D* ALEXANDRE. SA CONQUÊTE
Quatre événements arrivés sous Alexandre* firent dans Je commerce une grande révolution : la prise de Tyr, la conquête de l'Egypte, celle des Indes, et la découverte de la mer qui est au midi de ce pays.
L'Empire des Perses s'étendait jusqu'à l'Indus'*. Longtemps avant Alexandre, Darius avait envoyé des navigateurs qui descendirent ce . fleuve, et allèrent jusqu'à la mer Rouge®. Comment donc les Grecs furent-ils les premiers qui firent par le midi le commerce des Indes? Com-
1 . 11 n'est pas bien sûr que César n'ait pas voulu, par réflexion et par système, gouverner les Romains avec le titre de roi (cf.
Considérations j p. 119) : en cela, sans doute, il faisait fausse route.
Biais quand il s'inspira de l'Egypte ou de la Syrie en acceptant sa propre apoChéose, il fit œuvre d'excellente politique : le culte des empereurs a été, en effet, un des gages les plus sûrs de la fidélité des provinces et de l'unité de l'Empire.
2. Ce chapitre renferme une des meilleures appréciations que l'on ait jamais faites de la politique d'Alexandre, Et il est peut-être la preuve la plus nette des qualités et de l'instinct historiques de Montesquieu. (Cf. Inlrudnciion aux Considérations^ p. xxiv.)
5. Ce chapitre était réuni, dans les éditions primitives (1748 et 17iO). au précédent [du Commerce den Grecs) et aux suivants {du
Commerce des Grecs après A lexandre et du Tour de V Afrique) : tout cela formait un seul chapitre, long et fatigant à lire : Montes-
auieu l'a heureusement découpé.
y a fait en outre de grands changements de style.