‹ Extrait d'un mémoire intitulé Des hallucinationsChapitre 46 sur 49 · OBSERVATION XXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVII

Hallucinations de l'ouïe et du toucher pendant la veille. — - Hallucinations de la vue

dans un demi-sommeil.

M. Lelut, dans son livre sur le Démon de Socrate, rapporte, d'après Bodin, l'histoire d'un halluciné qui offre beaucoup d'analogie avec celle du célèbre philosophe. Ce malade était dirigé par un bon ange qui lui tirait l'oreille droite quand il s'engageait dans une mauvaise voie, et au contraire l'oreille gauche quand il n'avait rien à craindre et pouvait persévérer. «Je lui demandai, dit Bodin, si jamais il avait vu l'esprit en forme; il me dit qu'il n'avait jamais rien vu en veillant, hormis quelques lumières en forme d'un rondeau bien clair; mais un jour, étant en extrême danger de vie , ayant prié Dieu de tout son cœur qu'il lui plût le préserver, sur le point du jour, entres ommeill znt , il dit qu'il aperçut, sur le lit où il était couché, un jeune enfant vêtu d'une robe blanche changeant en couleur de pourpre, d'un visage d'une beauté émerveillable , ce qui l'assura bien fort , etc. , etc. »

§ IV. — INFLUENCE DE l'ÉTAT INTERMÉDIAIRE A LA VEILLE ET AU SOMMEIL SUR LA MARCHE DES HALLUCINATIONS.

La nuit a été signalée avec raison par plusieurs auteurs comme un moment de paroxysme pour les hallucinés. Quelquefois même des hallucinations purement psychiques pendant le jour deviennent alors réellement sensorielles. En interrogeant ces malades avec soin , on pourra se convaincre que ce paroxysme ou cette transformation sont souvent dus au passage de la veille au sommeil et du sommeil à la veille, comme le prouvent les observations suivantes.

DES HALLUCINATIONS 5o3

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