A L'EMPLOI DE L'IODURE DE POTASSIUM
LES AFFECTIONS SATURNINES
MERCURIELLE S ET LES ACCIDENTS CONSÉCUTIFS DE LA SYPHILIS 1W. H %lRiO\, rapporteur.
Messieurs,
M. Melsens a adressé à l'Académie un travail imprimé ayant pour titre : Mémoire sur l'emploi de l'iodure de potassium pour combattre les affections saturnines, mercurielles et les accidents consécutifs de la syphilis.
Le Bureau appréciant toute la valeur de ce travail, pria l'auteur de lui en présenter un résumé qui put être inséré dans le Bulletin de la Compagnie. C'est ce résumé que mon honorable collègue Thiry et moi avons été chargés d'examiner.
L'ouvrage de M. Melsens comprend trois parties distinctes : la première, la plus importante, est relative au traitement des intoxications saturnines et mercurielles chroniques par j'iodure de potassium. Cette première partie pourrait se résumer dans cette loi générale : La médication par Viodure de potassium repose sur la propriété que ce corps possède de rendre solubles les composés métalliques que l'économie peut garder et d'en faciliter l'élimination par les urines à l'état d'iodures doubles. Cette proposition, appuyée de faits nom-
breuxet d'expériences rigoureusement établies qui fontle plus grand honneur à l'auteur, ne laisse pas, quant au fait clinique qu'elle renferme, le moindre doute dans l'esprit du lecteur.
La seconde partie est affectée à la relation des expériences faites en Autriche sur l'emploi de l'iodure de potassium dans les affections saturnines et mercurielles, expériences qui confirment de tous points celles de l'auteur.
A l'occasion de la question du mode d'action de l'iodure de potassium dans la guérison des accidents consécutifs de la syphilis, M. Melsens fait connaître les conclusions suivantes d'un travail du docteur Jos. Hermann, de Vienne :
1° Le mercure n'est pas et n'a jamais été un médicament contre la syphilis ;
2° Il n'y a pas de syphilis constitutionnelle;
3° Toutes les formes de maladies que l'on comprend sous la dénomination de syphilis constitutionnelle sont des actions du mercure.
Ces conclusions sont déduites d'expériences faites à l'hôpital de Wieden, à Vienne, sous le contrôle de six docteurs et avec l'aide d'un professeur de chimie, et d'observations cliniques au nombre de plus de six mille.
Ces données, Messieurs, sont si opposées à ce que j'ai observé dans ma carrière déjà bien longue dans les hôpitaux militaires, si contradictoires aux opinions qui ont généralement cours dans la science, que je ne pourrais, garder le silence sans m'exposer à le voir interprêter en faveur d'une théorie que je ne partage pas et qu'il serait dangereux de
voir se propager.
Je ferai d'abord remarquer que M. le docteur Hermann a ponfondu, dans la statistique qui sert de base à son travail,
des maladies essentiellement distinctes, et que sous la dénomination de syphilis primitive, il comprend la gonorrhée, le chancre simple et le chancre infectant. Or, personneaujourd'hui ne considère la gonorrhée comme étant de nature syphilitique, et quelle que soit l'opinion que l'on ail sur l'origine du chancre simple on non induré, il est pour tous lessyphiliographes, à peu d'exceptions près, tant qu'il conserve son caractère du chancre mou, une maladie locale ne réclamant, pas plus que la gonorrhée, le traitement anlisyphililique. Il en résulte que sur le chiffre de 6,961 malades traités et considérés par M.Hermann comme syphilitiques, 6,126, affectés de gonorrhée et de chancre mou, n'avaient pas la syphilis.
