation en augmente-t-elle chaque jour, et innombrables sont maintenant les luxueux magasins pour la vente au détail, installés aussi bien à Paris que dans la [ilupart des villes importantes de province.

Dans les campagnes même, les paysans ont une tendance de

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plus eu plus graiule à chausser des souliers el des brodequins, au lieu des sabots el des galoches.

Tout semble doue contribuer à donner à l’industrie de la chaussure un développement considérable. 11 existe d’ailleurs des fabriques dans presipic tous les pays du monde ; chaque nation produisant ainsi pour sa consommation projire, il ne peut y avoir que la question de mode, de goût et de torme qui puisse aider aujourd hui aux échanges, rendus encore plus difüciles par les tarifs douaniers existants.

C’est ainsi ipie nous voyons les industriels américains faire des efforts considérables pour imposer leurs articles de forme et de tournure spéciales, afin de faciliter l’écoulement de leur grande production.

La France occupe le })remier rang pour les articles de luxe. Les modèles que crée le chausseur, qui est le fabricant sur mesure par excellence, celui qui tait très beau et très bien, jouissent auprès de la clientèle riche et élégante du monde entier d’une réputation en tous points justifiée.

Le bien fini, l’élégance des formes, la confection soignée sont d’ailleurs la caractéristique de la fabrication française, dont les jirincipaux centres de production sont Paris, Nancy, Amiens, Fougères, etc.

FRANCE

L’industrie de la chaussure qui fait un cbilïre d’affaires considérable, — ‘262 millions en 1905 — et qui emjiloie un très nombreux personnel, élait représentée par les maisons les plus importantes de Paris el des principaux centres de fabrication de France.

Les objets exposés se recommandaient tout autant par leur coupe irréprochable, leur confection soignée, que parla variété des formes et des matières employées; on pouvait y admirer depuis les modèles de luxe du grand chausseur jusqu’aux arliclcs d’usage courant fabriqués mécaniquement par nos grosses manufactures.

Le Jury comptait parmi ses membres un chausseur de Paris, dont les articles de grand luxe jouissent d’une renommée universelle. Dans une vitrine d’une rare élégance, il présentait à côté de bottes

et bottines d’un fini remarquable, des souliers en étoffe et en peau avec broderies et applications d’un travail atteignant la perfection. Hors concours.

Une maison dechaussures en gros de la région du Nord était également hors concours, un de ses chefs étant juré-expert.

Les articles qu’elle exposait, entièrement fabriqués mécaniquement, se faisaient remarquer par leur coupe irréprochable et les soins apportés dans leur confection. Cette importante maison fait un chiffre élevé à l’exportation; elle a des succursales en Angleterre, où elle vend au public les produits de ses usines de France.

Une ti ■ès jolie Exposition, quicontenait des articles fort élégants, souliers de ville et de soirée, avec broderies et ornements, était celle présentée par une de nos plus grosses manufactures de chaussures de Paris, qui, possédant un outillage perfectionné, peut produire beaucoup et bon marché et occupe un nombrenx personnel.

Un Grand prix est venu s’ajouter à la liste déjà longue des hautes récompenses obtenues dans les Expositions précédentes.

Un diplôme d’honneur fut attribué par le Jury à une aidre importante maison de chaussures de Paris, dont les articles exposés démontraient la bonne fabrication.

Dans une charmante vitrine arrangée avec un goût parfait, une maison parisienne de chaussures de luxe présentait ses produits renommés par leur coupe élégante et leur confection soignée. Le Jury lui décerna un Grand prix.

Une fabrique de chaussures de Picardie obtint également un Grand prix avec les produits qu’elle présentait : souliers pour l’armée, bottes de chasse et de fatigue, dont elle s’est fait une spécialité.

Un diplôme d’honneur fut décerné à un fabricant de tiges pour chaussures, dont les produits exposés étaient bien établis et fort bien traités.

Il faut mentionner encore l’Exposition d’une maison parisienne vendant directement au public, et qui présentait des bottes et bot-

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iinesde chasse, réunissant toutes les qualités de solidité et de conforl désirables : médaille d’or.

Une médaille d’argent fut attribuée jiar le Jury à une fabrique de Nancy, qui montrait un assortiment de chaussures ordinaires de tous genres, chaussures en feutre et brodequins pour l’armée.

Knlin, une maison d’ornements et boucles jmur chaussures, comjirenant des agrates fantaisies, des motifs divers, avec garniture émail, applications en peaux, en acier, en étoffes, et qui complétait cet ensemble si intéressant de l’industrie de la chaussure française, obtint une médaille d’argent.

BELGIQUE

Dans aucune autre industrie, les exposants étrangers ne furent aussi nombreux que dans celle de la chaussure.

