‹ Extrait de l'abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 17 sur 73 · D'ARGENSON—D'AVAUGOUR · texte numérisé non relu

D'ARGENSON—D'AVAUGOUR

D. Quand fut fondé le séminaire de Saint-Sulpice, à Ville-Marie, ou Montréal ?

R. En 1659, par l'abbé de Queylus.

D. Quelle autre importante fondation vit Montréal, cette mème année ?

R. Ce fut celle de la Congrégation de Notre-Dame, par la vénérable sœur Bourgeoys.

D. En quel état se trouvait la colonie, au printemps de 1660 ?

R. Elle était menacée d’une destruction complète.

D. À qui la colonie, attaquée alors par une grande

force d’Iroquois, dut-elle son salut ?

R. Elle le dut en partie à dix-sept braves Français de Montréal, qui périrent glorieusement pour sauver leurs frères.

D. Que firent les Iroquois, au printemps suivant?

R. Ils reparurent en différents endroits de la colonie, et y tirent de grands dégats,

D. Quel autre fléau vint désoler la colonie dans le même temps ?

R. Ce fut une sorte d’épidémie qui sévit indistinetement sur les Français et sur les Sauvages, mais particulièrement sur les enfants.

D. Quel fut le successeur de M. d’Argenson dans le gouvernement de la Nouvelle-France ?

R. Ce fut le baron d’Avaugour, qui arriva à Québec le 21 août 1661.

D. Quel fut le premier soin de M. d'Avaugour après son arrivée en Canada ?

R. Son premier soin fut de visiter tous les postes de son gouvernement.

D. Quel parti prit-il, après cette visite ?

R. Il se décida à demander au roi les troupes et les munitions qui lui paraissaient nécessaires pour la défense de la colonie.

D. M. d'Avaugour fut-il exaucé ?

R. Oui, car il reçut, l’année suivante, 1662, un renfort de 400 hommes avec plusieurs officiers de mérite ; ce qui causa la plus grande joie dans Québec.

D. Cotto joie ne fut-elle pas troublée ?

R. Oui, par la dissension qui éclata entre le gouvernour et Mgr, de Laval, au sujet de la traite de l’eau-de-vie avec les Sauvages.

D. Quelle résolution prit Mgr. de Laval, voyant que tous ses efforts pour résister au torrent du mal étaient juutiles ?

R. Ce fut d'aller porter lui-même ses plaintes au pied du trône (1662),

D. Qu'arriva-t-il d'extraordinaire dans la colonie, presque aussitôt après le départ du prélat ?

R. Un épouvantable tremblement de terre, qui fut plus puissant sur les consciences que ne l'avaient été toutes les foudres de l'Eglise et toutes les menaces

des prédicateurs.

D. Quel fut le succès ds Mgr, de Laval en France ?

R. Le digne prélat plaida si bien sa cause auprès de Louis XIV, qu'il en obtint tous les pouvoirs qu’il dési- ‘ait relativement au commerce d'eau-de-vie; il eut mème assez d'influence pour faire rappeler le gouverneur,

TROISIÈME ÉPOQUE

DE L'ÉTABLISSEMENT DU CONSEIL SUPÉRIEUR, À LA CAPITULATION DE MONTRÉAL (1603-1760),

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