DE VAUDREUIL
R. Ce fut de s'emparer de l’Acadie.
D. Quelle force envoyèrent-ils à cet effet ?
R. Ils envoyèrent une flotte de 10 vaisseaux, dont le pe gros portait 60 canons, et le plus petit, 12.
. Quelle fut l'issue de cette expédition ?
R. Elle fut malheureuse pour les Anglais.
D. Quelle perte les Français essuyèrent-ils, vers le même temps ?
R. Les Anglais capturèrent, en 1704, un de leurs vaisseaux nommé {a Seine, qui portait à Québec Mgr. de St. Valier, successeur de Mer. de Laval, un grand nombre d'ecclésiastiques, plusieurs riches particuliers et une cargaison estimée à un million de livres tournois,
D. Qu'entreprirent les Anglais, en 1707?
R. De surprendre Port-Royal; mais leur entreprise ‘ne réussit pas.
D. Que firent les Français, fiers des avantages qu'ils avaient remportés à Port-Royal ?
R. Ils résolurent, en 1709, de marcher contre les établissements anglais de Terreneuve.
D. Quel fut le résultat de leur expédition ?
R. M. de St. Ovide, à la tète de 169 hommes, tant soldats, matelots, miliciens que Sauvages, prit d’assaut Saint-Jean, entrepôt géncral des Anglais, défendu par 900 hommes, 50 canons et trois forts considérables,
D. Quelle résolution prirent les Anglais, en 1710?
R. Ils résolurent de chasser les Français de l'Acadie.
D. Quelle force envoyèrent-ils contre cette province ? | |
R. Ils envoyèrent ure flotte de 54 voiles, portant 3000 hommes, sans c” npter les matelots.
D. Quel fut le résultat de cette expédition, commandée par le général Nicholson ?
R. Port-Royal, qui n'avait que 300 hommes à opposer aux Anglais, résista avec vigueur pendant quelques jours; mais ne pouvant plus tenir, dut capituler. Cette place perdit alors son nom pour prendre
celui d’'Annapolis,
D. Que firent les Anglais, encouragés par leurs succès en Acadie ?
R. Ils songèrent alors à faire la conquête du Canada,
D. Quel fut le résultat de leur entreprise ?
R. La flotte qu'ils avaient envoyée pour s'emparer de Québec fut surprise par une violente tempête dans le Saint-Laurent. Huit des plus gros vaisseaux se brisèrent sur des écueils, et près de 900 hommes périrent dans les flots.
D. En apprenant ce mauvais succès, que fit Nicholson, qui s’avançait sur Montréal à la tète d’une armée de 4600 hommes ?
R. A la nouvelle de la perte de la flotte anglaise, Nicholson battit en retraite.
D. Qu'éprouvèrent les contrées de l’ouest du Canada, pendant que les bords du Saint-Laurent jouissaiont de la paix ?
R. Elles furent troublées par les Outagamis, connus sous le nom de Renards.
D. Que fit M. DuBuisson, commandant au fort du Détroit, ayant appris le projet qu'avaient formé ces barbares de faire main-basse sur tous les Français ?
R. Il envoya en diligence avertir les Sauvages, ses alliés, qui arrivèrent bientôt auprès de lui en bon ordre.
D. Quel fut le résultat des divers combats livrés aux Outagamis ?
R. Les Outagamis, avec leurs alliés, perdirent dans divers combats plus de 2000 combattants.
D. Quels ordres les gouverneurs-généraux du Canada et des colonies anglaises reçurent-ils de leurs souverains respectifs, en 1712 ?
R. Ils reçurent l’ordre de faire cesser tont acto d’hostilité entre les sujets des deux nations et leurs alliés, parce qu'une suspension d'armes venait d'être signée entre la France et l'Angleterre.
D. Quand la paix fut-elle signée entre la France et l'Angleterre, et que céda la France ?
R, La paix fut signée à Utrecht, Hollande, en 1718 ; la France fut forcée de céder à l'Angleterre : l'Acadie,
1725] DE VAUDREUIL, 47 Terrencer ; baie d'Hudson, ct elle abandonna ses prétent' ur le pays des Iroquois.