CHAPELLERIE
La chapellerie française était brillamment représentée à Liège, autant par le nombre des exposants que par la notoriété des maisons qui avaient répondu à l’appel du Comité; Toutes^les branches de l’industrie du chapeau se trouvaient réunies sous les yeux au [lublic ; chapeaux de laine, formes de paille et de feutre, coiffures ue voyage, chapeaux de soie et de feutre, chapeaux de paille, casquettes, fournitures de chapellerie, etc... ^
Le Jury décerna aux 20 exposants qui contribuèrent à ce magnifique ensemble, et dont trois étaient hors '’conc'burs comme membres du Jury, les récompenses suivantes .
5 Grands prix, dont un à une collectivité comprenant 8 maisons,
4 diplômes d’honneur, ,
2 médailles d’or-. , t, . . - i
KXl'OSiriON DK KIKGK
Il osl iin[)Os.sil)lD (ral'liniier |)liis ('‘locjuemiiKMil la haule supériorilé (le celle iiulusirie si pleine (l(; ressourc('s, (|ui lieni une si oraiide j)lace dans les indusiries du \ élément, el dont le cycle embrasse une si vaste (dienlèle hors de nos IVonlières.
Tont('s les diverses l'abricalions de rindusirie dn cliaj)eau ont (“lé traitées avec une telle compélenc(“. el d'une manièr(“ si précise, par M. Mermilliod, dans le ra[)porl (pi'il vieni d(“ l'aire sur le (Iroupe ()1 de l’Exposition de Sainl-Lonis, (pi’on vomira bien nous excuser de ne donner sur cerlaiiu's branches de celle industrie (|ue des détails succincts.
FRANCE
Trois fabricants decba[)eaux pour dames el une collectivité très inléressanici réunissant huit exposajds avaient fait des Expositions remar(piables.
Une maison parisienne, qui possède une importante usine à Paris, montrait , dans une vitrine d’un goût parfait, des modèles de chapeaux en paille el (“ii feutre, qu elle fabimpie et vend, soit nus soit garnis, principalement à Paris el en province.
Hors concours, son chef étant membre du .lurv.
Dans une grande vilriue centrale, (pie l’on trouvait aussil(')t franchie l’élégante portière du diorama de la plume, était présentée l’Exposition de la Colh'ctivité des fabricants de chapeaux de iiaille et de feutre pour dames, (!(' Paris. Pour la première fois, il avait été possible de réunir les maisons de [iremii'r ordre ([ui créent les nouveautés de la haute mode el donnent, dans celle partie de notr(“ indusirie nationale, le Ion au monde (“ulier, maisons qui, malheureu.s('ment, avaient cru jusqu’ici devoir se désintéresser des Expositions.
(l’est grâce au dévouement inlassable el aux instances [iressantes du président de la (Ibambre syndicale des fabricants de chapeaux de "paille et de feutre pour daim's, (ju’il fut possible d’obtenir la participation de ces fabricants à l’Exposition de Eiège. Il convient de l’en féliciter tout particulièrement et nous souhaitons ipie le succès remporté par celte belle Exposition collective lui permette de r('‘unir. dans les prochaines manifestations de nos industries des acc('ss()ires du vêlement, des reiirésentants de plus en plus nom-
lirciix de celle Ix'lle iiuluslrie, si esseiil ielleineiil parisieiuH', du clin[)e;tu jiour daines.
I.,es luiil maisons, coiipiosanl celle colleclivité, jirésenlaient lies modèles ({ni, jiar leur nonveanlé, leur coloris, la finesse exlrème des inalières ein|doyées, le raffinement des formes et l’hahiletéde la main-d œuvre, constituaienl unensimilile d’une élégance {larfaile cl d une grande valeur [irofes.sionnelle. Certaines de ce.s maison.s s’étalent attachées à montrer des articles alisoliinient inédits,
Kxi’osrnoN de liege
roiiiine in;üièr(3 première et di'ssin (clinpeaux reininaillés d'une smde pièce); d'autres exposaient des (pialités eu articles unis d'une (iuesse ('xlrèiue (crins, chanvres et chapeaux exoti([ues); d'antres (Micore s'étaient a})pliqnés à envoyer des modèles remaiapiahles |)ar la g-rande hahileté de la main-d'œuvre (d la diflicnlté vaincue. La vilrine, à (pialre faces, se com])osail de chapeaux d'été d'un c()lé et de chapeaux d'hiver de l’antre. Tous les g-enres de hndre et de tissus, ainsi rpie toutes les pailles et libres (pi’il est possible d'employer en chapellei'ie étaient rejiréseidés.
