‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 136 sur 324 · DE L*ESPR1T DU COMMERCE · texte numérisé non relu

DE L*ESPR1T DU COMMERCE

L'effet naturel du commerce est de porter à la paix Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si Tune a intérêt d'acheter, Fautre a intérêt de vendre; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels.

Mais si l'esprit de commerce unit les nations, il n'unit pas de même les particuliers. Nous voyons que, dans les pays* où l'on n'est affecté que de l'esprit de commerce, on trafique de toutes les actions humaines et de toutes les vertus morales : les plus petites choses, celles que l'humanité demande, s'y font ou s'y donnent pour de l'argent.

L'esprit de commerce produit dans les hommes un certain sentiment de justice exacte, opposé d'un côté au brigandage, et de l'autre à ces vertus morales qui font qu'on ne discute pas toujours ses intérêts avec rigidité, et qu'on peut les négliger pour ceux des autres.

La privation totale du commerce produit au contraire le brigandage, qu'Aristote met au nombre des manières d'acquérir'. L'esprit n'en est point opposé à de certaines

arrange sa pensée : Gallis auiem provincianim propinquiias et iransmarinarum rertan notitia milita ad copiant et ususlargitur; paulatim adstiefacti superari multisque victi proeliis^ ne se quidem ipsi cum iUis (les Germains) virtute comparant.

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