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défant d’un plus nombre d'écoles élémentai-
res dans ce quartier, et notamment dans la paroisse de l’Asomption-où, je regrette de pouvoir “ober-
ver, il ny a pas une seule maison publique d’éétole élémentaire pour y loger un Maitre ou une Maltresse de enseignement. 5
- Létablissement d'une Presse, dans le village de l'Assomption, donne: ait beaucoup plus d'impertance au Comté, et servirait en outre à exécuter Vimpression d'une infinité de petits ouvrages élémentaires; sur les sciences et les arts utiles, prores à y répundre l'éducation, en les offrant à
rand marché à la jeunesse. RU
- 1L/établissement et l'opération d'une Presse est une entteprise.plus facile et plus productive de sac, PA particulier, qu'en ne pensé, surtout sous. le rapport de l'éducation: L'union et un
peu de volonté ne peuvent manquer d’êtro suivies
de succès,:et il semble:qu'on ne peut faire trop d'efforts pour la pro nde l’éducntion dans nutre pays, particulièrement dans un temps où mille circonstances, telles. que l'épuisement des terres æigneuriales, lémigration, la Compagnie des Terres de la Couronne, & c. &. ne permet;
dent plus aux. Onnadiens de compter que sur le
fonds de leurs mœurs, de leur éducation; de leurs talents et de leur industrie, pour la continuétion ds leur ebene reg c. politique et morale.
Le degré de ces qualités doit fuire: a seule
distinction entre les individus; at le peuple éolairé
an manquera pas de savoir toojours les apprécier de à es juste valeur. Et déjà, : comme dans les pays plus éclairés, pourquoi sempresse- Non, dans le 3 de prendre; avec confiance, le, con-
seils de celui-ci, et d'accorder volontiers, à celuilà, un si haut degré de considération ? C'est parcequ' ils ont de la probité, des talens et de l’édücation! Et pour l'avantage, pourquoi l'un sans. les titres de la naissance, et l’autre, sans les moyens
de la fortune, ont-ils su se distinguer, et s'élever
au premier rang dans le cercle d’une société éclairée? C’est parce qu ils ont de la probité, des talens et de l'éducation! Pourquoi j t-ils, dans les
affaires, de la confiance, de l’estime et du respect de leurs concitoyens libéraux ? C'est parce qu'ils -
ont de la probité, des talens et de l'éducation ] Et tout ce qui attire, commande maintenant notre
estime, notre confiance, notre respect et notra con-
sidération pour quelques uns, deviendra bientôt le partage commun de la genéralité des individus et des masses, si, aux talents naturels, qui no manquent pas chez les Canadiens, et à la pratique des vertus, on ajoute généralement une bonne éducation, qui est l’âme vivante de la morale et de Lindustrie. |
Mais revenant à notre sujet, l'établissement d’une presse, et la distribution et la lecture d’une gazette, convenablement rédigée, non-seulement pourrait contribuer beaucoup à faire naître et à entretenir le goût de l'éducation, et à la répandre plus aisément parmi les habitans de ce quartier populeux, mais encore à assurer un bien plus grand succès dans les affaires journalières de toute espèce, par la connaissance qu’ils en prendraient
tous les jours, au moyen des avis et avertissements :
que contiendrait un papier-nouvelle qu’ils auraient constamment sous les yeunßnnx.