L’ensemble, tout à fait supérieur, se composait exclusivement de chapeaux de dames.. Le Grand prix collectif lui fut allrilmé, ainsi (pi’iine nomination hors concours.
Golte Exposition, si aj)préciée par les connaisseurs, aurait beaucoup g'agiié à être présentée sons une forme moins professionnelle; nous savons qu’il en a toujours été ainsi, et que le chapeau le plus élé^anl sans g-arniture, et surloni privé du délicat visage et de la grâce féminine i>onr lesquels il a été créé, garde la sécheresse des choses exilées, mais il sérail désirable que dans les prochaines manifeslalions à l’étranger de leur belle industrie, nos fabricants si artistes et si ingénieux puisseul présenter leurs articles d'une manière plus allrayanle et, pour ainsi dire, j)lus complète.
Lu Grand prix fut égalenieid allrihué à une très ancienne et très importante maison })arisienne, dont les genres exposés se recommandaienl par la variélé des modèles, leur goût parfait, ainsi que par les soins apportés dans la conlection.
l n Grand prix fut décerné à nouveau à une très importante lahricpie de chapeaux de laine pour hommes et dames, qui occiq)e, en \ endée, nn grand nomln-e d’ouvriers, tlonf la [)roduction journalière atteinl 3.()l)() pièces et qui a acquis et conservé dans celte spécialité une suprématie indisculalde.
Une importanle fabri([ue de casipieltes et chapellerie de fantaisie, (pii était hors concours jiar suite de la jirésence de son chef dans le Jury, exposait, dans une vilrine du meilleur goût, des modèles très intéressants de sa fabrication : cas(|uetles pour chautTeurs, pour touristes, coitfures de sports, loques ole chasse, d’un travail très soigné.
Le Jury accorda un diplôme d’iioniieur à une autre fabrique parisienne de casquettes, qui s’est fait une spécialité] de l’article de luxe.
dette maison a su donner de l’élégance à ces^coiffures, (pii, en¬
core tout récemment, étaient complètement délaissées par le monde fasliionable.
Par la création constante de nouveaux modèles, elle a su répondre aux exigences si changeantes de la mode et du sport sous toutes-
EXPOSITION DE EIEOE
SOS lonnos ; aulo, liioyohM le, polo, chasse, eic...: un hel assorliinenl de cliaiieaux mous pour le voyage coinplélail cel heureux eiiscinhh'.
Une aulre maison de chapellerie dont la l'ahricalion consiste exclnsivemenl dans Tarlicle courant, ([ui s’attache et réussit fort bien à Auilgariser les genres adoptés par la mode, obtint une médaille d’or.
S’inspirant do formes nonvellement créées aussi bien dans le chaiiean de dame, de tillette et d’enfani (jue dans les cas({uettes el bérets, elle les approprie aux besoins et aux ressources de sa clienlèle, (|ui peut ainsi, à bon compte, se parer au goût du jour.
L'industrie du chapeau de paille était rej^résentée jiar des maisons d’une importance considérable, et la place préjiondérante qu occupe cette spécialité dans la cluqiellerie française mérite une mention sjiéciale.
La renommée de l’industrie lorraine, dont les débuts remontent à [dusienrs siècles, est universelle; celle indusirie aurait été importée de Toscane par des ouvriers italiens, des le seizième siècle, et l’on raconte que Marie Sluart ayant l’emarqué ce travail [lendanl nn séjour à la cour de Lorraine, lenla de l’implanter en Lcosse. Onelle <pie soit l’exaclilude de ces détails, ils prouvent tout au moins ([ue la fabricalion des chapeaux de paille, à Nancy, est fori ancienne.
La première sorte de chapeau ainsi fabriqué fut le chapeau cousu, c'est-à-dire formé par la coulure concentri(|ue de tresses de paille.