On en comptait en etfet :

9 pour la Belgique

4 — Russie.

29 — Bulgarie.

2 — République dominicaine.

1 — Serliie.

1 — .Vngletcrre.

Soit en tout 49 exposants.

En examinant les produits exposés par les fabricants belges, qui seuls pouvaient être mis eu comparaison avec les fabricants français, on constatait les jirogrcs réalisés. La coupe était généralement bonne et la confection soignée, les neuf représentants de l’industrie belge avaient fait de grands efforts, et ils avaient réussi à rendre leurs Expositions vraiment intéressantes.

Une importante falirique liégeoise dont le titulaire, vice-président du Jury international, élait une des personnalités les plus en vue de l’Exposition de Liège, et qui en fut, nous a-t-on dit, un des promoteurs, exposait des chaussures jiour hommes et pour dames qui retenaient raiteniion aussi bien par le fini de la fabrication, que par leur forme élégante et parfaite ; hors concours.

Les deux autres représentants delà fabrication liégeoise, obtinrent, l’un un Grand prix, l’autre une médaille d’or.

Le premier exposait, dans une élégante vitrine, les articles de luxe dont il s’occupe spécialement : bottes Chantilly, bottes de chasse, souliers et bottines de ville et de soirée, dont la confection soignée mérite une mention particulière.

Le second présentait à côté de modèles fantaisie peu intéressants, tels que souliers dorés et argentés, des bottines en chamois et en veau uni et grainé, qui faisaient grand honneur à ses procédés de fabrication.

Dans une vitrine fortbien présenlée, une maison de chaussures d’hommes, de Huy, qui s’occupe surtout de la fabrication de l’article moyen, avait disposé avec goût des types de ses différents modèles dont la coupe rationnelle et le travail soigné lui valurent l’attribution d’un diplôme d’honneur.

Une Exposition fort originale était celle d’une importante manufacture de chaussures de Dison. Cette maison exposait dans deux vitrines parallèles, sé[)arées par une allée et formant un petitpavillon isolé du plus gracieux effet, en outre des produits de sa fabrication, remarquables à tous égards, des modèles inachevés représentant les différentes transformations que doivent subir le soulier et la bottine avant d’ètre terminés. C’était une leçon de choses du plus grand intérêt et on ne saurait trop encourager de pareilles démonstrations qui sont à la fois attrayantes et instructives, et rendent, pour le public, les Expositions beaucoup plus intéressantes.

Ce remarquable et ingénieux ensemble fut récompensé par le Jury d’un diplôme d’honneur.

Une très importante fabrique de chaussures de J’ermonde, employant un nombreux personnel et faisant un gros chiffre d’atïaires, offrait à l’examen du Jury de jolis spécimens de sa fabrication ; des chaussures pour hommes et pour dames, en cuir uni et fantaisie. Elle fut récompensée par une médaille d’or.

Un chausseur de Verviers présentait, è côte des modèles de ses articles de luxe, un type de chaussures sans couture, de son invention. Quelques spécimens de bottes de cheval complétaient cette Exposition qui obtint une médaille d’argent.

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Le Jury décerna une médaille de bronze à une maison de Bruxelles, (|ui labrique l’arlicle ordinaire el les pantoulles en cuir, en Jeulre ef en toile.

bmlin un labricanl de liges de belles, de Cbalelineaux, reçul une médaille d’argenl.

RUSSIE

La Russie comptait quatre représenlants qui montraient uniquement des articles établis pour réjiondre aux besoins de la clientèle indigène. L’est ainsi qu’une imjiorlante manuraclure de cbamssures de cuir de Kimvri présentait de jolis spécimens de bottes, de confection soignée el d’une souplesse absolument remarquable, dont la consommation est si grande en Russie, où, par suite de l’insufTisance des moyens de communication, l’emploi du ebeval comme mode de transport est très répandu. Elle obtint un diplôme d’honneur.

Le Jury accorda une médaille d’or à une maison de Nijni-Novgorod, qui s’est fait une spécialité de la fabrication des chaussures de feutre el principalement de tous les genres de bottes dont se servent les Russes pour garantir, par les temps de neige, leurs bottes de cuir.

Celte maison occupe un nombreux personnel et fait un chiffre d’atfaires relativement considérable.

Il fut attribué, par le Jury, une médaille d’argent à un fabricant de chaussures de Moscou, qui présentait ipielques-uns de ses modèles de fabrication, plutôt ordinaires, et établis également pour les besoins jiarliculiers du pays.

Entin, une fabrique de chaussures en feutre, de Kazan, dont les articles, sans forme précise, grossièrement finis, ne sont d’ailleurs portés que parles habitants des campagnes, oldint une médaille de bronze.

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