M. Hermann prétend qu'il n'y a pas de syphilis constitutionnelle et que toutes les formes de maladies considérées comme telles sont des actions du mercure. — Sans admettre avec cerlains auteurs que la syphilis constitutionnelle est aussi vieille que le monde, et me rangeant à l'opinion de ceux qui en font remonter l'apparition en Europe à la fin du xvesiècle, je trouve, en compulsant les écrits de cette époque, que les médecins contemporains, qui nous ont laissé des tableaux si saisissants de la syphilis constitutionnelle, n'employaient pas le mercure, lequel ne fut introduit dans la pratique que plus de 20 ans plus tard, vers 1514. D'autre part, j'ai eu l'occasion d'observer un certain nombre de cas de maladies mercurielles, sans mélange de syphilis; j'ai lu ce qui a été écrit à ce sujet, et tout récemment encore le beau travail de AI. le docteur Roussel sur les maladies mercurielles des mineurs d'Almaden, et je m'étonne vraiment, qu'on ait pu confondre ces maladies avec la syphilis constitutionnelle. Quels sont, en effet, les symptômes les plus saillants de ces deux états morbides? D'une part, c'est le tremblement si caractéristique des
membres et une stomatite qui se termine par la chute desdents si on n'en arrête les progrès ; de l'autre, ce sont des éruptions à la peau à forme particulière, des altérations de la muqueuse buccale qui n'ont rien de commun avec la stomatite mercurielle, l'inflammation de l'iris, de la tunique albuginée, les gommes, les altérations pathologiques spéciales du foie, des poumons, etc.
La confusion de deux maladies si distinctes ne se comprendrait pas, si on ne savait que ces deux états peuvent coexister et donner lieu à des manifestations morbides qui tiennent de l'une et de l'autre origines.
Le mercure, dit M. Hermann, n'est pas et n'a jamais été un médicament contre la syphilis. Celte maladie, dès son apparition en Europe, fit des progrès si rapides, qu'elle ne tarda pas à se montrer dans toutes les classes de la population avec des caractères d'autant plus alarmants que toutes les méthodes de traitement se montraient complètement insuffisantes, et que le public, dit Rollet d'après un passage tiré de Fallope, témoin et victime de l'impuissance des médecins, allait envers eux jusqu'au mépris. Cette situation allait s'aggravantjusqu'à ce que le mercure, introduit dans la pratique, vint changer la face des choses. Sous son influence les malades guérirent et la syphilis perdit de sa gravité; mais bientôt l'abus qu'on en fit, et son application à toutes les maladies vénériennes, à l'époque où ces maladies furent confondues et considérées comme syphilitiques, le firent tomber en discrédit. On sait aujourd'hui que pour guérir, le mercure ne doit produire aucun des accidents qu'on cherchait autrefois à déterminer, et qu'on ne doit y avoir recours que dans les maladies syphilitiques. Ainsi employé, il n'a aucun des dangers qu'on lui a attribués. C'est à lui, comme on vient de le voir, que les mé-
decins ont dû leurs premiers succès contre le fléau du xv" siècle, et c'est encore de nos jours, de l'avis de la plupart des syphiliographes modernes, l'agent qui guérit le mieux et le plus sûrement la syphilis dans ses premières manifestations. Je n'en crois pas moins, Messieurs, que la syphilis peut trèsbien guérir dans certains cas sans mercure, et j'applaudis aux efforts qui sont tentés depuis quelque temps pour discerner les cas de cette maladie pouvant ainsi guérir de ceux qui réclament impérieusement les mercuriaux.
Je me résume, en opposant aux propositions de M. le docteur Hermann, les propositions contradictoires suivantes, basées sur une expérience de plus de trente années acquise dans la direction d'un service de maladies vénériennes, et dans une étude suivie et sans prévention de ces maladies :
1° Les symptômes de l'empoisonnement mercuriel diffèrent essentiellement de ceux qui appartiennent à la syphilis constitutionnelle ;
2° Il n'est pas rare de rencontrer la syphilis constitutionnelle chez des individus qui n'ont ni pris un atome de mercure, ni été exposés à son action d'une manière quelconque ;
3° Le mercure employé avec discernement n'a aucun des inconvénients graves qu'on lui a attribués ;
4° Ce médicament a toujours été et est encore aujourd'hui le remède le plus efficace contre les premières manifestations de la syphilis générale;
S0 Jamais on n'a vu la syphilis seule engendrer la salivation et le tremblement que produit l'empoisonnement par le mercure, et jamais non plus le mercure, chez un individu vierge de syphilis, n'a produit l'ensemble des symptômes si caractéristiques de la syphilis.
Pardonnez-moi, Messieurs, d'avoir combattu si longue-
ment les opinions de M. le docteur Hermann sur la syphilis, la crainte de voir se propager une théorie si dangereuse, si on ne la réfutait, sera mon excuse.
Je reprends maintenant l'analyse de l'ouvrage de M. Melsens.