(ietle fabrication, (pii n’a cessé de s’étendre, en même tenais que s’accroissaient ses débouchés, est aujourd’hui une partie importante de l’induslrie cbapelière.
L’élément constitutif du chapeau de [laille cousue est la tresse de paille. Ue nom génériipie englobe les Iresses fades avec les matières les plus diverses, t(dles que : tiges de graminées (blé, seigle, avoine, etc...), copeaux de certains bois (sajiin, saule, bouleau, (de...), le crin, le coton, le chanvre, la soie, les feuilles de palmier, le ratia, les joncs, les roseaux, le chanvre de Manille, les
éclisses de lialcine, les pelures de plumes, les libres de daltier, l’osier, etc..., (|ue nos industries importent d’Ilalie, de Suisse, d’Anglelerre, de Belgi([ue et surtout delà (ihine et du Japon.
Mais, si importanl que soit le (diajieau de jiaitle cousue, ce qui constitue la spécialité, et l’on pourrait dire l’originalilé des tabricants lorrains, c’est le cbapeau tressé d’une seule pièce, tait avec la feuille de palmier (Latania Glaucopliylla). (Vesl vers 1H30 seulement que ce genre de cbapeau fui connu par quebpies spécimens grossièremeni laits venus des Antilles. Les tabricants français, se rendant compte du succès auquel était appelé cet article, cherchèrent à l’implanter dans leur pays.
.\})rès quelques années de tâtonnements, une réussite complète couronna ces tentatives faites à Sarrallie, à Sarr-Union et dans les environs, où le tressage du chapeau de palmier prit bientôt une grande extension. Ces jiremiers essais datent de 1833.
Lue quinzaine d’années plus lard, apparut, venant de l’Amérique centrale, le chapeau panama. Ce nouveau venu eut des débuts retentissants; les premiers panamas se vendirent, en effet, 1.000 et ‘2.000 francs, et devinrent des objets de curiosité, à cause de leur prix et de leur linesse.
Les fabricants de l'Est tentèrent avec succès de fabriquer ce nouveau chapeau, dont le travail, quoique plus difticile, rappelait celui du palmier. Depuis lors, on sait le chemin parcouru. Le panama, que le caprice de la mode a tant de fois porté au pinacle, est devenu une tabrication essentiellement lorraine.
Après la guerre franco-allemande de 1870, les fabricants de l’Est tirent des tentatives en vue de transjiorter l’industrie du tressage aux environs de Nancy, mais, malgré des elTorts répétés, on ne put constituer en Meurthe-et-Moselle et dans les \’osges, ([u’un certain nombre de centres de tressage, dont on peut évaluer le nombre des ouvriers et ouvrières à cinq cents ou six cents. 11 fallut conserver en Alsace-Lorraine les succursales étalilies quarante ans auparavant, sous peine de voir la France perdre en totalité le bénéfice d’une industrie qu’elle avait créée de toutes pièces, et (jui, à cause de son caractère particulier, est unique en Europe, et
EXPOSITION DE LIEGE
inpine.oii |)eul le dire, dans le inonde enlier, jniisiine le Iressag-e des [lanainas dans rAinériijiie cenirale n'exisle qn’à l'élal rudiinenlaire, en laid ([ii’iiidnslrie.
Les fahrieanls de l’Est, nionopolisanl la lahricalion des cliajieanx d(‘ palmier et de panama, a[)})li(piôrenl successivement leur outillage et leurs procédés spéciaux de hlanchiment, d’apju'ét et de dressage aux clia[)eaux dits de rotin, tressés à Java, aux chapeaux dits de Manille, tressés aux Philippines, aux chapeaux tressés à Madagascar et en (Jiine, de telle façon que Nancy et la région sont connus dans tous les pays du monde pour leur industrie sp<‘ciale des chapeaux tressés.
Un com[)te, dans la région de l’Est, dix manulactures de cha peaux de paille ipii occiqient au tressage de vingt à vingt cinq mille ouvriers, chilTre qui paraîtrait énorme, si l'on ne savait (pie h' tressage, qui se fait entièrement à la main, est un travail extrêmement long, puisipie, dans certains panamas très fins, le tressenr emploie pour un sent chajieau pins de deux mille liens, et des villages entiers se livrent à ce travail qui demande une grande habileté de main et heaucoup d’habitude pour être réussi.
