‹ Extraits choisisChapitre 10 sur 25 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Lorsque je l'eus quittée et que je m'en revins Seul, plus seul au sortir de ces heures passées A voir dans ses grands yeux sourire ses pensées. Je regardai le ciel et les astres divins.

Ils pâlissaient, noyés des vapeurs bleuissantes Qu'un plein orbe de lune épandait doucement ; Dans l'air glacé flottait comme un enchantement ; Et moi je revoyais deux prunelles absentes.

" Beaux yeux aimés! — disais-je, — est-il rien de réel Que cette calme nuit, ces étoiles, ce ciel.

Et pour vous refléter leur douceur infinie ?

Est-il rien de réel que vous, ô tendres yeux ! Et pourquoi donc faut-il qu'à cette heure bénie Vous luisiez loin de moi qui vous aime le mieux? "

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