Dans la troisième partie de son mémoire, l'auteur se livre à des expériences faites en vue de compléter les données à l'appui de la médication par l'iodure de potassium. D'autres expériences plus ou moins étrangères à ce sujet, relatées dans ce chapitre, le conduisent à des résultats scientifiques et pratiques de la plus haute importance; il me suffira de vous signaler, pour en comprendre toute la portée, quelques-uns de ces résultats. M. Melsens ayant étudié les phénomènes d'imbibition ou d'endosmose après la mort, est arrivé à des conséquences de la plus haute importance en médecine légale; par exemple, de l'acide arsénieux est introduit dans l'estomac d'un chien vigoureux cinquante minutes après sa mort, et le lendemain à l'autopsie, on retrouve de l'arsenic dans les reins, la rate, la bile, les poumons, les intestins, etc. Sur un autre chien, une solution renfermant sept grammes d'iodure de potassium est injectée dans l'estomac un quart d'heure après la mort, età l'autopsie, faite vingt et une heures après, on constate la présence de composés d'iode dans la sérosité abdominale, dans le foie, la rate, les poumons, le cœur, etc., etc.
M. Melsens fait connaître ensuite un caractère analomique spécial propre à l'empoisonnement arsenical, la décoloration de la membrane de l'estomac vers le pylore; ce caractère se reproduirait toujours, quelles que soient et la nalure du composé arsenical employé et la voie par laquelle il a pénétre dans l'organisme.
Enfin, les recherches auxquelles il s'est livré en vue de se rendre compte de la distribution des poisons, et en général des matières médicamenteuses introduites dans l'économie, sont également pleines d'intérêt et d'applications pratiques.
Nous n'avons pu vous donner dans cet examen, Messieurs, qu'une faible idée de l'importance du travail de M. Melsens ; il est de ceux qu'il faut lire, étudier, méditer pour en saisir toute la valeur. Mais vous le savez, la lecture d'un travail aussi étendu et aussi compacte, sur un sujet spécial, n'est guère à la portée des médecins praticiens ; aussi votre Bureau a-t-il fait chose fort utile, en priant l'auteur de vous en remettre un extrait qui pût être inséré dans le Bulletin de la Compagnie. Nous eussions même désiré que cet extrait, écrit currente calamo, eût été plus concis encore ; car nous y avons constaté quelques longueurs que nous désirerions voir disparaître.
Quoi qu'il en soit, le travail de M. Melsens est une œuvre éminemment scientifique et d'une haute utilité pratique. En faisant connaître l'action de l'iodure de potassium sur les composés de mercure et de plomb fixés dans les tissus de l'économie, M. Melsens a ouvert une voie nouvelle et féconde à la thérapeutique des intoxications métalliques chroniques.
Vos Commissaires, Messieurs, tout en exprimant le désir que l'auteur revoie quelques parties de l'extrait qu'il vous a adressé, ont l'honneur de vous proposer d'insérer son travail dans le Bulletin de vos séances et de lui adresser des remercimenls.
— Ces conclusions sont adoptées.
VB.-Abbreviations used in thie Tablc-Syph. SypMli. ; T - Tcn,ion . Jntol. IntoI of Lighfc . Lac. Lacl71nafiioil. In
PL
si
fil
en -
'eu
opine, nenced.
Gums affectée!.
Pain.
Pupil.
is
pi
ai
FM
fS
Slightly.
Fully.
Keceding.
Ceased.
Dilating.
FuUy dilated.
Richard "W., 13, Triiiitr Strwt, Leeds.
April27t
Ycs
Svpli-
ays
Noue
Fair
Dim
Contracted, partly adhèrent
Gtreat
S o ver e
April 27th
April 29th
May lst
May 2nd
May 2nd
May lst
May lst
May 2nd
Edward D.» 83, fiyrou Street, Leeds.
Frances G.
5arahH.,29,Blaek Swan Tard, North Street.
Ann W.f 9,Hoiuid Street, High Stiwt.
Juin1 4th
June 2Srd 1S63
Aug. lOth 1S63
Aug. lOth 1S63
Denied Probable
Soro throiii buir comiit off, pains ii knee.
, Syph.