Les salaires varient de Lot) à 5 francs par jour pour les femmes, et de 3.r)() à S francs pour les homim's.
La production des dix mannfaclures installées en Lorraine jient être évaluée à cim] cent mille douzaines de chapeaux par an, soit vingt mille chajieaux par jour.
D’importantes manufactures existent également dans la région Sud-Est (Grenoble, Lyon) et la région du Midi (^Caussade, Septfonds).
Le Jury décerna un Grand prix à chacune des deux fabriques de chajieaux de jiaille de la région de Nancy.
La première, d’une importance considérable, présentait, dans une très lielle vitrine des spécimens de son énorme production, chapeaux tressés en libres exotiques, panamas, etc...
Tous ces articles étaient absolument remarquables de fabrication et se recommandaient par leur travail soigné, leur finesse et leur blancheur.
La seconde, qui avait fait une Exposition intéressante au plus haut
point, attirait l’attention [lar une heureuse disposition des matières jiremières diverses employées dans la confection de ses chapeaux de paille, dont elle présentait une grande variété de formes, permettant de satisfaire toutes les fantaisies de la clientèle.
Des chapeaux de paille cousue, d’une fabrication parfaite, et exécutés avec des matières de prix avantageux, étaient exposés par une très ancienne fabrique du, Sud-Ouest de la France, occii
EXPOSITION DE LIÈGE
piull un noiiilireux iiersonnel, ol à laquelle le Jury décerna un diplôme d’honneur.
Deux mai.son.s de chapellerie, vendani direclemenl leurs produils aux consoiumaleur.s, avaieid établi des vitrines conlenani les g’enres les plus variés et itu plus heureux efl’el.
Dans l une, on remarquait des hauts de forme aux huit rcHels impeccables, des modèles de chapeaux de feutre et de paille de formes nouvelles, d’une élégance jiarfaite, d’un cachet tout parisien.
1 tiplôme d’honneur.
Dans l’autre, ou constatait, en admirant les genres exposés en chapeaux d’hommes, de dames et d’enfants, ce que peut une publicité bien enleudue, ap|)uyée sur une falirication méticuleuse ef un travail soigné, pour donner de l’extension à une production dont l’importance croît sans cesse.
Médaille d’or.
Kniin, un diplôme d’honneur fut olitenu par une fabrique de Saiut-Etieuue, (pii a un dépôt à Paris, et ipii, dans une vitrine oi'i les nuances s’harmonisaient de la lagon la plus heureuse, exjiosail des galons pour cluqiellerle et rubans fantaisie, dont l’emploi, pour roruemeiilatiou des coitfures de dames et surtout des chapeaux d’hommes, s'est considérablement développé pendant ces dernières années.
BELGIQUE
En Belgique, le centre de l’industrie des chapeaux de paille se trouve dans la vallée defieer, oi'ila fabrication en aurait été également importée de Toscane, au xiv*' siècle. A l’apogée de son importance, (Mitre ISüO et LSyh, tous les villages de cette contrée constituaieul autant de centres de tressage de tresses de paille, mais (le[)uis cette éjioqiu', la préférence accordée aux |)roduits de la Chine (d du Japon a fait baisser sensililement la fabrication de cette contrée.
Les fabricants font maintenant leurs chajieaux avec des tresses
im[)orl;ées ; l’expoiialion des tresses lielg’es s’est presque complèfeiiient arrèlée, ces tresses ne servent pour ainsi dire plus qu’à la confection des corne! tes ou capotes de paille qui sont portées dans diverses contrées de Belgique et de Hollande.
L’Exposition de la vallée de Geer, dans une des maisons du ^ ieux Lièire, faisait voir une collection vraiment curieuse de ces coiffures de paysannes, dont certaines, constituées avec des tresses d’une finesse extraordinaire, représentaient de véritables tours de force de tressage.
