Voyez Arrien, de Erpediti Mexandri, lib. VII.] — Chap
Il épousa Boxane. fille du satr des Bactriens, ainsi que la fille Darius.
d'Alexandre.
ALEXANDRE. 155
gnons* permirent ces mariages; les "Wisigoths les défendirent* en Espagne, et ensuite ils les permirent; les Lombards ne les permirent pas seulement, mais même les favorisèrent'; quand les Romains voulurent affaiblir la Macédoine, ils y établirent qu'il ne pourrait se faire d'union par mariages entre les peuples des provinces*.
Alexandre, qui cherchait à unir les deux peuples, songea à faire dans la Perse un grand nombre de colonies grecques : il bâtit une infinité de villes, et il cimenta si bien toutes les parties de ce nouvel Empire, qu'après sa mort, dans le trouble et la confusion des plus affreuses guerres civiles, après que les Grecs se furent, pour ainsi dire, anéantis eux-mêmes, aucune province de Perse ne se révolta.
Pour ne point épuiser ^ la Grèce et la 3Iacédoine, il envoya à Alexandrie une colonie de Juifs « : il ne lui importait quelles mœurs eussent ces peuples, pourvu qu'ils lui fussent fidèles'.
n ne laissa pas seulement aux peuples vaincus leurs mœurs; il leur laissa encore leurs lois civiles, et souvent même les rois et les gouverneurs qu'il avait trouvés. Il mettait les Macédoniens» à la tête des troupes, et les gens du pays à la tête du gouvernement ; aimant mieux courir le risque de quelque infidélité particulière (ce qui lui