‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 279 sur 324 · acte Ilj scène vu · texte numérisé non relu

acte Ilj scène vu

caine, cette opposition entre elle, Vhonnetir de la monarchie française^ la crainte du despotisme

2. Même idf^e dans l'Esprit des\ 0T\exvVîA,;iwxvotiç.feVTV*\x«ltenîentla Lois; ici, p. 252 \ VY\6oT\e \^ \^v\% çAr^RNfeVvsMvo^vi ^

J. Cet éloge de la vertu répubVi- \ YEsprîl de» U>u\«i\.\«\,^.'V^^\.v

bler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société entière*.

(( Or cette noble émulation ne doit-elle point être entièrement éteinte dans le cœur de vos Persans, chez qui les emplois et les dignités ne sont que des attributs de la fantaisie du souverain ? La réputation et la vertu y sont regardées comme imaginaires, si elles ne sont accompagnées de la faveur du prince, avec laquelle elles naissent et meurent de même. Un homme qui a pour lui Testime publique n*est jamais sûr de ne pas être déshonoré demain. Le voilà aujourd'hui général d'armée : peut-être que le prince le va faire son cuisinier, et qu'il ne lui laissera plus à espérer d'autre éloge que celui d'avoir fait un bon ragoût ». » 1715. (Lettre LXXXIX.)

CONTRE l'orgueil

J'ai vu des gens chez qui la vertu était si naturelle, qu'elle ne se faisait pas même sentir; ils s'attachaient à leur devoir sans s'y plier, et s'y portaient comme par instinct : bien loin de relever par leurs discours leurs rares qualités, il semblait qu'elles n'avaient pas percé jusqu'à eux. Voilà les gens que j'aime : non pas ces hommes vertueux qui semblent être étonnés de l'être, et qui regardent une bonne action comme un prodige dont le récit doit surprendre.

Si la modestie est une vertu nécessaire à ceux à qui le ciel a donné de grands talents, que peut-on dire de ces insectes qui osent faire paraître un orgueil qui déshonorerait les plus grands hommes?

Je vois de tous côtés des gens qui parlent sans cesse

1. Cf. ici, p. 106, n. 1. I furent douxv^^ ^V ^v«isV\^ '«:^ ^>a.

2. Tout cela est une satire \ r^tvcàft\.o\3:\s"t;ss.^«^^x^^j;îwx^^ àéfruisée de la manière dont \es \ WcwWtt \îi ^và^v^^^ <tfi VJa^^»a^. '^^ commandemeats et les emplois \ IIOV.

(( Aussi, parmi nous, le prince est-il jaloux de Thonneur du dernier de ses sujets. Il y a pour le maintenir des tribunaux respectables* : c*est le trésor sacré de la nation, et le seul dont le souverain n'est pas le maître, parce qu'il ne peut l'être sans choquer ses intérêts*. Ainsi, si un sujet se trouve blessé dans son honneur par son prince, soit par quelque préférence, soit par la moindre marque de mépris, il quitte sur-le-champ sa cour, son emploi, son service, et se retire chez lui.

« La différence qu'il y a des troupes françaises aux vôtres, c'est que les unes, composées d'esclaves naturellement lâches, ne surmontent la crainte de la mort que par celle du châtiment, ce qui produit dans Tâme un nouveau genre de terreur qui la rend comme stupide : au lieu que les autres se présentent aux coups avec délice, et bannissent la crainte par une satisfaction qui lui est supérieure.

(( Mais le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu', semble être établi dans les républiques et dans les pays où l'on peut prononcer le mot de patrie. A Rome, à Athènes, à Lacédémone, l'honneur payait seul les services les plus signalés. Une couronne de chêne ou de laurier, une statue, un éloge, était une récompense immense pour une bataille gagnée ou une ville prise.

« Là, un homme qui avait fait une belle action se trouvait suffisamment récompensé par cette action même. 11 ne pouvait voir un de ses compatriotes qu'il ne ressentît le plaisir d'être son bienfaiteur; il comptait le nombre de ses services par celui de ses concitoyens. Tout homme est capable de faire du bien à un homme; mais c'est ressem-

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