Dejiuis quelques années, la fabrication des chapeaux de paille dans la vallée de Geer s’est tout à fait modernisée, et les fabricants de cette région produisent des articles en tous points semblables à ce qui est fait en France et dans les autres pays d’Eurojie.
11 n’existe aucune fabrique comparable comme importance à nos usines de l’Est, mais le grand nombre d’établissements que l’on compte à Glons, Bassenge, Hins-Boris, etc... en font néanmoins un centre respectable.
Une très intéressante vitrine était celle d’une manufacture de chapeaux de feutre dont le siège est près tle Bruxelles.
L’exposant avait eu l’ingénieuse idée d’y réunir des spécimens des différentes formes de chapeaux qu’il fabrique pour l’exportation, notamment pour l’Amérique du Sud, et cet ensemble formait une petite collection du plus pittoresque effet.
Sur le devant de la vitrine, des tyjies des matières employées, lièvre, lapin, rat, etc..., enfin quelques modèles variés de genres en chapeaux de feutre souple, complétaieid cette Exposition remarquable qui fut récompensée [lar un Grand prix.
Une manufacture de fine chapellerie de Glons, qui exjiosait pour la première fois, obtint cependant une médaille d’or, le Jury voulant reconnaître et encourager l’effort tout spécial fait par cette maison qui présentait un assortiment intéressant de chapeaux de paille pour hommes et enfants.
JAPON
Dans la Section japonaise, cinq fabricants de tresses de bois et de paille présentaient des échantillons de leur production, dont une
EXPOSITION DE LIEGE
grande partie est exportée en Eurojie, chez les industriels qui reçoivent en effet leur paille toute nattée du Japon, pour la confection de leurs divers chajieaux de j)aille.
Les tresses exposées démontraient les jirogrcs réalisés par cette industrie dont les produits jieuvent rivaliser avec ceux de Suisse, d'ital ie et de Belgique et, cependant, les Japonais ne sont pas des innovateurs, ils s’appliquent surtout à copier lidèleinent et rapidement les nouveaulés créées en Europe.
Au Japon, la jiaille est d’une qualité et d’un brillant exce|)lionnels, le bois est particulièrement propre à la confection de tresses de bois qui sont maintenant employées concurremment avec celles de ■Caïqii ; cependant, malgré la richesse du sol el le taux très réduit des salaires, les Japonais n’arrivent encore à concurrencer que les articles courants de la fabricalion européenne.
Nous avons vu à Liège des chapeaux dits de jianama dont les prix étaient d’environ 30 0/0 plus élevés (jue des articles similaires produits par la fabrication lorraine, bien ipie le tressage n’atteignit jias la perfection de la main-d’œuvre française.
Ln Grand prix fnt accordé à une associalion de fabricants de tresses de paille, du département d’Ükyama.
Une Exposition remanpiable était celle d’une maison de tresses <le bois de Yokohama, qui exporte en Europe pour une somme de 700. OOt) yens et peut fournir 1.000.000 de pièces de 00 yards annuellement; elle obtint un diplôme d’honneur.
Lue autre maison de Koebi, qui exposait des tresses de bois, fut réconniensée par une médaille d’or.
Le Jury décerna à deux fabricants de tresses de bois et tresses de paille, de Kobé, une médaille d’or el une médaille d’argent.
Enlin, une maison de Tokio (pii montrait quelques spécimens de chapeaux de tresses de bois, de formes peu gracieuses, reçut une médaille de bronze.
11 reste à mentionner l’Exiiosilion de chapeaux dits Tamsui, d’une maison de Taipek, île de Formose.
Ge cbajieau (jui, au dire des intéressés, ne le cède en rien au
chapeau dit de Panama est fabriifué avec les feuilles d’un végélal, le Pandamus odralissimus, ((ui sont blanchies cl tressées par des ouvrières indigènes.
Il se recommande par sa souplesse et sa légèreté.
Ouelques s[)écimens de Heurs, fabriquées par des jeunes filles dans les écoles, montraient un nouvel enqiloi du végétal servant à la confection de ces cba|)eaux.
Le Jury accorda à celte Exposition une médaille d’argent.
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
En fabricant de chapeaux de paille de Saint-Domingue, qui exposait des modèles de peu d’intérêt, reçut une médaille d’argent.