C.-à-d. : qui eu tirent un seiii mythologique on figuré
ce n'est que le premier visage et superficiel ; il y en a d'autres plus vifs, plus essentiels et internes, ausquek ils n'ont sceu pénétrer : voylà comme j'en fay.
Mais, pour suvvre ma route, il m'a tousjours semblé qu'en la poésie, \'ergile ', Lucrèce, Catulle et Horace tiennent de bien loing le premier rang ; et notamment Vcrgile en ses Gcorgiques, que j'estime le plus plein et accumplv ouvrage de la poésie ^ : à la comparaison duquel on peut reconnoistre aysément qu'il y a des endroicts de l'iïlneide ausquels l'autheur eut donné encore quelque tour de pigne >, s'il en eut eu loisir; et le cinquicsme livre + en l'.Hncide me semble le plus parfaict. J'ayme aussi Lucain et le practique volontiers, non tant pour son stile > que pour sa valeur propre et vérité de ses opinions et jugemens. Quant au bon Terence •', la mignardise et les grâces du langage latin.
1. Pour Homère, voir le chapitre XXXVl du même livre II. II est indispensable de rapprocher les deux appréciations.
2. Parce que c'est un poème «i 'inspiration sincère, parce que la lornie en est parfaite, peut-être uissi parce que le poète y célèbre .ivant tout le discret et calme bonheur d'une vie retirée à la campagne, loin du tumulte et des agitations.