DE BEAUHARNAIS
montagnes Rocheuses, en 1743, après douze années de voyages ot de fatigues incroyables.
D. Que fit Mgr. Dosquet, absent de son diocèse depuis plusieurs années, et dont la santé était chancelante ?
R. Il donna sa démission, le 25 juin 1739.
D. Quel fut son successeur ?
R. Ce fut Mgr. de l’Auberivière, qui mourut à Québec, le 20 août 1740, huit jours après son arrivée, victime des soins qu'il avait prodigués aux malades, pendant la traversée,
D. Par qui fut-il remplacé ?
R. Par Mgr. IHonri-Marie Dubreuil de Pontbriand, qui arriva à Québec le 30 août 1741.
D. Quel fut le principal événement de l’année
R. Le siége de Louisbourg et la reddition de cette place aux Anglais.
D. Quelle était la force de l'expédition contre Louisbourg ?
R. La flotte oxpéditionnaire, sous les ordres du commodore Warren, était composée de quatre vaissceaux de guerre et d’un grand nombre de transports portant 4000 soldats. |
D. Que fit le gouvernement français, en apprenant
. la prise de Louisbourg ?
R. Il envoya, au mois de juin 1746, une flotte considérable, sous le commandement du duc d’Anwille, pour reprendre cette ville et le Cap-Breton.
D. Cette expédition répondit-elle à la fin qu'on s'était proposée ?
R. Non; car la flotte avait à peine perdu de vue les côtes de France, qu’elle fut assaillie par une tempête qui sépara les vaisseaux les uns des autres, de sorte que le duc d’Anville n’arriva à Chibouctou (Halifax) qu'au bout de trois mois, et avec sept vaisseaux seu-
lement. |
D. Le duc d’Anville, étant mort d’apoplexie quatre jours après son arrivée à Chibouctou, qui est-ce qui prit le commandement du reste de la flotte ?
RE he 2 RÉ re AC SE M ES VS LIRE LE it ALES SR gén hr 3 gt EF TS PRE Serre
Lies ARS ————— |
R. Ce fut M. d'Estourmel, qui se perca de son épée quelque temps après, dans un accès de fièvre chaude.
D. Qu'avait décidé M. de la Jonquière, qui avait remplacé M. d'Estourmel ?
R. Le nouveau commandant avait décidé d'aller attaquer Port-Royal; mais ayant eu avis qu'une escadre était partie d'Angleterre pour l'Amérique, il -e hâta de mettre à la voile.
D. Qu'éprouva-t-il peu après ?
R. Arrivé près du cap Sable, une tempête dispersa lc peu de vaisseaux qu'il avait sous son commandement, et le contraignit de retourner en France.
D, Que firent les Anglais, après le désastre arrivé à la flotte française ?
R,. Ils allèrent attaquer M. de Ramsay à Beaubassin; mais le 11 février 1747, ils furent complètement battus, et obligés de se rendre à discrétion à une poisnée de Canadiens et de Sauvages.
1), Quelle résolution prit le gouvernement français, malgré le mauvais succès de la première expédition contre Louisbourg ?
R. Il résolut de faire de nouveaux efforts pour reprendre cette ville et tout ce qu'il avait perdu en Acadie.
D. A qui fut confiée la nouvelle flotte qu'on venait d’équippeor ?
R. Au marquis de la Jonquière, nommé, en 1747, gouverneur général de la Nouvelle-France, en rem-
placement de M. de Beauharnais.
D. Quelle fut l'issue de cette seconde expédition ? R. La flotte, qui était composée de trente transports chargés de troupes et de provisions, et de six vaisseaux de ligne, fut rencontrée sur les côtes de la Galice, Espagne, par une flotte anglaise de dix-sept
vaisseaux de ligne, M. de la Jonquière se battit hé-
roïquement; mais la disproportion des forces le contraignit bientôt d’abaisser ses pavillons.
- D, Par qui le Canada fut-il administré, durant la
- captivité de M, de la Jonquière ?