11 days
3 aiouths 5 days
4 weeks
Noue
Noue Noue
PU1. hyd
from May 29, byMr. A
Good
Shadows, could not count Angers
Cannot read No. 20
No. 20
Counts fîngers ouly
Contracted, iuactive
Adhèrent at seTeral points
Grecnish, in active
Greenish, in active
Hazy
Bed zone, hazy
Bed zone, hazy
Red rim round cornoa
1 Great Gtreat
Severe
Acute, lanciuatiug
Acute
Slight
J une 4th
July lst?
perhaps earher
iiug. y eu Aug, 3rd
Pills, May 29th; ointment, June 4th
TJsed for 3 days
Aug. llth, sight becomîng more dini
Aug. 12th
June 4th
Aug. lUCn
A no 20t/h
June 5th
4tk day fl iig. x^cn
Aug. 24th
June 5th
4th day Aug. 12th
Aug. 24th
June 5th
Aug. 12th Aug. 20th
June 6th
Aug. lOth.
June 6th
Hugh B., 9, Brown's Build- LugSyNewWortloy.
Sept, 28th
Tes
Syph.
6 weeks
Not recorded
Contractée!
Bed zone, hazy
Great
Acute
Great
Great
Sept. 28th
Oct. 4th
Oct. 8th
James H., 32, Saville Street, Wellington St.
Oct. 3rd, 1S63
5 weeks 4 weeks
Noue
Dim
Contractée!
Contracted
Iuactive Iuactive
Red zone Hazy, red zone
Gtreat
Great Great
Great Great
Sept. 30th
Oct. 3rd
Oct. 8th
Oct. 3rd
Oct.8nearly
Mrs. F. H. S., G, Malvern Place, Cemetery Road, Holbeck.
Dec. lst,
Ycs
Syph.
2 we
Eye was inflamed 6 months ago,
aud she
suffered from sore throat, for which she was freely salivateel by
Mr. S.
No. 20
Contracted
Inactive
Bed zone
Great
Severe
Great
Great
Noy. 26th
Dec. lst
Thomas B., 26, Marshall St.
Jan. lst,
Tes
Syph. 8 aiouths ago
3 weeks
Noue
No. 16
Contracted
Green, woolly, adhèrent
Red zone
Great
Severe
Great
Great
Jan. lBt
Jan. 16th
Jan. 2nd
Jan. 16th
Ann K, 2, Billet
oireti. 1 1 'o
Street, Leeds.
Jan. 16th (about) 1S64
Sot made
No. 20
Contracted Adhèrent
Bed zone, slightly hazy
Great
Severe
Great
January
John G., 8, Earl Street, Woodhouse Lune, Leeds.
March 9lh.
lu
Yea
SypK 9 niontbsago
No. 4
Irregularly
contracted
Iuactive
~Rpâ zone, slightly hazy
Dull aching
Slight
March 9tk
March llth
Maa-ch llth
Joseph S., 5, Douglas Street, Leeds.
Mot 6th,
Yes, 1 year ago
Syph.
seks
Noue
None
Good
No. 16
Coidd not sleep
May 6th
May 6th immediately
May 9th
ïjussn D 2 Cros* Park Street.
MaT 18th,
jj
Suspicious Syniptonis
2 weeks
Right eye 6 weeks ago
May llth
May 18tli
May 20th
May 20th
Mrs. C, 28, Caledonian Boad.
Jivne IStli,
Inferred
Syph.
14 weeks
Fair
Shadows ; cannot count fîngers
Hardly visible
Adhèrent, covered by lymph
Very hazy
June 13th
June 21st
June 23rd
June 25th
June 25th
June 23i'd
Joseph F., 66, St.
James Street.
Henry C, 3,Burley Street
Abraham K., Prince Street, Armley HalL
June29th,
Julv 2nd,
Dec. 21st,
Yes
Yea, 7 years ago
Denied
Syph.
Syph.
Cold a week ago
6 dayB 2 weeks
5 dayB
None None
Noue
Tolerable of late
Broken down by syphilis
Good
Shadows ; says he was quite blind
Shadows only
No. 4
Not fiUed by lymph
Not filled by lymph
Clear
Contracted Contracted
Slightly active
Conjunetiva chemoaed
Bright
"Fearful"
Unable to l'est day or night
June 29th, causiug gi-eat pain
June 2nd, immédiate relief
Dec. 21st
July 2nd
July 3rd
July 4th
July 4th
July 3rd July 2ud
Dec. 22nd
July 8th
Dec 27tl, after leeches
July 4th July 3rd
Dec. 21st
July 4th Dec. 22nd
Thorpe, 8., Ko. 6, Rider's Buildings, New Boad End, West St.
