‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 2 sur 324 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce petit livre a été rédigé conformément au programme qui sera appliqué dans les classes des lycées et collèges dès le mois d'octobre i896. Il s'adresse surtout aux élèves de rhétorique : il a été fait pour eux et en vue de leurs études. On s'est cependant efforcé à ce qu'il ne fût pas inutile aux élèves de philosophie : ils ont souvent à expliquer les premiers livres de V Esprit des Lois; ils les retrouveront ici presque en entier. On a également voulu que ce recueil pût rendre quelques services aux candidats à la licence et aux agrégations d'histoire et de philosophie. Et on souhaite qu'il rappelle aux amis de Montesquieu les plus beaux passages de ses œuvres.

11 comprend les quatre parties suivantes :

I. Les principaux morceaux de /'Esprit hes Lois. — On a réuni ici tous les passages fondamentaux de l'ouvrage, ceux qui permettent de comprendre les principes posés par l'auteur et d'en suivre les applications; on y a ajouté d'assez nombreuses pages purement historiques, et qui sont parmi les plus belles écrites par Montesquieu; enfin, on n'a négUgé aucun des morceaux qu'a rendus célèbr^^ \ft\\x \^\ft>\\ littéraire ou leur portée morale.

Ces passages ont été imprimes, tvotv ^^^ 'ssivs^^vV.

n AVERTISSEMENT.

Tordre où ils se lisent dans Y Esprit des Lois^ mais sous des rubriques qui permettent de les retrouver aisément, sans qu'il y ait eu lieu à dénaturer le livre de Montesquieu. 11 sera possible, même sous la forme simplifiée et allégée qui lui a été donnée ici, de suivre la marche et le développement de Fœuvre tout entière.

Le texte a été revisé sur Tédition de 1758, faite trois ans après la mort de Montesquieu, mais avec les cahiers de corrections qu*il avait laissés ; c'est à coup sûr la moins impure qui ait été donnée de VEspHt des Lois; il a été également vérifié sur Tédition de 1767, qui l'améliore parfois. Nous avons enfin collationné sur ce texte celui des éditions originales, en particulier de la grande édition de Genève; et nous avons marqué les variantes qui aident à faire connaître la mélhode de travail et la pensée de l'auteur.

U Esprit des Lois est un livre d'une trame si serrée, d'une langue si nerveuse, d'une réflexion si condensée, qu'il ne peut être compris des élèves, même des classes supérieures, sans un commentaire à peu près suivi. Dans ce commentaire, on s'est efforcé, comme il a été fait précédemment pour les Considérations : — de retrouver les auteurs, anciens ou modernes, dont Montesquieu s'est inspiré; — d'expliquer sa pensée, surtout à l'aide de passages de la môme œuvre ou de ses autres écrits; — de marquer l'influence que ses doctrines ont pu avoir et les destinées de ses théories ; — d'indiquer les travaux des fauteurs contemporains dont la lecture peut aider à comprendre celle de Montesquieu.

y/, /^es fragments des Lettres Ve^sk^^s». — ^w ^

AVERTISSEMENT. m

choisi les lettres les plus pittoresques, les morceaux les mieux enlevés, et aussi les passages qui, moins vivants sans doute, montrent la première élaboration de Y Esprit des Lois.

On a suivi le texte de l'édition de 1758, faite d'après les corrections préparées par Montesquieu; mais on a également eu en mains, et étudié, quelques exemplaires des éditions originales.

Dans leur partie anecdotique, les Lettres Persanes semblent bien un livre à clef. On a cherché dans les notes les allusions que Montesquieu peut avoir faites aux hommes et aux choses de son temps ; on avoue n avoir pas toujours réussi à les trouver.

m. Des extraits des œuvres diverses : !•* Le Dialogue de Sylla et d'Eucrate^ en son intégrité; 2° les Réflexions sur le caractère de quelques princeSj dont on a supprimé la fin, longue et alanguie; 3* quelques pensées et jugements, extraits des opuscules de Montesquieu ou des cahiers retrouvés après sa mort ; 4® un petit choix de lettres, prises dans les différentes catégories du genre épistolaire^

Le texte de tous ces fragments a été emprunté, autant qu'on Ta pu, aux éditions les plus anciennes qui en ont été publiées.

IV. Nous n'avons pas cru utile d'écrire une vie de Montesquieu. L'Éloge que d'Alembert a laissé de son collaborateur nous dispensait de cetle tâche. Il est déclamatoire, mais fort beau, sincère de ton, exact dans les détails. On l'a réimprimé en se servait dvî.<5.

/. On trouvera d'autres lettres I de I^J/res du WIW s\cc\e\V^\vî^> dans Je recueil de M. Lanson, Choix \ UacbeUe*,pcV\\. KivA'c).

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