Ces avertissements, dans une gazetie générale
ment répandue parmi les habitans de ce quartier, seraient d’un grand profit aux de papier, et d’un grand avantage aux individes de lo soc auraivnt généralement connaissance, d'après ce systûme, des affaires et des transactions journalières qui ont lieu parmi eux; et on ne verrait pas, comme ce n’est per ge cp mer souvent le cas, des meubles et des a tes
sacrifiés à l'ambition de quelques spéculateurs, a grand détriment de plusieurs, dont Ia ruine s'opère ainsi, parce que la généralité n’a pas connaissance
de la vente qui doit en avoir lieu, tell publiée, Dr. | 8, par des aride qu ne sont e es de personnes, nefois désintéresséss. Es on Es |
L'établissement d’une presse, dans le Village de l’Assomption, exciterait un nouvel intérêt, un intérêt l ui porterait les habitans, témoins de son opération, à l’encourager 2. plusieurs petits moyens en leur pouvoir, et à la continuer, parmi eux, afin de s'assurer la jouissance des avantages réels qu'elle leur procurerait tous les jours, par le connaissance qu ils prendraient plus généralement des ‘affaires, du commerce et de l'agriculture, des transactions générales et particulières, des procédés judiciaires et de la police, des progrès de l'é— ducation et de la politique du pays, au moyen, commun et facile d tous, d’un papier hebdomadaire dont les souscri pres augmenteraient chaque jour, sans diminuer abonnement aux diverses garettes des villes. 10 e
30. La cinquième chose serait la construction un Pont, franc de péage, sur la rivière de P Assomptiqn, vis -d vis le Village de ce nom, un Pont
2952 ar D da au 1712 accér, es qui 10 uA e commerce et lo esirs des affaires ordinaires. EE TNA „0. Lasisième chose serait la confection d'un chemin 9 qui permettrait une communication plus directe et plus facile entre les babitans du comté de J’Assomption et ceux de Glasgow et des Townships de Kilkenney, de Rawdon et de Kildare et de la Paroisse St. Paul de Laveltrie. Plus les communications intérieurés sont faciles etaisée=, plus le commerce est libre et florissant, et plutôt, mieux et plus surement les affairés 20 font; et la Législature, toujours prête à améliorer et à renforcer les endroits déjà forts, sera toujours attentive aux diverses demandes que pourraient lui faire les habitans de ces lieux intéressants, surtout s ils les font bientôt, et à l'unanimité. En effet, une Législature Jibérale et: éclairée ne pourrait être sourde, ni indifférente, à la demande, de la part
des habitans du Comté de l’Assomption et des en-
virons, d’une certaine somme d'argent, pour les mettre en état de snbvenir aux frais de pareilles
améliorations et institutions, propres à faciliter la
diffusion des lumières et des sciences, et à füciliter les. communications intérieures, l'état du commerce et la condition des affaires, s ils l’en priaient, par des pétitions générales. La Législature ne peut voir, sans intérèt, des end'oits qui en commandent autant que le Comté et Village co l’Assomption, si, par nos effort: ot nuire union, nous savons le lui représenter d’une manière convenable, parce qu elle sait apprécier les grands et n°‘abreux avan que peuvent retirer les babi- ‘sas d'une place forte, dans un comté populeux,
libre accér, set le c
fection d'un mimunicatibabilans à %0 ugow el des n et de Kilaltrie. Plus iles et aisée”, t, et plutôt, ; font ; et la rer et à renours attentitent lui faire surtout s'ils In effet, une jourrait être , de la part
on et des en-
et à faciliter at du comen prialent, gislature ne qui en com- 2 Village 19 tuire union, nanière cones grands et rer les habi- $ populeux,
ar ges capilaux, par son commerce et par ses di- 85 5 institutions ; et le NT Le plus certain de nous rendre foris à la vue dé us ennemis, c'est de renforrer les endroits déjà forts, par l'union et par la mise en pratique de tous les moyens en notre pouvoir, physiques et moraux.
La bonne éducation, l'industrie, les institutions publiques, les communications faciles, les talents lee fonds sont autant de sources fécondes, autant de moyens puissants, dont l'union assure mr aux babitans d’un pays la force, la prospérité, l'aise et le bonheur, quand ils savent les mettre en pratique, s’en servir À propos et en tirer avantage. # L'union fait la forco; vis unita fortior.”
Mais, s’il est vrai que l'union fait la force, il n’est pas moins vrai que la division fait la faiblesse, d'où nait la pauvreté, l'ignorance, l'imbécilité et l'esclavage des peuples. et des nations. Il no tut jamais adopté un moyen plus efficace pour en opé rer la ruine, physique et morale, et ceci est un fait inconstestablé auquel les Canadiens ont de plus en plus, tous les jours, raison de faire la plus sérieuse attention. |
A vant de terminer, je dois ne pas manquer d’observer que, pour être plus intelligible à tous, je me suis fait un devoir d'écrire sans recherche, sans prétention de style, les remarques précédentes,
| que je prie mes concitoyens de lire sans prévention,
épouillés de tout préjugé de personne ou de parti; et si quelqu'un y trouvait quelque chose contraire à ses idées ou à ses intérêts, quil me pardonne en faveur de ma bonne intention. Je déclare n'avoir jamais en wulle de faire le moindre dommage, ni la moindre injure à qui que ce soit. Mais le principe