‹ Extrait de l'abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 10 sur 73 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

De la formation de la Compagnie de Montmorency, à la (| restitution à la France du Canada et de l'Acadie (1621-1632).

| D, Que fit le duc de Montmorency, en 1621, sur de | nouvelles plaintes portées contre la compagnie de Rouen ?

| R. Il en établit une autre pour faire opposition à celle de Rouen, dans l'espérance que cette nouvelle | compagnie serait plus fidèle aux engagements qu'elle | prit à son tour.

D. Quelle résolution dut prendre Champlain, ayant R | à so plaindre des deux compagnies ?

| R. Il résolut de s'adresser au roi lui-même. | D. Qui choisit-il pour cette fin, sa présence étant | nécessaire à Québec ?

| D. Il choisit le Père George Le Baillif, récollet, venu en 1620.

| D. Quel fut le résultat de la mission du Père Le | Ba:llif?

R. Ce fut d'obtenir, entre autres choses, un arrêt du conseil d'état qui réunissait les deux compagnies en une seule, et qui accordait à la compag”ie de Mont- | | morency le privilège de la traite.

| D. Quelle mesure prit Champlain, dans l'automne | de 1621?

(l R. Ilrenvoya en France deux familles qui n'avaient | encore rien fait sur leurs terres, bien qu’elles fussent | | dans le pays depuis plus de deux ans. | 1l D. Que fit-il pendant l'hiver de 1621-22 ? | | R. Il conclut de nouvelles alliances avec quelques | tribus sauvages.

| 1 D. Que firent les Iroquois à cette nouvelle ? R. Ils se mirent en campagne, après s'être divisés

1626] OCITAMPLAIN, z

on plusieurs partis : l’un attaquales Français au saut Saint-Louis; l'autre se rendit à Québec, où il attaqua l'établissement des Récollets, 4

D. Quels nouveaux ouvriers apostoliques arrivèrent à Québec, en 1623 ?

R. Le Père Nicolas Viel et le Frère Gabriel Sagard, premier historien des missions huronnes.

D. Par quel événement fut marquée, à Québec, l’année 1624 ?

R. Par une solennité religieuse, célébrée en exécution d’un vœu fait en l'honneur de Saint Joseph qui, dans cette occa:ion, fut choisi pour premier patron de la Nouvelle-France.

D. Quelle détermination prit Champlain, voyant que la compagnie, non contente de laisser le pays sans défense, négligeait encoro de pourvoir Québec des vivres nécessaires ?

R. Il so détermina à reconduire sa famille en France.

D. Quand partit-il de Québec ?

R. Le 15 août 1624, après avoir instamment recommandé, non-seulement les travaux de l'habitation, mais encore ceux du fort Saint-Louis.

D. À qui laissa-t-il le commandement, en son absonce ?

R. Au sieur Émori de Caën, qui était en mêmo temps principal commis de la colonie.

D. Que fit le duc de Montmorency, fatigué des querelles continuelles entre les deux partis de la Compagnie du Canada ?

R. Il céda sa vice-royauté au duc de Ventadour.

D. Quels furent les premiers Jésuites qui arrivèrent au Canada ?

R. Ce furent les Pères Charles Lalemant, Jean de Brebœuf, Edmond Masse, et deux Frères coadjuteurs.

D. Que fit Champlain, à la nouvelle que de Caën inquictait les Catholiques de Québec, jusqu'à vouloir les obliger d'assister aux prières des Huguenots ?

KR. De concent avec le Père J. Le Caron, il porta

des pluintes au roi, Le sieur de la Ralde fut alors nommé pour remplacer le sieur de Caën.

D. Dans quel état Champlain trouva-t-il la colonie, à son retour à Québec, en 1626 ?

R. Il trouva l'habitation et le fort Saint-Louis dans l'état où il les avait laissés doux ans auparavant,

D. Que fit-il alors ?

R. Il fit achever le magasin et construire un fort spacioux.

D. Quelle résolution prirent le roi Louis XIIT et son ministre, lo cardinal de Richelieu, en apprenant que la compagnie ne remplissait pas ses engagements ?

R. Ils résolurent de la supprimer et d’en former une nouvelle qui donnât enfin naissance à une colonie française catholique, selon le dessein de François Ier,

D. Quand fut formée la nouvelle compagnie connue sous Île nom de Compagnie des Cent-Associés, ou de la Nouvelle-France ?

R. Le 29 avril 1627.

D. A quoi s'obligea la nouvelle compagnie ?

R. A faire passer deux ou trois cents hommes dans la Nouvelle-France, dès l’année 1628, et à continuer d'en envoyer annuellement, afin qu'au bout de quinze ans, la colonie renfermât au moins 4000 Français catholiques.

D. Qu'arriva-t-il presque aussitôtaprès la formation de cette compagnie, qui donnait de si belles espérances pour l'avenir de la colonie ?

. R. La guerre fut déclarée entre la France et l'Angleterre.

D. Quel fut le résultat de cette guerre pour la colonie ?

R. L’Angleterre envoya une flotte de dix-huit vaisgeaux, commandée par David Kertk, calviniste franais, pour s'emparer de la Nouvelle-France. x

D. De quelles places Kertk s’empara-t-il d'abord au commencement de l’année 1628 ?

R. De Port-Royal et de Tadoussac,

D. Que fit-il ensuite ?

16321 CITAMPLAIN. 23 :

R. Îl envoya signifier à Champlain do lui livrer Québec; mais sur le refus forme de celui-ci, il renonça au dessein de déloger les Français.

D. Quel parti prit alors Kertk, pour so dédommager de son insuccès ?

R. Il résolut de surprendre la flotille chargéo de vivres que la nouvelle compagnie envoyait au secours de Québec; en effet, l'ayant rencontrée, il l’obligea de so rendre, après six heures de combat.

D. Qu'arriva-t-il l’année suivante, 1629 ?

R. Une escadre anglaise commandée par les frères Kertk se présenta devant Québec, et M, de Champlain, n'ayant encore reçu aucun secours de France, dut capituler le 20 juillet.

D. Qu'apprit Champlain, à son arrivée en Angloterre, le 20 octobre 1629 ?

R. Il apprit que la paix avait été conclue entre la France et l'Angleterre, deux mois avant la prise de Québec.

D. Où se rendit Champlain ?

R. Il se rendit chez l'ambassadeur français, auquel il présenta un mémoire de ce qui s'était passé, et l’original de la capitulation de Québec.

Page 1