DE HAMAH A MAR GIRGIOS
Sortant de Hamah par le sud, on laisse bientôt à gauche la route de Homs pour se diriger au sud 40° ouest. Le village de Kefr Bou est à un kilomètre à gauche (1 heure 35). La plaine dans laquelle nous marchons est en partie cultivée; le sol en est basaltique. La route continue à se rapprocher des montagnes, laisse à gauche (30 minutes) un tell dont je n’ai pu savoir le nom, et à droite (1 heure 25) le Tell Djapa. Bientôt elle arrive insensiblement sur les premières pentes, très-douces en cet endroit, laisse à droite, à deux kilomètres,
le village de Djedrin (1 heure 25) et arrive (20 mnutes) à une plaine cultivée légèrement en contre-bas. A l’origine de cette plaine se trouve le village de Tell Leff. Partant de Tell Leff, on aperçoit un wély (20 minutes) à quelques centaines de mètres à droite, puis on se dirige vers Tell Daou (30 minutes), autre village établi sur un tertre. Peu après Tell Daou, on gravit les premières pentes de la montagne, on entre (1 heure 23) dans un ravin que l’on remonte pendant une heure, puis, obliquant lécèrement à gauche, après en avoir franchi le versant méridional, on aperçoit Tell Blaksi au sud 40° est à environ trois kilomètres. Dés lors on est tout près de la route de Homs à Mar Girgios, ( que l’on rejoint (2 heures) après avoir traversé le village de Zweïreh.
il La distance de Hamah à Mar Girgios est de quatorze heures pour des che- 1 vaux. On comptera au moins dix-sept heures pour des mulets chargés.
| L'eau abonde sur cette route, et l’on pourra choisir un campement suivant | les circonstances.
{ DE MAR GIRGIOS A CHEIKH AYASCH.
En quittant Mar Girgios on suit le ravin qui court au sud 85° ouest et l’on
| rencontre (20 minutes) une fontaine renommée qui fournit de l’eau excellente.
| Elle est intermittente et déborde quelquefois abondamment, tandis que, dans son état normal, elle coule paisiblement au fond d’une fissure.
i Après la fontaine, la route suit encore le ravin pendant un quart d'heure, puis, franchissant son versant méridional, elle coupe. obliquement vers la plaine qui s'étend jusqu’à la mer. Elle l’atteint (1 heure 30) après avoir tra-
| versé deux ravins et les dernières pentes des montagnes vers l’ouest.
ji À partir de ce moment, on se dirige à travers une vaste plaine cultivée vers le pont du Nahr el Kebir, que l’on franchit (2 heures 15) quelques instants
{ avant d'atteindre le wély de Cheïkh Ayasch.
l En coupant le Nahr el Kebir plus à l’ouest on pourrait le passer à gué,
ainsi que nous l'avons fait en nous rendant de Cheïkh Ayasch à Kalaat el
Hossn.
De Cheïkh Ayasch on rejoindra Tripoli par la route déjà suivie.