Jan. lst
ore throat.
Rbeumatsm. Haïr falling off
Syph.
3 dayB
None
Fair
No. 4
Clear
Slightly active, 2 or
3 adhésions, woolly at
margin
Bright, red zone
Jan. lst
Jan. 4fch, after leeches, ij
Jan. 2nd
Jan. 6th
Joseph B., 21, Rîthmond R<L Bank.
Jan. 9th
Yea, 3 or 4 years, 2
Dubos and chancre
Syph.
G weeks
None
Extract of belladonna & mercury, yy Dr. A.
Gums mve been
twice slightly
tender
Fair
Shadows ; cannot count fingei*s
Clear
Inactive, adhèrent at several points
Bright, aqueous, cloudy, red zone
Occasionol at nights
Jan. 9fch
Vtseà previously
Jan. llth, last night free fi-om pain
Jan. llth
Jan. lOth
Do.
10 daya
None
None
No. 2
Clear
Slightly active, oval
Bright
Oi
Oh
Jan. llth
Ditto
Jane 8., 8, Bush- Mi Street, LeyLands.
Feb. 2nd
Yes, husjand h&d S.
Syph.
rock
6 months
ago inflamed
Good
Sliadows
Clear ?
Fixée!
nodule of lymph
Slightly hazy
sevei'e accasioually
Feb. 2nd
Feb. 4th
Feb. 7th
Feb. 8th|
Feb. 8th
Feb. 8th
Feb. 9th
Feb. 7th
Feb. 8th
Do.
Feb. 2nd
Teek
None
None
Shadows
Clear ?
Do.
Slightly hazy, pink zone
Feb. 2nd
Feb. «h
Feb. 7th
Feb. 8tl
Feb. 8th
Feb. lOth
Feb. 14th
Feb. lOth
Feb. 14th
Aug. 25th Aug. 24th
Not recorded
Oct. 8th
Dec. 9th
Au6- 16, So. 16 " W> „ 8 » 24, 4
May llth, 2 weeks
June 15tb, 24 weeks
Sept, lst Aug. 31st
Resuit.
Vision.
No. 1
No. 1
At the end of two or three weeks
May 12th May 24th
June 25th June 27th, resiuned
July 18th Jidy Sth
Jan. 6th Feb. 17th
u6' 20, No. 20 Api-il 29th, No. 2 » 24, „ 19 1864 '
Oct. 8th No. 6
Oet. 8th R. No. 1 L. No. 2
Pupil.
Active, nonadherent
Active, nonadherent
Où'cular, slightly active
Active, ono or two adhésions
No. 1
Jan. 25th No. 1
March 16th
May 27, No. 16 June 10, „ 12 June 24, „ 8
Jan. 10, counts
11, No.
.. 27, „ Feb. 2, „ 7, „
Jan. 12, No. 2 Feb. 2, „ 1
Feb. 2, shmloivs », 9, finira „ 15, No. i 20, „ 1
l'eb. 2, shado»»
., 12, fineers ,. 15, No W „17, „ 6 20, ,. 2
"Ntay 4tH
Dec. —
July 8th Feb. 2nd
July 24th July 16th
Dec. 29th Jan. 8tli
Feb. 23rd
No. 1
No. 6
No. 18
Perfect Perfect
One adhésion
Active, circular, non-adhereut
Active, one or two adhésions
Active, non-adherent
Regular and active
Entirely adlierent
Active, non-adherent
Active, non-adherent
No. 1 Active,
non-adherent
1861,January,
a relapse cured again by ' atropine and leeches
Feb. 2nd Feb. 20th
March 3rd
No. 1
No adhésions, sluggish
Active, slight adhésions
No. 1 No. 1
Active, slight adhésions
One adhésion
One adhésion
l noting the dearee nfoain, redness, intolérance, and lacrymation in thèse and other cases, I have used ivith advantagej in noting the degrees of tension. Arbitrnry and inexact as such noting W [1PPear' rePresentB. at rate- *°™<>il>mg more eMct than much' httle' ^gM^
! numbers 1, 2, 3, to represent to my own mind the various degrees of thèse conditions „mewhat after the plan introduced by Mr. Bowman ! nproved," &c. Practically the niethod is a great help.