Denys d'IIalicarnas.<e, liv. U
Il fallait poui-tanlqu'il nenoinmât pas A toutes les cnai^i:es,jiuis«]iie Valcrius Puhlicola fit la laiiieibie loi qui défendait à tout citoytil d'exercer aucun emploi, s'il 'ne l'avait obtenu \^v le siitTrage du \w'\\V\o:.\— IWavs, II. xiv; \, xix.
LE PEUPLE HUMAIN
point la puissance de juger. Quand Tnllus llostilius renvoya le jugement d'IJorace au peuple, il eut des raisons particulières, que l'on trouve dans Denys d'IIalicarnasse*.
La constitution changea sous Servius Tullius*. Le sénat n'eut point de part à son élection : il se fit proclamer par le peuple. Il se dépouilla des jugements civils', et ne se réserva que les criminels; il porta directement au peuple toutes les affaires: il le soulagea des taxes, et en mit tout le fardeau sur les patriciens*. Ainsi, à mesure qu'il affaiblissait la puissance royale et l'autorité du sénat, il augmentait le pouvoir du peuple^.
Tarquin ne se fit élire ni par le sénat ni par le peuple. 11 regarda Servius Tullius comme un usurpateur, et prit la couronne comme un droit héréditaire; il extermina la plupart des sénateurs; il ne consulta plus ceux qui restaient, et ne les appela pas même à ses jugements 6. Sa
Denys, surtout 11, iix. Mais Denys transporte à l'époque royale la constitution de I époque républicaine. En réalité, le roi était à In fois juge, prêtre et général; il avait l'exécutif et le Judiciaire :
le pouvoir législatif restait aux chefs de famille, et sans doute aussi la décision des affaires importantes. Il faut comparer ce tableau à celui que donne Fustel de Coulangcs {la Cité antique., p. 337 et suiv.), i\m est beaucoup plus vivant et plus juste. On dirait que Montesquieu a désiré retrouver dans la monarchie romaine d«'s analogies avec la monarchie anglaise.