DE MONTMAGNY—-D'AILLEBOUST
R. Profitant de la conjoncture, il se rendit aux
e feu des bourgades entières, et en massacraient tous 1 les habitants. : 4 L- D. Que manda M. de Champflour, gouverneur des 1h Trois-Rivières, à M. de Montmagny, peu après la Ni e prise du Père Bressani ? { R. Il manda que des Hurons venaient d'arriver 4 l- dans son poste avec trois prisonniers [roquois. 4 e D, Que fit M. de Montmagny ? d | À
Trois-Rivières et invita les Iroquois, les Iurons et 1 0 les Algonquins à une assemblée générale, pour y trai- 1: ter de la paix. Hi ? D. Quel fut le résultat de cette assemblée ? A1 R. La paix y fut conclue. | fl D. Quelle fut la fin du Père Jogues ? (A R. Le 17 octobre 1646, comme il entrait dans la L D à cabane d’un huron, un iroquois, qui s’y trouvait ca- (in ché, lui fendit la tête d’un coup de hache, i Le D. Que firent les Iroquois, en 1647 ? ( R. Divisés en petites bandes, ils se mirent en cam- (1 é pagne: ils brülèrent le fort Richelieu et allèrent sur- f prendre les Algonquins qui, comptant sur la paix, À é- avaient quitté les Trois-Rivières et s'étaient dispersés F pour faire la chasse. (| 4, D. Qui succéda à M. de Montmagny ? f| R. Ce fut M. d’Aiïlleboust, au mois d'août 1648, (hi at D. Qu'apportait de France Mr. d’Ailleboust ? F1 R. Il apportait un nouvel édit royal. !
D. Quelles étaient les dispositions de cet édit ? {i S R. L’édit royal portait: 1° que le gouverneur géi néral devait à l'avenir être nommé pour trois ans seulement; 2° que le roi créait un conseil composé ès du gouverneur de la colonie, du supérieur des Jésuites de Québec, en attendant qu'il y eût un évêque, du 8, dernier gouverneur sorti de charge, de deux habitants du pays élus tous les trois ans par les gens tenant le 8, conseil et par les syndics des communautés de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières.
le | D. Que firent les Iroquois, le 4 juillet 1648 ?
R. Ils se jetèrent à l'improviste sur la bourgado
huronnede Saint-Joseph, composée de 400 familles, et massacrèrent où firent prisonniers de guerre 700 [luronx.
D. Quelle fut la conduitedu Père Daniel, au milieu du carnage de ses chers néophytes ?
° KR. Il baptisa un grand nombre de catéchumènes par aspersion, puis fut lui-même tué et son corps jeté dans les flammes.
D. Que firent encore les Iroquois, le 16 mars de l’année suivante ?
R. Au nombre d'environ mille, armés pour la plupart d’arquebuses que leur donnaient les Holland: 1is, ils firent irruption d'abord sur la bourgade Saint- Ignace, où ils tuôrent et firent prisonniers tous les Hurons qui s’y trouvaient; puis, ils allèrent attaquer la bourgade Saint-Louis, qu'ils livrèrentaux flammes,
D. Quelle fut la conduite des Pères de Brebeuf et Lalemant, dans cette circonstance ?
R. Tandis que cinq cents Hurons prenaient incontinent la fuite, ces Pères tenaient ferme pour pouvoir absoudre ou baptiser ceux qui étaient restés dans la bourgade. Ils furent pris l’un et l’autre par les [roquois, qui les firent expirer dans les plus horribles tourments.
D. Quel parti prirent les ITurons de quinze bourgades, en apprenant ces désastres répétés ?
R. Ils prirent le parti d'abandonner leurs cabanes et d’y mettre le feu, dans l'espérance de trouver leur salutau milieu des bois, ou en se réfugiant chez d’autres peuples.
D, À quoi se décidèrent lies Pères Jésuites de cette mission, le 15 mai 1649 ?
R. Ils se décidèrent à quitter leur résidence de Sainte-Marie, pour suivre trois cents familles huronnes, la plupart chrétiennes, dans l’île Saint-Joseph, où elles s'étaient réunies.
D. Quel fut le sort de !1 bourgade Saint-Jean, presque toute composée de Hurons fugitifs ?
R. Le 7 décembre 1649, tous les habitants de cette bourgade furent massacrés ou emmenés captifs. Lo
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1653] DE J'AUSON. 29 .
Père Charles Garnier, leur missionnaire, ‘fut tue au milieu de ses néophytes pendant qu’il exerçait son saint ministère.
D. Que causa dans la colonie la destruction de la nation huronne ? |
R. La destruction de la nation huronne, qui avait été la fidèle alliée des Français, causa dans la colonie une douloureuse sensation, à laquelle se mèêlait un sentiment de profonde inquiétude.