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DU SENTIMENT POUR LA RELIGION

L'homme pieux et l'athée parlent toujours de religion : l'un parle de ce qu'il aime, et l'autre de ce qu'il craint*.

(Livre XXV, chap. i.)

1. Otte pensée forme à elle seule tout un chapitre (cf.p. l(fê).

Montesquieu s'est particulièrement défendu contre le reproche de déisme qu'on faisait à son livre. « Quoique l'Esprit des Lois », dit-il dans sa Défense (p. 4), « soit un ouvrage de pure politique et

de pure jurisprudence, l'auteur a eu souvent occasion d'y parler de la religion chrétienne : il l'a fait de manière à en faire sentir toute la grandeur; et s'il n'a pas eu pour objet de travailler à la faire croire, il a cherché à la faire aimer. »

Commerce et richesse.

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